Accueil Date de création : 26/07/07 / Dernière mise à jour : 27/06/08 17:16 / 27 articles publiés

Le stage : Chapitre 6  posté le vendredi 27 juillet 2007 18:55

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 6

  Les flashes crépitaient de toutes parts et valentin s'en trouvé aveuglé; pire encore  : le brouhaha infernal qui régnait dans la salle lui donnait l'impression que sa tête bourdonnait... un vrai capharnaüm.

 - Logan, t'as bientôt fini? demanda-t-il d'une voix suppliante.

 Ledit Logan retira prestement le crayon qu'il tenait serré entre ses dents, et écrivit en hâte quelques mots sur son petit carnet.

 - Encore un instant "Monsieur Valentin", ce n'est pas terminé!

 - Arrêtes de m'appeler comme ça, veux-tu? s'exclama Valentin, dont l'agacement était visible.

 En guise de réponse, Logan s'esclaffa sans prendre la peine de s'en cacher, et replongea dans ses notes, se frayant un passage parmi la foule compacte pour se rapprocher un peu plus du ministre des affaires étrangères. En fait, Logan n'était autre que Mr bartle, le brun dont Valentin avait fait la connaissance lundi, et, depuis ce fameux jour, Logan l'appelait "Mr Valentin" en référence à la manière particulièrement stupide qu'il avait eue de se présenter à la réunion menée par Embry McDeal.

  Quand son collègue eut disparu de son champ de vision, Valentin soupira et s'adossa lourdement contre le mur, réfléchissant aux évènements qui avaient marqué ces derniers jours. La semaine avait été chargée, et il attendait le week-end avec impatience. Pour commencer, il avait fini par mettre son projet à exécution en rédigeant un rapport concernant la réunion du lundi, plus pour attirer l'attention du bel Embry que pour autre chose. Mais l'objet de ses pensées n'était pas revenu au bureau depuis lundi, et, d'après les dires de Carla, il était en voyage d'affaires... Valentin se rendait bien compte qu'il ne disposait que d'un mois pour faire ses preuves, mêmes si à l'origine il avait seulement postulé pour un stage, l'idée de ne plus jamais pourvoir admirer le beau blond lui torturait l'esprit, et il était prêt à tout pour avoir une place digne de ce nom au sein du journal.

  Et puis maintenant il y avait cette conférence de presse, où se pressaient des dizaines et des dizaines de journalistes... il savait que, dans son intérêt, il aurait dû en faire autant, mais il se sentait vraiment épuisé, et son entrevue de la veille avec Eric n'avait rien arrangé. Peut-être Logan accepterait-il de lui prêter ses notes pour qu'il rédige un autre rapport, même si le sien ne serait jamais publié dans le "Days & News" ... il n'y avait que comme ça qu'il pouvait mettre toutes les chances de son côté... En fait Logan, qui lui avit paru arrogant et hautain au premier abord, s'était avéré être le collègue qu'il appréciait le plus, avec Carla. Comme il l'avait déviné, celui-ci n'était guère plus âgé que lui : il allait sur ses 26 ans. Logan avait été étudiant à la même fac que lui, sauf qu'il y était resté quatre ans, c'était un type de fortmation plus avancé, qui lui avait permis de devenir journaliste au "Days & News", il y avait déjà trois ans de cela...

 - Eh, valentin, on y va?

 Valentin sortit de sa rêverie, regardant Logan devant lui avec des yeux égarés.

 - Déjà?

 - Oui, déjà, le railla-t-il, moqueur. Ce n'était pas toi qui te plaignait de rester ici? Et puis, il est dix-sept heures passées...

 Les deux hommes prirent la direction du véhicule de Logan, et ils bataillèrent dans les bouchons de Manhattan durant une demi-heure, Valentin criant régulièrement à cause de la façon de conduire de Logan, qui était un véritable chauffard. Ils atteignirent enfin les bâtiments de la rédaction, s'engouffrèrent dans l'ascenseur, et c'est avec soulagement qu'ils pénétrèrent dans le bureau de Logan.

 - Quelle semaine! J'ai eu ma dose d'émotions! soupira Valentin.

 - Vraiment? J'aimerais bien savoir pourquoi...

 Valentin adressa à Logan un sourire goguenard, lui faisant clairement comprendre qu'il ne lui en dévoilerait pas plus.

 - Au fait... commença ce dernier en examinant nonchalamment ses ongles, parfaitement décontracté. McDeal rentre ce soir.

 - Ah oui?

 Son excitation l'avait trahi. Sa voix, morne, s'était animée, et ses yeux brillaient.

 - Ca t'intéresse donc tant que ça?

 - Moi? Oh, non, pas du tout... enfin, j'avais écrit un brouillon, et j'avais espéré qu'il y jetterait un coup d'oeil... répondit Valentin, en s'asseyant sur le bureau de verre, l'air le plus détaché possible.

 - Mais bien sûr! rétorqua Logan, moqueur. Dis-moi, Valentin.. serais-tu gay?

 Valentin sursauta et piqua un fard. Bon sang, il n'avait pas une étiquette "GAY" sur le front, quand même?!

 - Qu'est-ce qui te fait dire ça?

 - Je ne dis rien, je pose une question, ironisa Logan, hilare.

 Au regard que lui lança Valentin, il stoppa vite ses ricanements.

 - Et si je l'étais, ça ferait quoi? demanda Valentin, méfiant.

 - Ok, je vois. Tu es gay.

 - Non, je ne le suis pas! protesta-t-il vivement.

 - Ah bon?

  Logan croisa les bras, le toisant d'un air dubitatif.

 - Excuse-moi mais, les homos qui ne s'assument pas, ça a tendance à m'agacer.

 Entre temps il s'était rapproché, se plantant devant lui, le toisant avec cette sorte de froideur.

 - Je m'assume parfaitement, espèce de gros con.

 - Ok, je comprends... tout ça est très nouveau pour toi, non?

 - Mais de quoi tu parles? demanda Valentin, pas sûr de vouloir entendre la réponse.

Mais elle ne vint pas. Logan ne dit rien. Il se contenta de le regarder intensément dans les yeux. Enfin... dans un premier temps!

 Au bout de quelques secondes, un sourire apparut sur son visage.

 - Tu vas me faire croire que tu n'es pas attiré par les hommes?

  Valentin détourna la tête, mal à l'aise à cause du tournant que prenait la conversation.  Il se voyait mal avouer son homosexualité à un type qu'il connaissait depuis cinq jours alors que ses proches, eux, n'en savaient rien. Mais il fut vite amené à recroiser le regard de Logan par... la main de celui-ci : il l'avait saisi par le menton, et l'obligeait à lui faire face, ne desserrant pas la pression de ses doigts.

 - Depuis quand exactement es-tu gay? murmurra-t-il.

 - P-Pas longtemps... bredouilla Valentin, cramoisi.

 Logan hocha la tête, l'air assez compréhensif. Mais il y avait autre chose dans ses yeux, une lueur que Valnetin avait déjà eu le loisir d'oberver chez Eric, le jour précédent. Inquiet, il ne laissa toutefois rien paraître de son trouble.

 - Et toi? l'interrogea-t-il, le défiant.

 Logan eut l'air agréablement surpris, car il haussa les sourcils puis sourit.

 - Moi... ça fait un peu plus longtemps, on va dire...

 Valentin percevait très bien dans son ton qu'il était homosexuel depuis belle lurette, et à l'aise avec sa... sexualité.

 - Ok... se borna-t-il à dire, fixant la main gauche de son collègue qui enserrait toujours son menton.

 - Tu as déjà baisé avec un mec? lui demanda Logan de but en blanc.

  Valentin, choqué par son impudeur, se mit à rougir violemment et à cafouiller.

 - N-Non... arrête avec tes questions gênantes!

 Logan parut déçu, puis il lui fit une moue craquante.

 - Dommage... ç'aurait été bien qu'on essaie ensemble, non?

 - Hein?!

 Valentin inspira un grand coup. Non mais pourquoi est-ce qu'il ne tombait que sur des homos pervers, ces temps-ci?! Il avait l'impression d'être un gros morceau de viande exposé dans la vitrine d'une boucherie!

 - M-Mais... j'ai pas envie, moi! s'exclama-t-il, furieux.

 - Oh, tu m'insultes, là! Dis que je suis repoussant pendant que tu y es!

 - Mais non, imbécile! Tu es... tu es... bafouilla-t-il en observant Logan de la tête aux pieds. Tu es... très bien.

 - Ah oui?

 Logan avait retrouvé son sourire, et se délectait de regarder Valentin qui s'embrouillait et rougissait.

 - Alors, je devrais... te satisfaire... non? chuchota-til, rapprochant ostensiblement son visage du sien et le fixant dans le blanc des yeux.

 - Je... je ne sais pas, parvint à balbutier Valentin.

 Logan sourit à nouveau, de ce sourire coquin qu'il arborait souvent, et alla murmurer à son oreille :

 - Tu me fais très envie depuis l'autre jour où tu es arrivé...

 Il rit doucement et lui refit face, là il plaça sa main libre devant sa bouche et mima un geste obscène, en l'occurence, une fellation, puis il descendit sa main pour effleurer l'entrejambe de Valentin qui était toujours assis sur le bureau.

 - Tu veux que je te suce? lui proposa-t-il.

 - Q-Quoi?! T'es timbré! Et... ici?! Ca va pas!

 Logan rit une fois de plus de son désarroi, et lui caressa une mèche de cheveux.

 - Mon petit Valentin... t'es encore aveugle, hein?

  Valentin se préparait à répliquer pour incendier Logan, ne sachant pas encore si c'était le terme "petit" ou bien "aveugle" qui lm'énervait le plus, mais au même moment LOgan passa une main derrière sa tête, et l'autre dans dos, puis il le renversa à demi sur le bureau, avant de se pencher au-dessus de lui, le surplombant de tout son poids et sa taille.

 - Je t'agace on dirait... dis-toi que t'as pas fini d'en voir!

 Valentin ne comprit pas le sens de ces paroles, mais il n'eut pas le temps de s'attarder pour réfléchir à leur signification que, déjà, Logan englobait sa bouche et hissait sa langue à l'intérieur. Valentin écarta immédiatement les lèvres, Logan n'était pas celui dont il avait le plus envie, mais il était gay, il le désirait, et puis, il était vraiment sexy. Il répondit donc fougueusement à son baiser, aggripant ses épaules avec force, et collant son bassin au sien. En fait, il aimait de plus en plus ce contact homme/homme, bien plus bestial et passionné qu'avec une fille. Il aimait sentir l'érection de son partenaire contre son propre sexe, dur et rigide... ça l'excitait au plus haut point. Toutefois il avait l'horrible impression que tout allait trop vite, et que Logan prenait des initiatives auxquelles il ne s'attendait pas. En se plaquant à lui ainsi il avait voulu assouvir ses pulsions qui menaçaient d'exploser depuis qu'il avait vu Embry, mais il avait oublié que les hommes étaient plus réactifs que les femmes à ce genre de contact, et qu'il stimulait Logan en agissant de cette façon. Au prix d'un immense effort, il détacha ses lèvres des siennes, alors que léchange venait de commencer, et le regarda droit dans les yeux, se voulant autoritaire.

 - Attends Logan! C'est vraiment pas le moment de...

 Il désigna leurs corps, Logan debout penché sur lui dont l'érection était plus qu'évidente, et lui, à moitié couché sur le bureau, en train de bander également. Fort heureusement, à moins de toucher ces "endroits" , on ne pouvait voir à travers leurs pantalons l'agitation qui y régnait.

 - Et alors? protesta Logan, visiblement contrarié, le visage toujours au-dessus du sien.

 - Eh bien... commença Valentin.

  Mais il n'eut pas le loisir de continuer sur sa lancée, car la porte du bureau de Logan venait de s'ouvrir, et une grande et mince silhouette, élancée et vêtue d'un élégant costume marine sous la veste duquel une chemise rouge écarlate tranchait à merveille venait d'apparaître sur le seuil.

 Comme dans un rêve, Valentin regarda rapidement le visage de cette personne avant de baisser aussitôt les yeux, comme brûlé.

 Embry McDeal. Dans l'encadrement de la porte, celui-ci les toisait avec une franche surprise et une curiosité non dissimulées, mais son masque affable, son air indifférent et suffisant reprirent bien vite le dessus.

 Au grand dam de Valentin, Logan ne changea pas de position, en fait il paraissait parfaitement à l'aise, décontracté, on aurait même dit que la situation l'amusait.

  - Tiens, Monsieur Mcdeal, comment allez-vous?

 Son ton était enjoué, d'ailleurs il souriait de toutes ses dents. Valentin se demanda s'il n'était pas un peu toqué.

 - Bien... répondit Embry, toisant LOgan de manière étrange. mais surtout dites-le moi Bartle si je dérange, on dirait que ce n'est pas le bon mom...

 - Non, non! s'eclama Valentin, lui coupant la parole. Il n'y a aucun problème, reprit-il en marmonnant cette fois-ci, car le regard qe lui avait jeté Embry au moment où il s'était exprimé lui avait glacé le sang. Il se tourna ensute vers Logan et rougit en prononçant ces paroles : "Logan ahem... si tu voulais bien..."

 - Oh oui en effet ce n'est pas tout à fait le bon moment, je pourrais passer à votre bureau dans quelques minutes, dit Logan, faisant taire le pauvre Valentin.

 A la façon ironique qu'il avait de le vouvoyer ou de l'appeler "Mr McDeal" , on devinait qu'il avait l'habitude de s'adresser à lui d'une autre manière.

 - Parfait, répondit Embry, avant de quitter la pièce en refermant délicatement la porte.

Une fois qu'ils furent seuls, Valentin se tourna vers Logan en grinçant des dents, furieux:

 - Logan? brailla-t-il.

 - Tu me remercieras plus tard, Monsieur Valentin... allez, déguerpis, j'ai du boulot!

 Sans qu'il comprenne très bien ce qui était en train de se passer, Valentin se retrouva bientôt à la porte, éjecté du bureau de Logan.

  "Non mais je rêve!" pensa-t-il, se retenant de défoncer la porte à coups de poings.

 

 

 

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Le stage : Chapitre 7  posté le samedi 25 août 2007 19:58

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 7

  Cela faisait depuis une heure déjà que Valentin était à son bureau, la tête dans les mains, à se ronger les sangs. Dehors, il faisait nuit noire.

 Après que Logan l'ait mis dehors, il était allé travailler sur un dossier avec Carla, mais la jeune rédactrice s'était vite rendue compte qu'il avait l'esprit ailleurs, et c'était avec un air pincé qu'elle lui avait conseillé de se replonger dans la conférence à laquelle il avait assisté dans l'après-midi afin de rédiger un rapport dessus.

 A contrecoeur, il était allé sur Internet pour compléter les maigres informations qu'il possédait, et il avait écrit une page sur Works, mais la volonté lui manquait pour continuer... qu'Embry McDeal ait pu le surprendre ainsi avec Logan le rongeait... au moins, son patron saurait dorénavant qu'il était gay, pas de doute!

Soupirant, il regarda la chaise vide de Carla... la brunette s'était éclipsée il y avait plus de vingt minutes, sans lui donner de motif. Il avait remarqué que cela lui arrivait souvent... peut-être allait-elle retrouver un amant secret qui travaillait au "Days & News" ?

 Un bruit provenant du couloir lui apprit que la porte venait de s'ouvrir. Il releva brusquement la tête, et ne put garder son calme lorsqu'il vit que le visiteur n'était autre qu'Embry McDeal en personne.

 - Monsieur, je... commença-t-il.

 - Deux minutes...

 Valentin, qui s'était levé de son siège, se rassit en silence et observa plus longuement Embry : il tenait un épais paquet rempli de dossiers, et était visiblement très absorbé par son contenu. Toujours sans lui accorder un regard, il vint se placer devant son bureau, fouillant dans ses paperasses, jusqu'à ce qu'il dégote quelques photocopies épinglées au nom de Valentin Williams.

 - Alors... voici les notes de Mr Bartle, je viens d'en terminer avec lui et il voulait vous faire parvenir ceci...

 Valentin était un peu sonné. Embry, devant lui, seul avec lui pour la deuxième fois en quelques jours. Et il le vouvoyait... il se demandait pourquoi il l'avait tutoyé, le lundi, dans les toilettes...

 - Mr Williams? Vous m'écoutez?

 - Oh, euh, oui bien sûr!

 Son patron plissa les yeux, guère convaincu, et soupira de lassitude.

 - Bon... alors vous vous débrouillez avec ça et... Mais... vous avez déjà commencé?

 Il désignait le laborieux texte de Valentin sur l'écran de l'ordinateur.

 - Oui... mais je n'ai pas fait grand chose pour l'instant, dit Valentin, regrettant plus que jamais de ne pas s'être montré plus attentif à cette conférence barbante.

 - Mmh... fit Embry, se penchant en avant pour parcourir rapidement son brouillon. Tous les sens de Valentin s'électrisèrent, car l'objet de ses fantasmes ne se trouvait qu'à quelques centimètres de lui.

 Mais Embry avait à peine commencé sa lecture qu'un nouvel arrivant débarqua dans la pièce. Ce n'était, malheureusement, autre qu'Eric, et Valentin se promit de s'administrer des claques pour avoir oublié que ce dernier avait mentionné qu'il passerait dans la journée. Après l'histoire avec Logan, ça lui était complètement sorti de la tête.

 - Hey, Valentin, ça roule? Oh... euh, salut! lança-t-il en remarquant la présence d'Embry, qui le fixait curieusement.

 Celui-ci adressa un regard interrogateur à Valentin, se demandant sûrement qui était cet huluberlu qui osait le saluer de manière si familière. Valentin tenta bien de lui faire comprendre que la visite du brun était un imprévu, et qu'il n'avait rien à voir avec lui, mais Embry avait déjà reporté son attention sur Eric, intrigué.

 - Bonsoir, Eric, grommela Valentin, sans grand enthousiasme.

 - Wow, t'as l'air content! Bon, bref, j'ai réfléchi à la sortie de samedi soir, et je me suis dit que si on allait dans une boîte gay, ça serait fun, tu crois pas?

 Valentin eut à ce moment précis envie de rentrer six pieds sous terre, surtout qu'Embry le regardait de nouveau, arborant son éternel sourire moqueur à peine dissimulé.

 - Hein? Mais qu'est-ce que tu racontes Eric, t'es barge! dit-il en riant nerveusement.

 - Barge? Non, j'crois pas... oh, tu m'en veux encore pour hier soir? Ecoute, je suis désolé, on n'a qu'à tirer un trait sur...

 - Eric, tais-toi, s'il te plaît! le supplia Valentin, essayant de ne pas trop laisser paraître son affolement.

 Bon sang, il allait le payer cher! Et Embry qui entendait tout!

 - Ok, ok, je ne voulais pas t'énerver! s'excusa Eric, surpris que le ton monte. Bon, je vais te remettre de bonne humeur... Ca va mieux avec le mec de ton taf, là? Ca avance? Parce que, tu v...

 - Eric?

 - Oui?

 - Ferme-la, une bonne fois pour toutes! s'exclama Valentin, rouge de colère et de honte.

 Embry se racla la gorge, à nouveau froid et distant.

 - Ahem... Mr Williams, je vais vous laisser discuter avec votre... ami. Je vous laisse donc travailler sur ce dossier, vous n'oublierez pas de me l'envoyer une fois achevé.

 Sur ce, il quitta rapidement la pièce, laissant le pauvre Eric seul face à Valentin qui faisait vraiment peur à présent.

 - Ben quoi? T'inquiètes, y'en a plein à New York des boîtes gay!

 - Eric... est-ce que tu saurais, par pur hasard, qui était l'homme avec nous dans la pièce? demanda Valentin, contenant sa rage avec peine.

 - Humm... non. Mais il avait un très beau cul. C'est la première chose que j'ai remarqué en entrant.

 - C'était Embry McDeal, espèce d'abruti!

 - Non?! Merde alors, j'aurais dû vous laisser tous les deux! Quel con je fais!

 - Tu peux le dire! dit Valentin, grinçant des dents. 

 Eric l'observa un petit moment, l'air pensif. Valentin semblait dévasté, et encore plus fatigué que la veille.

 - Va le voir, déclara-t-il solenellement.

 - Quoi?!

 - Va le voir, répéta Eric. Trouve les mots justes, un truc, je sais pas quoi. Va arranger le coup tout de suite, sinon c'est mort.

 Puis il s'en alla, et Valentin se retrouva seul.

L'idée d'Eric n'était pas si mauvaise... elle paraissait juste surréaliste. Que dirait-il à Embry? C'était un homme très demandé, il devait avoir des tas de choses à faire, surtout après son absence... répondre à des courriers qui n'en finissent pas, recevoir des coups de fil importants, lire des rapports... lire des rapports! Bien sûr! Le rapport sur la réunion du lundi qu'il lui avait fait parvenir!

  Valentin se leva en hâte et se jeta dans le premier ascenseur qu'il trouva une fois arrivé dans le couloir, attendant impatiemment que les autres passagers soient arrivés à destination, et il déboucha enfin sur l'étage 48, où se trouvait le bureau du directeur, autrement dit, Embry McDeal. Arrivé devant la porte de ce dernier il se stoppa, car sa respiration était saccadée, son coeur battait à tout rompre, et une boule d'angoisse se formait dans son ventre, le paralysant.

 De l'extérieur, on n'entendait rien. Et s'il n'était pas dans son bureau? Le premier instinct de Valentin était de prendre ses jamabes à son cou et de faire demi-tour, mais il se força à toquer fébrilement à la porte. Si fébrilement qu'il se demanda d'abord si on l'avait vraiment entendu, mais, alors qu'il s'apprêtait à frapper une deuxième fois, il entendit une voix crier sèchement : "Entrez!" .

 Mort de peur, il actionna la poignée et pénétra dans la pièce, se donnant un air assez sûr de lui.

 - Mr Williams?

 Embry paraissait déconcerté, assis à son bureau il étint sa cigarette dans un cendrier où gisaient déjà trois autres Stewarts carbonisées... Valentin avança jusqu'à lui, et se plaça juste devant le bureau, une lueur de détermination dans le regard. Si Embry remarqua l'étrange attitude du stagiaire, il n'en laissa rien paraître.

 - Vous avez déjà bouclé votre rapport? Vous étiez en plein dedans il y a à peine un quart d'heure, si je ne m'abuse, dit-il en jetant un bref coup d'oeil à sa montre, les sourcils froncés.

 - N-Non... commença Valentin, gêné. Mais je vous en vaais fait parvenir un autre, se rattrapa-t-il.

 Embry hocha la tête, et fouilla dans une pile de feuilles à sa droite avant de brandir une rédaction qui s'étalait sur plusieurs pages.

 - Oh, vous voulez parler de ça... je n'ai pas encore eu le temps de le lire, je suis débordé en ce moment... qu'est-ce que ça concerne? l'interrogea-t-il en promenant ses yeux sur les cinq pages agrafées.

 - La réunion de lundi, Monsieur McDeal.

 - Comme quoi, je me trompais...

 - Pardon? demanda Valentin.

 - Je me trompais, répéta Embry en lui désignant son rapport. Quand j'ai dit que vous n'aviez rien écouté.

 - Oh... oui.

 Valentin se tordait les mains sans rien dire, ne sachant pas trop par où commencer... il était tout de même venu jusqu'ici pour une raison précise!

 - Au fait, ahem... commença-t-il en rougissant querlque peu.

 Au ton de sa voix, Embry reposa le paquet de feuilles, puis releva les yeux, et le regarda tranquillement.

 - Oui? Qu'y a-t-il?

 - Concernant mon ami, euh... Eric. Je n'avais pas prévu sa venue, c'est un garçon un peu dérangé, en fait le pauvre n'a pas toute sa santé mentale... lui expliqua Valentin, tentant de prendre un ton grave et triste. "Pardon Eric", pensa-t-il, honteux.

 - Vraiment? C'est facheux... il m'avait pourtant l'air de jouir de toute son intelligence, déclara Embry.

 Etait-ce son imagination, ou bien le beau blond avait insisté sur le mot "jouir"?!

  Il le regardait sans ciller, l'air de maîtriser parfaitement la situation. Valentin sentit ses jamùabes flageoler sous le poids de son regard moqueur... et provocateur.

 - Oui mais... il prend des médicaments, il sort tout juste d'une longue hospitalisation... il a sauté par la fenêtre de sa chambre en croyant qu'il pourrait voler, vous comprenez... le pauvre garçon est gravement atteint.

 Il voulut faire passer les temblements dans sa voix pour de l'émotion, en s'essuyant rapidement le coin des yeux, car il était dangereusement près d'éclater de rire.

 - Je vois, dit Embry. Je suis désolé pour lui.

 Valentin releva les yeux vers son boss, mais Embry ne paraissait pas le moins du monde navré. Un large sourire moqueur fendait à présent son visage, ne laissait aucun doute quant à la croyance qu'il avait en cette histoire bidon.

 - C'est tout ce que vous aviez à me dire? lui demanda-t-il poliment.

 Valentin retrouva automatiquement son malaise, car il devait à présent aborder le sujet de Logan... Embry s'aperçut du trouble de son interlocuteur, mais il prenait bien trop de plaisir à le voir frustré pour l'aider.

 - A propos de tout à l'heure... commença Valentin en se grattant neveusement la nuque. Avec Log... Mr Bartle.

 - Oui?

 Il lui semblait qu'Embry était à présent un peu plus froid, même si son visage demeurait de marbre, comme à l'accoutumée.

 - One ne... enfin... bref, ce n'est pas ce que vous croyez et...

 - Parce que selon vous, qu'est-ce que je crois, Mr Williams? le questionna Embry.

 - Euh... je ne sais pas, répondit Valentin en rougissant de plus belle, désoeuvré.

 - Exact. Je ne crois rien, parce que je ne sais rien, et, excusez-moi le terme, mais je me fiche pas mal de la vie personnelle de mes employés, tant qu'ils ne la mêlent pas avec le travail.

 Valentin en resta bouche bée. Il ne pouvait pas dire ça !

 - Mais vous vous trompez Mr McDeal, il n'y a pas d'affaire de vie privée ou je ne sais quoi, c'est un énorme malentendu et...

 - Mr Williams, le coupa sèchement Embry.

 Valentin se redressa aussi sec, conscient qu'il était allé trop loin.

 - Oui?

 - Au lieu de gaspiller bêtement votre temps, et le mien par la même occasion avec ces niaiseries, vous ne pensez pas que vous avez du travail qui vous attend?

 - Si, Monsieur, se borna à répondre Valentin.

  Sur ce, il lui lança un regard furieux, car il était très en colère, auquel Embry répondit par un léger haussement de sourcils, ce qui énerva encore plus Valentin, et il se dirigea vers la sortie à grands pas. Il ouvrit la porte à la volée et la claqua violemment derrière lui.

  Il ne revit pas Embry de la soirée.

 

 

 

 

 

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Le stage : Chapitre 8  posté le dimanche 26 août 2007 00:36

 

 

Valentin venait d'entrer à l'intérieur du "Moonlight", une des boîtes les plus hippées de tout Manhattan, avec Eric.

 Après l'incident du vendredi soir, ce dernier avait décidé qu'une boîte basique leur conviendrait très bien, de plus on y trouvait des hétéros comme des homos, il suffisait de savoir chercher... C'était un endroit très branché où la jet-set se réunissait souvent, on pouvait y voir tout le gratin du people, surtout les samedis soirs, comme en ce jour.

 Valentin suivait Eric vers le bar, lorsqu'il aperçut une silhouette qui ne lui étais pas inconnue...

 - Pourquoi t'as invité Sonia? grinça-t-il.

 - Oh, allez... juste elle! Je ne lui ai rien dit de ton homosexualité!

 A contrecoeur, Valentin alla saluer la jeune brune, avec Eric. Sonia était en fait sa dernière petite amie en date, leur relation remontait à quelques mois. Elle avait pris fin de manière désastreuse lorsque Valentin s'était rendu compte que Sonia était trop "fragile" pour lui, un soir alors qu'ils faisaient l'amour il lui avait fait mal au dos sans le vouloir. Il ne se sentait plus à l'aise avec elle, ni avec les filles en général d'ailleurs, il avait l'impression de toujours devoir contrôler ses gestes... ils s'étaient promis de garder contact, mais leurs études respectives les en avaient empêchés, et aujourd'hui c'était presque une étrangère pour lui.

 - Alors, vous devenez quoi? les questionna Sonia, enjouée. 

 Eric et Valentin se lancèrent chacun dans un récit plutôt vague des grands évènements qui avaient marqué cette année écoulée, sous l'oeil intéressé de Sonia qui avait nombre d'anecdotes à leur faire partager. La house résonnait fort à leurs oreilles, ils devaient presque crier pour s'entendre parler, aussi après dix minutes de discussion laborieuse Eric les quitta, disant qu'il allait se mettre à la chasse à l'homme.

 - On va danser? proposa Sonia.

 Valentin hésita, quelque peu inquiet. Il ne voulait pas qu'elle se fasse de faux espoirs, car il craignait que son amie ait encore des sentiments pour lui. Mais, quand il se retourna vers elle, il ne vit rien de tout ça dans ses yeux, et accepta donc avec le sourire.

 - Il faudra que je demande à Eric de m'apprendre à danser la tecktonik, rit Sonia.

 - Pourquoi lui?

 - J'sais pas... on dit que les gays se débrouillent bien.

 - Mouais...

 Valentin piqua du nez, car il venait de résister à l'envie de lui répliquer : "Je suis gay, je ne sais pas danser la tecktonik pour autant!" . Au bout de quelques minutes ils allèrent s'asseoir à un côté du bar, essouflés et chauffés, bientôt rejoints par Eric et sa pêche de la soirée. Valentin ne put s'empêcher de détailler son mec, il était assez baraqué et beau garçon... remarquant son regard, Eric se pencha vers lui et lui chuchota à l'oreille :

 - Je te le prêterai tout à l'heure si tu veux, c'est un chaud lapin!

 Valentin rit et but une gorgée de son verre de vodka, avant de se retourner vers son ami.

 - Ok, ça me plait bien comme plan.

  Eric sourit d'un air pervers et se repencha vers lui.

 - En fait, je crois que tu n'auras pas besoin de lui...

 - Comment ça? demanda Valentin, agacé qu'on lui enlève un plaisir.

 - Tu as déjà un joli morceau... derrière.

  Valentin se retourna, balayant rapidement la salle du regard, avant d'aviser un groupe de gens qui se faisaient aisément remarquer, de l'autre côté du bar. Il étaient une zaine, de majorité des hommes. En fait, on les repérait tout de suite, car beaucoup de regards - jaloux - étaient braqués sur eux : ils se distinguaient des autres clients, banals, par l'élégance et la richesse qui s'émanait d'eux. Tous des trentennaires, le champagne coulait à flots dans leurs flûtes, les femmes étaient vêtues de façon ostentatoire, et les hommes étaient particulièrement attirants... Tout à gauche, un homme chataîn, séduisant, discutait animement avec un blond tout en sirotant un cocktail. Le blond était vraiment sexy, pensa Valentin. Son style, sa coiffure faussement décoiffée n'était pas sans rappeler celle... d'Embry McDeal?!

 Valentin vira au rouge tomate et pivota sur son tabouret, tournant dos à l'objet de ses fantasmes, réaction à laquelle Eric éclata de rire.

 - Non mais dis-moi que je rêve!

 - Désolé mais... non. Il vient souvent le samedi soir.

  valentin se prit le visage dans les mains, horrifié. La dernière fois qu'il avait vu Embry, il avait quitté son bureau en claquant violemment la porte. Le pire dans tout ça, c'était qu'il l'attirait de plus en plus! Et il ne savait même pas s'il était ou non porté sur les hommes... Durant son observation, Valentin avait remarqué qu'il portait une chemise blanche moulnate ouverte au col, laissant admirer son torse bronzé, et un jean, ce qui changeait de ses tenues de travail classiques habituelles, mais non moins valorisantes. Il était atrocement désirable habillé comme ça...  Jetant un bref regard à ses propres vêtements, il se prit à espérer qu'il produisait le même effet avec sa chemise bleu marine à manches trois-quart qui tombait avec classe sur son  jean délavé.  A en juger par les regards appréciateurs d'Eric, c'était le cas.

 - Je crois qu'il t'a reconnu, lui glissa celui-ci.

 - Il me regarde? demanda Valentin, sentant ses poils se hérisser.

 - Plus maintenant. Mais il avait l'air surpris.

 Valentin acquiesça, but d'un trait son nouveau verre d'alcool, puis une fille vint l'apostropher.

 - Salut toi... fit-elle. Tu danses?

 Elle avait un air aguicheur, de longs cheveux bruns, et une minijupe. Rine qui l'attirait mais, espérant qu'Embry le regerderait (ce qui était parfaitement stupide puisqu'il ne savait pas s'il était homo ou hétéro) , il posa une main sur ses fesses et l'entraina vers la piste.

 - Avec plaisir, ma belle.

 Eric leva les yeux au ciel, mais Valentin, ne lui prêta guère attention et positionna ses mains sur le bas du dos de la jeune fille très dénudé, cala son déhanchement au sien et entama une danse très près du corps, sensuelle et chaude. Il l'aurait certainement mieux appréciée s'il l'avait partagée avec son séduisant patron, pensa-t-il avec amertume.

 Sonia s'était trouvé un autre cavalier, et Eric était en pleine séance de roulage de pelles avec son coup d'un soir. Quand il en eut terminé de sa danse langoureuse avec la brune, Valentin reprit place au bar et prit un gin tonic, il se sentait d'attaque et pas très loin de l'ébriété, à vrai dire il avait envie de se "bourrer la gueule" .

 - C'est ce qui s'appelle être chaud! s'exclama Eric, moqueur.

 - Ca te pose un problème?

 - Non, c'est la fille qui me pose un problème, répliqua-t-il.

 - Et je peux savoir ce qui cloche chez elle? demanda Valentin en éclatant de rire, sans trop savoir pourquoi au juste.

 - Ben... le fait que ce soit une fille. Si t'avais dansé avec un gars, j'aurais plus joui du spectacle.

 - T'es grave! s'exclama Valentin en secouant la tête, hilare.

  Il laissa Eric à sa séance de plotage en saisissant son verre d'alcool, en but une gorgée puis le reposa sur le comptoir, se massant les tempes.

 Une silhouette blanche avait surgi à ses côtés.

 - Bonsoir...

  Valentin sursauta, pivota sur lui-même, et se retrouva nez à nez avec Embry McDeal.

 - Oh, bonsoir, marmonna-t-il.

 Que pouvait-il dire d'autre? Il ne savait même pas s'il pouvait le tutoyer! Nerveusement, il étudia les traits de son interlocuteur. A son habitude, Embry demeurait impassible, bien que ce soir, il paraissait plus chaleureux, et ses joues étaient légèrement rosies.

 - Je suis étonné de vous croiser ici, entama Embry.

 Vouvoiement donc... Valentin se força à rleever la tête pour ne pas fixer le sexe d'Embry au travers de son jean.

 - C'est réciproque, répondit-il simplement en détournant le regard, affichant un air complètement désintéressé.

  Il en avait plus qu'assez qu'Embry le mène toujours à la baguette : il était grand temps d'échanger un peu les rôles.

 - Votre ami n'a pas l'air si dérangé mentalement, attaqua le beau blond, désignant du regard Eric qui discutait avec son homme.

 - C'est parce qu'il n'a pas oublié de prendre ses médocs aujourd'hui, lui répliqua Valentin, contenant son fou rire.

 Embry lui lança un regard agacé, il allait parler mais l'arrivée d'Eric les interrompit.

 - Salut tout l'monde... (Embry fronça les sourcils, manifestement il en avait assez de cet ado qui s'adressait à lui comme s'ils étaient de très anciens potes de fac) . Valentin, je vais sûrement y aller dans moins d'une heure... si tu vois ce que je veux dire. Bref, tu devrais commencer à te chercher un partenaire pour la soirée, si tu veux te faire Sonia y'a no problème, je crois qu'elle est toujours à fond sur toi...

 Sur ce, il alla sur la piste pour danser sensuellement avec son mec. Embry les suivit du regard un petit moment, avant de se retouenr vers Valentin.

 - Tout compte fait, je vais vraiment finir par croire qu'il est tombé du premier étage, déclara-t-il.

 Valentin éclata de rire, ne sachant pas trop si c'était à cause de l'alcool.

 - Pourquoi donc? demanda-t-il.

 - Parce que... il n'a pas l'air très fin, voilà tout.

 Valentin le toisa avec toute la suffisance qu'il possédait, une lueur de moquerie dans le regard.

 - C'était plus amusant quand vous faisiez semblant de me croire!

 - Je n'ai jamais dit que j'y croyais, j'ai dit que j'étais désolé pour ce pauvre garçon, et franchement, il y a de quoi!

 Valentin sourit, ravi qu'Embry entre dans son jeu.

 - A ce propos... je n'ai pas vraiment apprécié la manière dont vous vous êtes en allé hier... m'étais-je montré désagréable?

 - Je n'en sais rien... on ne mélange pas vie privée et travail, lui rétorqua Valentin, énigmatique.

 - Vous trouvez ça comique? demanda Embry, agacé.

 - Désolé mais... oui, très!

 Il éclata de rire et Embry prit un air pincé, manifestement vexé de ne pas être pris au sérieux. Ce fut ce moment que Sonia choisit pour arriver. Elle salua Embry, surprise :

 - Bonsoir, vous connaissez Valentin?

 - On peut dire ça comme ça... répondit Embry.

  Sonia se tourna vers Valentin, qui acquiesça. Soudain une idée lui vint : si Sonia n'était pas insensible à ses charmes, il pouvait se servir d'elle... devant Embry. Saoul qu'il était, il se fichait que ce soit immoral. Sans un mot, il passa un bras autour de la taille de sa jeune amie, qui ne se fit pas prier, et l'attira à lui. Sous les yeux d'Embry il l'embrassa langoureusement, les mains baladeuses, et la relacha au bout d'une dizaine de se condes, pressentant qu'il allait passer une mauvaise journée de travail le lundi s'il continuait.

 - Vous disiez?

 Embry secoua la tête, le front plissé, et se pencha jusqu'à son oreille, le sourire aux lèvres :

 - Je vous vous laisser vous "faire" cette demoiselle, comme le dit si joliement votre ami, Mr Williams... passez une bonne nuit.

 Sur ce, il les quitta sans un regard en arrière, rejoignant son groupe d'amis pour retourner discuter avec l'homme aux cheveux chataîns.

 Sonia tapota Valentin sur l'épaule. Elle avait l'air enjoué.

 - Bon... Eric m'a tout raconté. Je suis arrivée au bon moment, hein?

 - QUOI ?!

 

Fin du chapitre 8 lol...

C'est que ça commence à se corser  !^^

Ceux à qui ce genre d'histoire ne plait qu'à moitié, je vous conseille d'arrêter votre chemin ici... j'ai fait durer les choses en longueur pour faire plus réaliste, mais le sexe ne va pas tarder à arriver...

Bisous all,

Je pense publier le chapitre 9 dans la journée!

 

 

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Le stage : Chapitre 9  posté le dimanche 26 août 2007 18:30

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 9

  Le week-end était passé à toute vitesse, après s'être autorisé de faire la grasse matinée le dimanche matin, Valentin s'était remis au travail, et il s'était bien informé des actualités au cas où on lui confierait un sujet houleux, même si jusqu'ici son seul travail consistait à aider Carla et à aller lui chercher son café.

 Ce fut donc avec assurance qu'il alla s'asseoir à son bureau le lundi matin, saluant la jeune femme qui semblait très occupée.

 - Tu as besoin d'un coup de main?

 - Non merci Valentin, tout à l'heure peut-être lui répondit-elle en souriant. J'ai dû recevoir du courrier, va à ma boîte de réception et fais le tri, après tu répondras à ceux qui en valent la peine...

 - Ok, et c'est parti pour une nouvelle journée de folie...

 Carla rit mais ne dit rien, et Valentin effectua son travail dans la joie et la bonne humeur. Il se demandait comment est-ce qu'elle arrivait à gérer tout ça avant qu'il ne devienne temporairement son assistant, et comment elle pourrait tout reprendre une fois qu'il serait parti... même s'il n'avait aucune envie de partir.

  La matinée s'écoula lentement, et, sur le coup de dix heures, le téléphone sonna. Carla prit l'appel, écouta son interlocuteur, puis raccrocha. Elle se tourna alors vers Valentin.

 - Tu dois aller chez McDeal, il veut te voir.

 Le sang de Vlanetin ne fit qu'un tour. Il avait méprisé Embry sur toute la ligne le samedi soir et il avait eu l'air furieux! De plus, il avait mis une cravate, exprès pour embêter le beau millionnaire... il se tenait fermement à sa décision selon laquelle il devait narguer Embry, mais dès qu'ils étaient au travail, cela devenait un peu plus compliqué... il n'était qu'un stagiaire.

 Haussant les épaules, il se leva de son siège et prit l'ascenseur jusqu'à l'étage 48, là il se retrouva bientôt devant le bureau d'Embry McDeal et frappa à sa porte, de deux coups secs.

 - Entrez, entrez...

 Valentin ouvrit et referma la porte, avant de se diriger vers Embry qui se tenait debout près de la fenêtre, une cigarette à la main.

 - Monsieur Williams... dit-il sans se retourner.

 Valentin se retint de lui crier : "Non, c'est le père Noël!" .

 - Oui?

 - J'ai eu le loisir de m'approfondir sur vos rapports, ce week-end...

 Valentin ne put masquer sa surprise : il ne pensait pas qu'Embry aurait perdu son temps à lire ses textes. De plus, il s'attendait plutôt à ce qu'il l'ait fait venir pour le réprimander au sujet de son comportement outrageux avec lui.

 - Ca vous étonne, on dirait.

 Embry avait enfin daigné se retourner vers lui, et il le srutait de ses noires prunelles.

 - En effet, répondit Valentin d'un ton détaché. Je ne m'y attendais pas.

 - Bref... je constate que travailler avec Mr Bartle est profitable pour vous, il assiste à deux autres conférences dans la semaine et dans votre intérêt, il serait judicieux de l'accompagner... en vous montrant plus attentif que la fois dernière, naturellement.

 - Oui, naturellement, répondit Valentin avec ironie.

 Embry plissa les yeux, apparemment agacé, mais ne fit aucun commentaire. Pas de doute possible : il se souvenait très bien de leur entrevue en boîte, car l'antipathie qui émanait de lui était palpable. Il prit les dossiers de Valentin sur une étagère et s'apprêtait à les lui remettre en main quand son regard se porta sur sa cravate. Levant les yeux au ciel, il posa les papiers sur une table basse et revint à la charge.

 - Mr Williams, je croyais vous avoir spécifié que ce genre d'accessoires était parfaitement inutile.

 Valentin s'en souvenait très bien. Et il se souvenait aussi qu'Embry l'avait tutoyé, ce jour-là, dans les toilettes.

 - Et si je ne suis pas du même avis? ironisa-t-il.

 Il savait qu'il allait bien trop bien, mais peu lui importait. Son désir de défier Embry était bien trop grand pour qu'il laisse passer une occasion pareille. Celui-ci fronça les sourcils, sûrement énervé et surpris qu'il lui tienne tête ainsi.

 - C'est une provocation? demanda-t-il calmement.

 - Je ne sais, je ne m'alange pas vie privée et travail, lui répondit Valentin, ne pouvant s'empêcher de sourire.

 Embry parut troublé et agacé, puis son visage changea d'expression pour passer à l'amusement.

 - Il me semblait aussi, commença-t-il d'un ton douceureux, que je vous avais dit que, si je vous reprenais à porter ça, je vous la ferais enlever...

 - Je ne crois pas, non, répondit Valentin, provocateur.

 Le sourire d'Embry s'élargit, puis il se pencha pour murmurer à son oreille :

 - Vraiment? Tu ne crois pas...

 - Peut-être ai-je besoin d'une démonstration... fit Valentin, ne le quittant pas des yeux.

 Embry rit silencieusement à son oreille, puis, sans crier gare, il le poussa avec violence contre le mur et le plaqua. Valentin, surpris par cette brusquerie, releva la tête, mais Embry, qui venait de saisir sa cravate de sa main gauche, l'attira à lui et s'empara de ses lèvres, collant leurs corps par son bras droit qui entourait la taille de Valentin. Celui-ci sentit la langue d'Embry s'introduire dans sa bouche, et répondit aussitôt au baiser avec fougue, lui donnant plus de vigueur. Puis il enserra les épaules d'Embry, et cala leurs bassins avec bestialité, il attendait ce moment depuis une semaine et n'allait pas s'en priver. Au bout d'une vingtaine secondes, il sentit Embry se retirer peu à peu, mais il ne l'entendait pas de cette oreille et le ramenant à lui en passant sa main gauche derrière sa nuque, l'aggripant sauvagement, et poussa sa tête vers la sienne. Sans cesser de l'embrasser, Embry le relacha pour lui arracher littéralement sa cravate, qu'il jeta à terre avant de promener ses mains sur le torse de Valentin, à travers sa fine chemise qui ne laissait rien ignorer de sa musculature.

 A ce contact Valentin gémit et prit une bouffée d'oxygène, Embry abandonna sa bouche pour s'attaquer à son cou qu'il embrassa avec passion et fureur, alors que Valentin fermait les yeux sous l'effet du plaisir.

  Soudain Embry se redressa et plongea ses yeux dans les siens, reprenant son souffle.

 - Qu'est-ce que tu fais avec Logan? l'interrogea-t-il.

 - Je te l'ai déjà dit, répondit Valentin, vexé qu'il lui parle de Logan à ce moment précis. Rien du tout, c'est ce crétin qui s'est sauvagement jeté sur moi!

 - Pauvre petite victime innocente... ironisa Embry, sceptique.

 Valentin ne dit rien, s'il ne le croyait pas tant pis pour lui. Embry dut faire cette déduction car il reprit parole :

 - Et... l'autre, là... ton copain.

 - Eric? C'est juste un ami qui a un peu des vues sur moi...

 - Un peu? dit Embry, l'air franchement pas convaincu. Ami ou pas, je hais ce gosse, déclara-t-il.

 - Gosse? Il est plus vieux que moi! s'indigna Valentin.

  Embry sourit, amusé, et frôla le coin de sa bouche de ses lèvres.

 - Justement, tu es un gosse, mon petit Valentin... ne me regarde pas comme ça, tu ne me feras pas dire le contraire, se moqua-t-il, remarquant son air furieux.

 - C'est ça... tu vas voir ce qu'il te dit, le gosse...

 Descendant ses mains jusqu'au postérieur d'Embry, qui sourcilla à ce contact, il entrouvrit les lèvres et passa sensuellement sa langue dessus, le tout dans une lenteur calculée sans quitter le beau blond des yeux, car il désirait l'exciter.

 Le stratagème sembla marcher car Embry se pencha vers lui et attrapa sa langue entre ses lèvres, puis ouvrit plus grand la bouche et glissa sa propre langue dans celle de Valentin, la faisant tourner lentement, caressant sa langue, la glissant plus en profondeur jusqu'au commencement de sa gorge... ce baiser était plein d'érotisme, il rappelait à Valentin le sexe en lui-même, les pénétrations...

 Quand il eut décidé que cela avait assez duré, Embry se détacha de lui et lui caressa les fesses, visiblement satisfait.

 - Pour un hétéro reconverti de fraîche date... je suis impressionné.

 - Quoi?! s'étrangla Valentin..

 - Oh, juste les petites informations de Logan... je ne l'ai pas cru, au départ, quand il m'a annoncé que tu étais gay...

 Remarquant l'air blasé et la colère évidents de Valentin, Embry continua sur sa lancée :

 -Désolé de te surprendre, mais il ne pouvait pas me cacher ça... Logan et moi, on se connait depuis longtemps.

 - Vous couchez ensemble? lui demanda Valentin, préférant être direct.

 - Oui.

 Valentin grimaça et détourna la tête, essayant tant bien que mal de masquer sa déception et son dégoût. Il avait puérilement pensé, l'espace d'un instant, qu'il pourrait avoir Embry pour lui seul.

 - Que ce soit bien clair entre nous. Je n'appartiens à personne, Valentin... quand je vois un mec qui me plait, je couche avec, et si l'essai m'a plu, je poursuis cette "relation" ...

 - Tu me prends pour une fille, là! l'interrompit Valentin, vexé.

 - Tu réagis comme une fille, riposta Embry, fortement agacé.

 - Non, je n'ai rien dit. Tu ne peux pas savoir ce que je pense.

 - Alors, vas-y. Je t'écoute, persifla Embry, croisant les bras.

 - J'étais en train de me dire... commença Valentin, demeurant indifférent à son manque de patience, que Logan était quand même sacrément gonflé de ne rien m'avoir dit sur ton homosexualité.

 - Ah oui... pourquoi? Ca fait depuis longtemps que tu as des vues sur moi?

 - N... non! balbutia Valentin, rouge de honte.

 Embry sourit devant son trouble, et lui caressa la joue.

 - Ne t'en fais pas, va... hormis ton affreuse cravate, tu étais terriblement désirable, à ton arrivée... qu'est-ce que je déteste ces trucs-là...

 - C'est ce que j'ai cru comprendre, dit Valentin en désignant le morceau de tissu qui gisait au sol.

 - Tu n'avais qu'à pas me chercher... entre samedi et aujourd'hui, j'ai vraiment résisté à l'envie de te foutre une paire de claques... A ce propos... reprit-il, fronçant les sourcils, tu as couché avec cette fille?

 - Je n'appartiens à personne, s'esquiva Valentin, ironiquement.

 Embry lui lança un regard noir, de toute évidence la plaisanterie ne l'amusait pas. Choisissant la ruse il se colla à Valentin, embrassa son cou, et lui caressa le torse, glissant vicieusement sa main sous sa chemise.

 - Dis-moi... chuchota-t-il à son oreille, en mordillant le lobe.

 C'enn était trop pour Valentin. Il craqua et enlaça Embry.

 - Non, bien sûr que non. Tu me vois coucher avec une fille?

 Embry rit, satisfait par sa réponse, et reprit possession des lèvres de Valentin, pour chercher sa langue, qu'il prit avec voracité.Cependant il descendait ses mains le long de son dos, et pressa ses fesses avec force une fois qu'il les eut atteintes. A ce contact Valentin avança instinctivement le bassin, ce qui plaqua son entrejambe à celui d'Embry, et il sentit son sexe se durcir dans ses sous-vêtements en songeant que le corps d'Embry était tout à sa portée, contre lui. Il avait envie de lui, envie d'un corps d'homme tout contre lui, c'était encore une autre sensation nouvelle... Tout cela semblait si soudain! Il se voyait mal baiser dans un bureau, surtout pour sa toute première fois avec un homme.

 - Tu sais, commença Embry après avoir mis fin au baiser, si tu sais me satisfaire niveau cul, il se peut que je revoie mes principes...

 - Ce qui veut dire? demanda Valentin, avide de précisions.

 - Ce qui veut dire que si tu es particulièrement bon au pieu, je laisserai tomber tous mes bouche-trous... ne t'inquiète pas, je suis sûr que tu es très... comment dire... jouissif, dit-il en passant sa langue sur sa lèvre supérieure, de manière provocante.

 - Mmh... je vois, se contenta de dire Valentin, tentant d'ignorer son érection, sans toutefois y arriver.

 Embry le regarda en souriant, puis il embrassa le commencement de son torse avant d'y faire parvenir sa main droite, qu'il descendit rapidement jusqu'à l'entrejambe de Valentin, qui se sentait sous pression.

 - Reste tranquille, lui ordonna Embry avant de lui déboucler prestement sa ceinture.

 - Qu'est-ce que tu fais?! l'interrogea Valentin, alarmé.

 - Je te donne un petit avant-goût du sexe avec un homme, lui répondit Embry, très amusé par sa gêne.

 Suite à quoi il déboutonna hâtivement son pantalon et lui baissa son boxer, laissant apparaître la verge dure et déjà tendue.

 - Tu es mieux monté que ce que je m'imaginais, Valentin... elle m'excite déjà.

 Il caressa le sexe durci, puis en prit le bout en bouche, qu'il titilla de sa langue, avant de le retirer pour promener sa langue sur toute la longueur de la verge, allant en lécher les testicules au bout.

 - A-Aah... gémit Valentin, se délectant de ces préliminaires.

 Sentant le sexe se gonfler un peu plus dans sa main, Embry le remit dans sa bouche, avec plus de profondeur cette fois-ci, et le caressa de sa langue, la tournant de droite à gauche. Puis il débuta ses mouvements de va-et-vient, suçant la queue gonflée du plus loint jusqu'à son extrémité, les mains en appui sur les hanches de Valentin qui 'agitait à ce rythme lent.

 - Embry... murmura celui-ci, laissant choir sa tête en arrière sous l'effet du plaisir et fermant les yeux, la bouche ouverte ouverte d'où sortait un râle haletant.

 Les mouvements d'Embry se firent de plus en plus rapides, il avait remarqué que son partenaire s'arquait et prenait son pied, ça l'excitait de le voir comme ça, il avait envie de le prendre directement sur son bureau... Il enfonçait le sexe de Valentin de plus en plus loin dans sa bouche, le faisant pénétrer jusque dans sa gorge, le léchant continuellement.

La respiration de Valentin était sacadée, il gémissait de plaisir et se tenait au mur pour ne pas défaillir sous les sensations que lui procurait Embry, même si sa virilité était déjà gonflée à bloc il avait l'impression qu'elle enflait de seconde en seconde, et la bouche d'Embry était si étroite... c'était atrocement bon d'être en lui, et il désirait son anus plus que jamais...

Au bout d'un moment Embry prit le verge moins en profondeur et saisit le reste de ses mains, il continua ses avanacées et ses reculées tout aussi rapidement, les lèvres toujours aussi serrées contre la paroi du pénis, et se mit à en lécher l'extrémité avec apllication, accélérant le rythme au maximum.

 - Ah... ah, Embry, je vais... je vais... éja... gémit Valentin, s'arquant.

 Mais Embry ne se retira pas et continua avec deux fois plus de vigueur, jusqu'à ce que Valentin éjacule dans sa bouche, et il avala le sperme, tout en remontant le boxer de Valentin qui s'était déversé dans un râle de plaisir.

 Une fois qu'il eut remis tous ses habits en place, il se releva et l'embrassa dans le cou, avant de le relacher.

 - Dépêche-toi de retourner travailler tant que je me contrôle...

 - Oui... fit Valentin, baissant les yeux, un peux gêné.

 Alors qu'il allait prendre la porte, Embry le retint par le bras et lui glissa à l'oreille :

 - Au fait, Valentin... tu es extrêmement bandant, quand tu jouis...

 Valentin rougit, acquiesça, et sortit du bureau en hâte.

 Ce ne fut que lorsqu'il fut dans l'ascenseur qu'il se rendit compte qu'il avait oublié ses rapports.

 "Tant pis,pensa-t-il, je les récupèrerai plus tard" .

 

Et voici le chapitre 9 tant attendu !

Franchement, j'ai écrit pour l'instant 15 chapitres (j'en prévois autour de 25 pour cette fic), mais celui-ci reste mon préféré...

Je veux dire, question sexe, les suivants sont plus... ahem... "complets" xD^^, mais ça, ce sont les touts premiers pas ensembles d'Embry et Valentin...

Je posterai certainement un ou deux autres chapitres dans la journée.

 

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Le stage : Chapitre 10  posté le mercredi 29 août 2007 09:17

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 10

  Le lendemain matin, Valentin n'avait pas recroisé Embry, et ce fut avec surprise qu'il trouva ses rapports sur son bureau. Il se demanda vaguement si son patron avait pris la peine de les lui déposer lui-même, ou s'il avait seulement envoyé un quelconque employé...

 UN sourire béat fendait son visage tandis qu'il déposait ses affaires et actionnait les lumières, car il pensait à la très agréable pipe que lui avait fait Embry hier... il avait hâte d'aller plus loin avec lui.

 Mais l'entrée de LOgan interrompit ces douces pensées :

 - Bon, tu es prêt?

 Valentin le regarda avec incompréhension. De quoi diable parlait-il?!

 - C'est à dire?

 - La conférence sur la famine dans le Tiers-Monde, idiot! Je vais finir par changer de coéquipier, si tu y mets aussi peu de bonne volonté! le réprimanda-t-il

 - Je n'étais pas au courant, répondit Valentin. Je ne connaissais pas l'horaire, et, pour tout te dire, ça me cassait les couilles de chercher... Bon allez, je prends ça... ajouta-t-il en refermant une chemise cartonnée, ça... et ça... je suis prêt!

  Ses affaires en main, il suivit LOgan jusqu'à sa voiture sans mot dire, encore troublé. La dernière fois que les deux hommes s'étaient vus, c'était le vendredi soir, quand Embry les avait surpris en position intime, suite à quelques baisers. De plus, il avait appris le jour précédent que Logan et Embry couchaient ensemble... génial !

 Valentin ruminait ces pensées depuis trop longtemps. Aussi, quand ils s'arrêtèrent à un fey rouge, il se tourna vers Logan :

 - Pourquoi tu ne m'as rien dit, pour Embry?

 - Tu n'as pas aimé la surprise? demanda son collègue en éclatant de rire.

 Voyant que ça n'amusait visiblement pas Valentin et qu'il était le seul à trouver cela comique, il se reprit :

 - Excuse-moi mais je trouvais cette situation drôle. Et puis... ça n'a rien changé, que je sache?

 - Même, dit Valentin en se renfrognant. Histoire de principes.

 Il détourna puérilement la tête et ne lui adressa plus la parole de tout le trajet. cela semblait mettre Logan mal à l'aise, car il ne cessait de lui jeter des coups d'oeil furtifs, et il s'en réjouissait.

 Après tout, il n'avait pas de souci à se faire : il n'aurait plus besoin des notes de Logan, cette fois-ci, puisqu'il aurait les siennes...

 Alors qu'ils pénétraient dans la bâtiment, Logan lui barra le passage en lui faisant face.

 - Tu comptes tirer la gueule toute la journée?

 - Non, plus si j'en ai envie.

 Logan laissa échapper un juron, agacé et blasé à la fois.

 - Mais enfin, je me suis excusé pour cette histoire débile, qu'est-ce que tu veux de plus?

 - Non mais tu as déjà oublié la fois où tu t'es jeté sur moi, sans mon accord?!

 - Oh, pardon, mais tu me semblais plus que consentant, lui rétorqua Logan.

 Valentin piqua un fard, eut eut un peu plus honte de lui-même, car c'était vrai.

  - Jusqu'au moment où je t'ai demandé d'arrêter, et que tu as gardé la même position!

 - Excusez-moi Mr Valentin, si quand Mr McDeal est arrivé, il nous a trouvé dans une position des plus explicites! Espèce d'imbécile! Je fais tout pour t'aider, et toi, tu n'es même pas capable de t'en rendre compte! s'exclama Logan!

 - Me... M'aider?

 - Tu crois vraiment qu'Embry aurait tenté un coup avec toi si je n'avais pas attisé sa jalousie, et révélé ton homosexualité?

 Valentin ne trouva rien à redire. Logan avait raison, il s'était montré égoïste, et l'avait pris en grippe seulement parcequ'il avait eu vent de ses ébats avec l'homme qu'il désirait pour lui tout seul...

 - Désolé, marmonna-t-il, penaud.

 - C'est rien, grommela Logan en s'écartant pour lui laisser le pssage. Heureusement que je ne suis pas rancunier, moi! Sinon... je voulais te parler d'un autre truc.

 - Qui est?

 Logan rougit quelque peu et arbora son habituel sourire pervers, avec un petit air d'excuse, cette fois.

 - Je me demandais si... bref... enfin, j'ai entraperçu ton ami brun l'autre jour, et... enfin... Embry m'a dit que c'était un parfait crétin, mais s'il est ami avec toi, il ne peut pas être totalement con, hein? Et...

 - Ok, je t'arrange le coup, lacha Valentin, comprenant là où il voulait en venir.

 Le sourire de son interlocuteur s'élargit.

 - Merci, c'est sympa... tu vois, je n'ai pu apercevoir que son petit derrière, mais ça m'a largement convaincu... et puis Embry a dit qu'il était mignon, malgré son crâne d'oeuf...

 - Il a dit ça? grinça Valentin.

  Logan éclata de rire, et lui donna une tape dans le dos qui le fit tituber.

 - La jalousie est un vilain défaut, Mr Valentin!

 - Arrêtes de m'appeler comme ça, triple idiot!

 

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