
Le mercredi en début d'après-midi, Valentin
achevait son rapport sur l'ordinateur de son salon, et l'imprimait
aussitôt. Le temps que l'impression soit terminée, il
alla se chercher une pomme dans la cuisine, il avait
déjeuné en même temps qu'il travaillait et
n'aspirait qu'à un fruit frais dégusté loin de
l'écran devant lequel il avait passé la moitié de sa
journée. En effet, étant matinal de nature et
détestant perdre du temps, il s'était levé sur le
coup de six heures et avait filé illico sous la douche,
ensuite il avait enfilé un caleçon et un jean, après
tout il était chez lui, personne ne pouvait l'accuser de se
balader torse nu, ou même à poils si ça lui
disait!
L'idée de rater le boulot juste pour éviter
Embry tout en restant inactif dans son appartement lui étant
insupportable, il avait commencé l'écriture de son
rapport sur la famine dans le Tiers-Monde, l'illustrant de photos
dégotées sur Internet, et il n'avait finalement pas
décollé du clavier...
Valentin jeta son trognon de pomme à la poubelle, et
alla admirer le résultat à son bureau : onze pages de
rédaction, et avec une police de petite taille! Souriant, il
les agrafa, étint l'ordinateur, et se retourna vers le miroir
à pieds du salon. Il s'était coupé le torse, à
la hauteur du nombril, avec un couteau de cusine en
prépérant une salade de tomates en toute hâte... Ca
lui apprendrait à cuisiner aussi peu vêtu! La blessure
était infime et minuscule, mais ça l'embêtait quand
même un peu... comme tout sportif qui se respecte, il soignait
sa musculature, et cette tâche rouge sur son bas-ventre
l'agaçait.
- Pas grave... murmura-t-il, résigné.
Il chercha, en vain, quelque chose d'un tant soit peu
constructif à faire. Il se serait senti coupable en regardant
un dvd, ou bien en en faisant de la guitare... A part le travail,
il ne voyait pas grand chose qui puisse lui garantir une parfaite
tranquilité d'esprit.
Mais il n'eut pas le loisir de s'attarder sur ces sombres
pensées, car la sonette venait de retentir. Sans prendre
la peine de demander qui était son visiteur, il appuya sur le
bouton autorisant l'entrée dans l'immeuble. Morose qu'il
était, même un vendeur de viagra ambulant lui semblait
sympathique...
Sa porte n'étant pas fermée à clef, il alla
se poser sur son canapé, et alluma la télé, pour
tomber sur un documentaire qui traitait des oies en Europe...
passionnant!
- Tu te portes bien, pour un souffrant.
Valentin pivota la tête en direction de la provenance
de cette voix glaciale.
Embry. Evidemment.
Il n'avait pas imaginé une seule seconde
qu'il se déplacerait jusque chez lui.
- Je suis une petite nature, mais ça ne se voit pas,
ironisa-t-il.
Embry prit un air pincé et croisa les bras,
adossé au mur.
Valentin rit et étint la télé, sans qu'il
s'en soit rendu compte, le fait qu'Embry soit venu le voir le
remplissait de joie.
- Je t'en prie, laisse ce reportage, il y avait des
oiseaux en train de s'accoupler, très intéressant! dit
Embry, sur un ton ironique.
- Merde, tu vires zoophile maintenant?
- A mourir de rire. Tu commences vraiment à me taper
sur les nerfs!
- C'est voulu, répondit Valentin, souriant. Au fait,
sache que c'est réciproque.
A vrai dire, Valentin retenait à grand peine son fou
rire. C'était si drôle, de voir Embry résister
à l'envie de lui foutre des baffes!
- Si tu continues à me porvoquer, je vais finir par
m'énerver!
- Vraiment? fit Valentin. La dernière fois que tu
t'es énervé, c'était plutôt
agréable...
- T'es taré! Ca se soigne, ton cas, tu sais?!
s'exclama Embry, virant au rouge.
- Tu n'est pas au courant? Je suis malade.
Ce petit jeu l'amusait beaucoup, plus que ça il
l'excitait, mais il ne semblait pas en aller de même pour
Embry, visiblement furieux. Dans un soupir de lassitude,
Valentin se leva et se posta face à lui. Le regard de son boss
ne s'aventura pas un instant sur son torse offert. C'était
vexant!
- Je ne plaisante pas. Ca y est, depuis que je t'ai
sucé tu te crois tout permis? Je ne vais pas suppporter ton
insolence longtemps!
- J'ai capté, figure-toi. Enfin... désolé,
mais si tu me prends pour un con, je me vois dans l'obligation de
faire de même.
- Tu réagis comme un gamin.
- Je suis un gamin, tu as oublié? Et, excuise-moi,
mais c'est toi qui me harcèle à mon domicile!
Embry partit alors dans un rire moqueur. Cela lui donnait
un de ces airs de suffisance!
- Te harceler? Franchement, côté sexe, j'ai ce
qu'il me faut! Et sinon, c'est àa ça que tu passes tes
journées? Mater les oies qui furniquent?
Valentin, piqué à vif par le "côté
sexe j'ai ce qu'il me faut" , décida de l'énerver un
peu plus.
- Oh, non... J'ai baisé hier soir, cette nuit, et
toute la matinée... si tu savais comme je me sens
vidé, en plus j'ai une crampe au cul, y'en a un qui y est
allé un peu fort...
- Tu te fous de moi, j'espère? demanda Embry,
crispé.
- Celui-là était pourtant très doué,
tu sais... si je retourne le voir, peut-être qu'il
réussira à me débloquer, j'ai l'impression de
marcher... comme une oie!
Embry semblait écoeuré. Il ferma les yeux et se
massa les tempes, apparemment sous pression. Valentin se trouva un
peu cruel, et décida donc de lui révéler la
vérité.
- T'es vraiment crédule, ma parole! Je me suis
couché de bonne heure hier soir, et ce matin, j'ai
travaillé de sept heures à treize heures... jusqu'à
maintenant, quoi.
Embry le fusilla du regard. Malgré la peur que lui
inspiraient ses noires prunelles, Valentin ne cilla pas et le toisa
avec dédain.
- Très bien... commença Embry, la gorge
nouée. Puis-je dans ce cas jeter un coup d'oeil à ton
travail?
- Certainement pas! rétorqua Valentin. Je suis en
dehors de mes heures de taf!
- Si on prends en compte le fait que tu es aussi bien
portant que moi et que ton absence est dûe à un stupide
caprice, tu...
- Et alors? le coupa Valentin, agacé. Si tu es venu
pour m'engueuler, va donc voir ailleurs si j'y suis!
Embry plissa le front, manifestement fatigué par ces
attaques à répétiton. Tous ces préambules le
blasaient, ça n'avait pas de sens. Mais Valentin prenait
plaisir à le voir ainsi tourmenté, il ne recevait que ce
qu'il méritait.
- Valentin... je ne sais pas pourquoi tu es en
colère... j'ai l'impression que tu as séché
aujourd'hui exprès pour me provoquer, je ne...
- Attends, tu veux rire? le coupa Valentin une fois de
plus, soudainement très énervé. Oui, j'ai
séché pour te provoquer! Parce que tu sais quoi? Tu es
insupportable! Ca fait depuis une semaine à peine que je bosse
pour toi, et j'en ai marre! Tu me casse les couilles!
Embry sembla un instant sur le point de sortitr une phrase
en rapport avec le sexe, mais la colère l'emporta :
- Voyez-vous ça! Très émouvante, ta tirade!
Un gosse qui me gueule dessus! On aura tout vu...
- Justement, tu aurais bien besoin qu'on te remette plus
souvent à ta place, tu sais, celle de simple humain égal
à tous les autres sur Terre?
Valentin fulminait. Il était heureux de pouvoir vider
son sac, selon lui ça ne pouvait faire que le plus grand bien
à Embry.
Alors qu'il s'attendait à une contre-attaque des plus
blessantes, il vit Embry sourire, de cet habituel et
détestable sourire moqueur.
- En fait, je vais te demander... ta colère à
mon égard n'aurait-elle pas un rapport avec hier?
- Entre autres, répondit nerveusement Valentin.
- Puis-je te demander pourquoi?
C'était sans issue, il le savait très bien. Il
ne pouvait pas répondre : "Parce que je n'aime pas que tu
voies d'autres mecs" , c'était impensable... alors il
préféra contourner la question.
- Mmh... voyons voir... je ne me souviens plus très
bien, je vais aller demander à Eric, il saura certainement me
rafraîchir la mémoire... on en profitera pour s'envoyer
en l'air, au passage!
Le stratagème fonctionna au-delà de ses
espérances : Embry entra dans une fureur folle.
- Arrête de faire comme si c'était anodin, la
baise, pour toi! Sinon, tu aurais déjà passé le pas
depuis longtemps! Et puis... je t'avais prévenu, merde! Je ne
vais pas t'attendre cent sept ans!
- Entre un jour et cent sept ans, il y a une
différence de taille... tu m'as sous-estimé, comme
d'habitude, c'est tout... tu as anticipé mes réactions
sans même me connaître!
- Vraiment? Tu prétends donc quer si là, tout de
suite, je te proposais de baiser, tu le ferais? Non, alors ne me
raconte pas de foutaises!
Valentin fronça les sourcils. A vrai dire, il avait
très envie de coucher avec Embry, mais s'il lui parlait de
cette manière, c'était hors de question.
- Je crois qu'il y a un truc que tu ne saisis pas... ok,
tu peux te faire Logan si ça te chante, je te mentirais si je
te disais que je m'en fous, d'ailleurs je ne préfère pas
entendre le nombre de mecs que tu te tapes... mais dans ce cas,
pourquoi est-ce que je ne peux pas aller voir ailleurs, moi
aussi?
- Parce que... commença Embry, désoeuvré.
Parce que tu n'en as pas envie.
- J'ai pu changer d'avis.
Embry ne trouva rien à répondre à cela.
Apparemment, il avait touché un point faible, car il baissa
les yeux, en silence.
Il n'était pas habitué à le voir ainsi, il
semblait déçu, triste, et... faible. Il s'en voulut
aussitôt pour ses paroles, il était allé trop loin
et l'avait blessé.
- Je vois, dit simplement le beau blond.
Il y avait une telle déception dans son
regard... c'était insoutenable. Embry hocha la tête et
voulut s'en aller, mais au même moment, Valentin, qui avait
deviné ses intentions, posa son bras contre le mur, pour
l'empêcher de passer. Ile ne pouvait pas partir... pas
maintenant.
Embry se remit donc dans sa position précédente,
adossé au mur, regardant Valentin avec frustration et
incompréhension.
- Ne fais pas l'idiot, Valentin!
- C'est toi qui fais l'idiot, Embry...
Il le regarda droit dans les yeux, et remarqua alors le
trouble qui habitait son beau patron : il ne savit que faire,
hésitait.
- Ne pars pas... le supplia-t-il à mi-voix.
Comme pour le retenir, il appuya ses deux avant-bras sur
le mur et réduisit la faible distance qui le
séparait d'Embry, l'encerclant de son corps. Il se mit alors
à l'embrasser dans le cou sans réfléchir, chacun de
ses baisers vibrant de passion, et positionna sa main gauche sur sa
hanche.
- Tu sais bien que je mens, murmurra-t-il. Je te veux toi,
que toi, je me fous des autres... tu me rends dingue Embry, si tu
savais comme j'ai envie de toi en ce moment!
Il stoppa ses baisers pour lui faire face, attendant sa
réaction avec incompréhension. Embry avait le regard
fiévreux, tout à coup il le saisit par les épaules
et le colla à lui, leurs bouches entrèrent en contact,
déjà ouvertes, et leurs langues se cherchèrent
avidement, avant de se caresser avec la même énergie
bestiale. Valentin fut rapidement à bout de souffle, mais il
s'en fichait, au contraire il redoubla d'ardeur et cala le bassin
d'Embry contre le sien à l'aide de sa main gauche, puis il
l'aggripa à la nuque avec sa main droite et le força
à s'introduire plus profondément en lui. Il en voulait
plus, bien plus que ça... Soudain, Embry le repoussa et reprit
son souffle, haletant.
- V-Valentin, tu es trop... si tu continue, je...
Le concerné ne le laissa pas achever sa phrase, il
prit sa main gauche et la positionna sur son torse, puis il amena
son autre main à lui et les fit descendre jusqu'à son
jean...
- Enlève-le moi??? enlève-moi tout, baise-moi
Embry, je te veux en moi.
Les mains d'Embry s'activèrent à
déboutonner le pantalon de Valentin, qui tomba à terre...
il se retrouvait en boxer moulant, où son érection
était déjà visisble. Lentement, Embry caressa les
fesses de Valentin, musclées et fermes, avant de frôler
le sexe gonflé.
- Embry... gémit Valentin dans un murmure, les yeux
clos.
- On fait ça sur ton canapé? lui demanda ce
dernier, le regard coquin, tout en passant ses mains sur son torse,
ses biceps, ses fessiers...
- O-Oui, parfait... mais je... Mmh!!!
- C'est étroit, n'est-ce pas? Moi aussi, je me sens
"pressé"... depuis que je suis entré je veux te baiser,
à être aussi peu vêtu... tu es superbe, Valentin,
ton corps...
- Pour toi... que pour toi... il t'appartient
entièrement.
Embry lui donna un fougueux baiser, et Valentin lui retira
sa veste en hâte. Il avança jusqu'au plus grand des
canapés à reculon, puis se laissa tomber dessus à la
renverse, s'allongeant sur le dos. Il esquissa un sourire pervers
et Embry se jeta sur lui, étalé au-dessus de lui.
- Plus... bredouilla Valentin. J'en veux plus.
Embry parut à la fois désarçonné et
agréablement surpris.
- Si j'avais su plus tôt que tu étais aussi
chaud, j'aurais...
- Ah non, tu ne vas pas me parler d'autres mecs pendant la
baise, sinon je te défonce !
- Vraiment? rit Embry, guère apeuré. Ca fait
depuis longtemps qu'on ne m'a pas parlé ainsi... tu
mérites une... petite correction.
Tout en prononçant ces mots il avait retiré sa
chemise, donnant pour la première fois à Valentin le
plaisir d'admirer et de toucher son torse hâlé,
sculptural. Celui-ci promena lentement ses mains sur ses pectoraux,
ils étaient durs, saillants... la peau d'Embry était
chaude et lisse, parfaite. Amusé par sa répartie, il
passa sa langue sur ses lèvres dans un geste érotique, ne
quittant pas son partenaire des yeux.
- Une correction? Tu voudrais me punir pour mes crimes?
demanda-t-il, aguicheur.
- Absolument.
EEmbry le regardait dans le blanc des yeux tandis qu'il
commençait ses caresses sur son torse, Valentin en profita
pour déboutonner son pantalon, bien qu'il ait du mal à
contrôler ses gestes sous le désir, le plaisir intense
que lui apportaient ces caresses audacieuses, toujouts plus basses,
toujours plus insistantes.
Ils se retrouvèrent bientôt en
sous-vêtements tous deux, et Embry accompagna ses caresses de
baisers, qu'il descendit jusqu'à la limite entre le boxer et
la peau de Valentin, qui s'arquait de tout son long et respirait
comme dans un four. Avec délicatesse, il saisit les
bords du sous-vêtement et le fit glisser jusqu'à ce
qu'il découvre entièrement le pénis de Valentin,
gonflé et déjà pas mal remonté. Valentin
soupira de soulagement, il n'en pouvait plus d'être serré
à ce point.
- Mmh... murmura Embry, je sais qu'elle peut monter bien
plus haut, par exemple si je fais ça...
Il positionna sa main gauche sur le bas-ventre de Valentin
et la fit descendre jusqu'à la verge qui durcissait de plus en
plus, puis la saisit dans sa main et la caressa, la pressa, allant
de l'avant vers l'arrière, masturbant Valentin qui se mit
à étouffer des gémissements et respirer avec plus de
difficulté.
- Jouis plus fort... chuchota Embry, les pupilles
dilatées. J'aime t'entendre gémir, ça m'excite
tellement, ne te retiens pas... je te veux maintenant...
Il se pencha vers son amant et l'embrassa à pleine
bouche, Valentin tressaillait et était haletant, ce baiser lui
coupa le souffle quelques secondes, apportant encore plus de
rougeurs sur sa gorge et son visage déjà brûlants.
Il atteint le paroxysme du plaisir quelques instants plus tard, et
se déversa dans la main d'Embry avec délectation, fermant
les yeux.
- Ah... soupira-t-il d'aise.
Embry, pendant ce temps, continuait ses baisers
dévorants sur tout son corps, comme s'il voulait
s'abreuver de lui au maximum, comme si sa peau en fusion sous la
sienne avait un arôme irrésistible.
- Tu... t'es blessé, là... remarqua-t-il
soudain.
Il désignait la fine coupure à la gauche de son
torse, au niveau du nombril, que Valentin s'était
malencontreusement faite en cuisinant. Pour sa première fois
avec Embry, il aurait voulu être parfait... ce détail le
gênait.
- Oh, c'est rien, répondit-il enr iaznt nerveusement.
Une petite coupure.
Embry hocha la tête, le fixant intensément sans
cligner des yeux, et reporta son regard sur l'infime blessure,
rougie par la faible quantité de sang qui y perlait. Se
reculant, il abaissa la tête jusqu'à ses pectoraux, qu'il
embrassa avec tout autant de passion et de vigueur, serrant sa
taille entre ses bras musclés et forts, et descendit
progressivement ses humides baisers jusqu'à la coupure,
là il aggripa la peau tout autour et la mordilla dans sa
bouche, aspira comme pour lui faire un suçon. Il titilla de sa
langue la petite plaie, avalant les quelques gouttes de sang de
Valentin qui y gouttaient, le mêlant ainsi au sien.
- Mmh... je ne sais pas ce que je préfère : ton
sang ou ton sperme, rit-il.
- Tu veux jouer au vampire?
- Si tu me trouves des dents pointues, pourquoi pas?
Valentin rit de bon coeur, caressant doucement les cheveux
or de son partenaire. Il n'était pas habitué à cette
complicité avec Embry, et aurait voulu qu'il reste toujours
comme en cet instant.
- Non, tu es très bien comme ça, finit-il par
dire.
- Tu me trouves "très bien"? demanda Embry en
penchant la tête sur le côté, affichant une moue
coquine et craquante.
- Tu sais très bien ce que je pense de toi.
- C'est toujours agréable à entendre. Surtout
venant de quelqu'un qui passe son temps à m'insulter,
maugréa le beau blond.
- Tu sais que c'est pour me préserver face à
toi.
La bouche d'Embry se tordit dans un sourire qui fit
étinceler ses dents, presque autant que son anneau d'argent
à son oreille, et il posa sa main gauche sur le torse
dénudé de Valentin, qui frissona, jusqu'à son
pénis.
- Je crois que... là... commença Embry,
interrompant sa phrase régulièrement par des baisers dans
le cou du jeune homme, tu ne dois... pas te sentir, continua-t-il,
préservé... du tout, acheva-t-il en le regardant dans les
yeux.
Valentin sentit un courant de crainte mêlée
à de l'excitation le parcourir, et il caressa le sexe d'Embry
à travers son boxer.
- Elle a l'air grosse... murmura-t-il. Préservé?
Non, pas du tout, tu m'as tout entier, baise-moi Embry, maintenant,
je n'en peux plus...
Joignant geste à la parole, il se releva brusqmeent
et attrapa les lèvres d'Embry avec sauvagerie, nouant ses bras
derrière son dos pour le coller à lui, comme s'ils
voulait que sa chair entre en lui et qu'ils ne fassent plus qu'un.
Embry répondit avec une énergie presque bestiale à
son étreinte, ainsi qu'à son baiser, en insérant sa
langie très loin dans sa bouche, ce qui rappelait les plaisirs
charnels de la pénétration. Valentin, enflammé, fit
glisser ses mains brûlantes le long du dos d'Embry,
jusqu'à son boxer qu'il saisit entre ses doigts et retira du
plus vite qu'il put; immédiatement il sentit la verge
libérée de son compagnon, dure, gonflée, contre la
sienne. Ce contact lui plut aussitôt, pour l'approfondir il
serra les fesses d'Embry entre ses mains, et rapprocha leurs deux
bassins. La pression de la virilité de son partenaire redoubla
d'intensité, Valentin étouffait sous la chaleur
suffocante de cet instant.
Embry se redressa, bandonnant la bouche de Valentin,
pourtant si tentante en cet instant, et reprit son souffle, son
érrection intense et les coups de langue excitants du jeune
homme l'avaient chauffé à blanc.
- Baise-moi, répéta Valentin, relevant son
bassin de manière aguicheuse.
Embry observa un instant les fesses offertes de Valentin,
le regard appréciateur, et se pencha vers son visage,
aggripant avec sensualité sa lèvres inférieure entre
les siennes. Valentin entrouvrit la bouche , jouant avec sa
langue, tandis qu'Embry passait lentement sa main sur son
sexe, jusqu'à ses fesses qu'il caressa et pressa avec
avidité. Il fit glisser un doigt entre les deux fessiers,
sondant la peau chaude de Valentin, puis il le descendit quelque
peu, là il péntra l'anus de son index. Valentin, surpris
par cette sensation innattendue, se crispa aussitôt.
- Détends-toi, murmura Embry à son oreille, lui
en mordillant le lobe.
- O-Oui...
C'était tellement nouveau! Peu à peu, Valentin
se força à se détendre, aidé par Embry qui
l'embrassait dans le cou. Bientôt ce dernier put reprendre ses
activités, il fit se mouvoir son doigt et
l'enfonça un peu plus, cherchant à étendre
l'entrée de la cavité bien étroite. Quand il vit que
Valentin s'y habituait sans problème, il inséra un
deuxième doigt dans le trou pour l'élargir. Valentin
serra la mâchoire, et pressa un bord du canapé avec sa
main, mais Embry l'embrassa doucement pour le calmer.
- La douleur disparait vite, crois-moi, c'est parce que
c'est la première fois, le rassura-t-il, l'air sûr de
lui.
- Trève de préliminaires, veux-tu?
Embry parut surpris, et désapprobateur.
- Tu vas avoir mal si je...
- Je m'en fous, dit Valentin, je veux juste qu'on
baise.
Il voulait être au même niveau que tous les
autres, au même niveau que Logan. Embry hésita un
instant, de toute évidence il était contre cette
idée, puis il retira ses doigts lentement. Même s'il
avait un peu peur d'avoir mal, Valentin voulait qu'il le
pénètre, voir la grande et magnifique verge du beau blond
l'avait excité, il la voulait en lui, il voulait entendre
Embry jouir, il voulait lui apporter ce plaisir, le sentir se
déverser en lui avec délices, avoir en lui ce sexe dur,
gonflé, désirable, si excitant, si bandant...
- Viens en moi Embry, murmura-t-il, se caressant le
pénis. Je n'aurai pas mal, tu ne peux m'apporter que du
plaisir... je jouirai en même temps que toi, tu aimes
m'entendre jouir, n'est-ce pas?
Pour l'échauder encore plus, il effleura la verge
d'Embry.
- Ah... gémit celui-ci. Je... tu es...
Sans un mot de plus, il s'empara de son bassin, le
saisissant de chaque côté, releva quelque peu ses
cuisses, et les écrata rapidement.
Il se pencha en avant, les traits déformés par
un désir fiévreux qui le rendait encore plus beau et
excitant, il avança tout son corps, et pénétra
Valentin d'un geste brusque. Ce dernier, qui avait retenu sa
respiration, poussa un petit cri de douleur qui mourrut dans sa
gorge. Embry avait les yeux mi-clos, il laissa
échapper un râle de plaisir qui donna à Valentin
l'irrésistible envie de le plaquer contre lui et de
l'embrasser à pleine bouche, tant il était empli de
sensualité.
- Continue... le pressa-t-il.
Embry ne se le fit pas dire deux fois : il enfonça
plus en profondeur son sexe dans la cavité chaude et
étroite, et fit quelques va-et-vient avec, en dégageant
bien l'entrée et en agrandissant bien l'espace à
l'intérieur. Il se tenait au canapé, et respirait en
haletant, car le mince trou lui compressait le pénis et lui
donnait des bouffées de chaleur, avec ces mouvements
frénétiques le plaisir ne faisait qu'augmenter, son
excitation était telle qu'à chaque fois qu'il donnait un
coup de bassin en avant il haletait, et gémissait sous la
sensation de bonheur intense que ça lui apportait d'être
en Valentin.
- Va-Valentin... gémit-il, basculant à nouveau
en avant puis en arrière. Tu.. tu es parfait.
Valentin, lui aussi, s'arquait sous le plaisir, ondulant
des hanches, s'arquant plus exagérément sous un coup
particulièrement profond. La douleur avait disparu,
effacée par la jouissance que lui apportait sa
masturbation, accentuée par son immense excitation de
coucher avec Embry... En effet, les pénétrations de
celui-ci ne lui faisaient plus mal, elles lui donnaient même
un plaisir tout nouveau pour lui. Il agitait son bassin enrythme,
pour que ce soit encore plus agréable pour Embry, qui
embrassait de temps à autre son torse humidifié par la
transpiration dûe à leurs ébats.
- Alors... je suis... satisfaisant? parvint à
demander Valentin, la respiration saccadée.
- Tu es si étroit... c'est... génial... balbutia
Embry, presque dans une plainte de plaisir intense.
Valentin l'aggripa au dos à l'aide de ses bras, le
colla contre lui, et continua de bouger en rythme. Il sentait le
sexe d'Embry s'agiter en lui, c'était merveilleux... Il
entendit Embry gémir, pour lui le plaisir était presque
insoutenable, dans un ultime effort il le pénétra d'un
coup sec et se déversa en lui.
- Ah... gémit-il. Mmh... Valentin...
Il reprit difficilement son souffle, allongé sur
Valentin qui lui caressait machinalement le dos, heureux de lui
avoir procuré de telles sensations.
- Ahem, Embry, tu me...
Embry se pencha qsuelque peu sur le côté, car le
sexe de Valentin, toujours en érection, se trouvait sous une
de ses hanches.
Mais au lieu de rester dans cette position, il se baissa
jusqu'à la verge et la prit en bouche.
- Emb... aah!
Embry tint le reste du pénis de ses mains et le
suça rapidement, les lèvres serrées, il ne suffit
que de trois aller-retours pour que Valentin éjacule, et il
remonta le long de son corps pour aller caler sa tête contre
son cou. Cette attitude, qui n'avait rien de sexuel mais était
affectueuse, toucha Valentin et il noua ses bras autour
d'Embry.
- C'était plutôt bien, non? demanda-t-il.
- Super, murmura Embry en lui déposant un baiser au
creux de la nuque. J'ai du mal à croire que c'est ta
première fois.
- Merci du compliment, dit Valentin, souriant.
- Si je te le dis c'est que je le pense, tu sais que je
suis direct, rétorqua Embry un peu brusquement. Sinon... tu as
aimé? demanda-t-il sur un ton plus doux.
- Oui... je me demande pourquoi je n'ai pas essayé
plus tôt.
Embry éclata de rire et lui titilla un téton, le
regard aguicheur.
- Tu veux continuer?
Valentin hésitait : bien sûr, il avait envie,
plus que jamais, de se trouver en Embry, lui aussi, mais il
était un peu fatigué, et avait peur de mal s'y prendre...
l'idée de gacher ce moment génial par son manque
d'expérience l'horrifiait.
- On ne pourrait pas attendre un peu? demanda-t-il
timidement.
Embry reposa sa main sur son bras, stoppant ses caresses
tentantes.
- Bien sûr, murmura-t-il.
Il se serra un peu plus contre lui et reprit ses caresses
le long de son bras.
- Maintenant, dit-il, je ne baise plus qu'avec toi.
Hey
hey!
Le voilà, le
Chapitre 12 tant attendu...
Et la voilà, la
première scène coquine à proprement
parler...
Attention
suspense!
Qu'imaginez-vous pour
la suite? Le bel Embry va-t-il tenir sa promesse?
La réponse...
ahem, j'ai mes blog-sims qu'il faut que je majifie alors... demain
ou après-demain je suppose^^
Biz all <3 ,
Camella07