Accueil Date de création : 26/07/07 / Dernière mise à jour : 27/06/08 17:16 / 27 articles publiés

Le stage : Chapitre 1  posté le jeudi 26 juillet 2007 16:59

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 1

 Pix: Only the ring finger knows

"Pfiou, qu'est-ce qu'il peut faire chaud dans cette maudite salle" pensa Valentin, glissant une main entre le col de sa chemise blanche, neuve, et son cou, d'un geste maladroit. Il desserra quelque peu son noeud de cravate, accessoire qu'il n'affectionnait pourtant pas particulièrement, mais qu'il se sentait obligé de porter lors des réunions comme celle-ci.

Valentin était en fait un fringuant jeune homme, qui venait tout juste de fêter son vingtième anniversaire, au mois de janvier. Sur le plan physique, il était assez grand, et élancé, pas du genre boxeur costaud mais assez musclé pour pouvoir se défendre en cas de besoin et, accessoiremment, pour faire se pâmer nombre de filles à la vision de son torse aux pectoraux saillants. Il possédait une chevelure fine, chatain clair, qui retombait de manière négligée au commencement de sa nuque, des yeux d'un bleu limpide, une bouche légèrement en forme de coeur, charnue et rebondie, un nez quelque peu retroussé qui lui donnait un air taquin et enfantin, en particulier lorsqu'il souriait, et des traits doux, bien que marqués par sa vivacité d'esprit et son intelligence. Du côté de sa personnalité, c'était quelqu'un d'assez réservé, même s'il était toujours partant pour une soirée entre copains ou d'autres sorties que les jeunes de son âge avaient pour habitude d'organiser, cela dit il ressentait souvent le besoin de s'isoler pour réfléchir à des sujets plus complexes que l'alcool, les filles, et les différentes boîtes de nuits de la ville où il résidait, New York. Valentin habitait le sud de Manhattan, et avait, jusqu'à l'année précédente, pris les trasnports en communs tous les jours pour se rendre, durant son adolescence, au collège et au lycée, puis, plus proche dans le temps, à l'Université, où il avait étudié durant deux années pour se former en tant que journaliste; ayant sauté une classe à l'école primaire, il avait réçu son diplôme en fanfare à l'âge de dix-sept ans, et était en année sabbatique depuis la fin de sa deuxième année de fac, c'est à dire depuis juillet. Au commencement du nouvel an, étant un féru de travail qui supportait mal l'inactivité, surtout quand tous ses amis, passaient leur journées à bûcher, il avait envoyé son CV à plusieurs rédactions, n'omettant pas de préciser qu'il avait réussi son concours à la fin de sa deuxième année d'études avec brio, terminant dans les premiers, ce qui avait dû jouer en sa faveur car il reçut plus de réponses qu'il ne l'aurait cru, mais c'était sur le "Days & News" que son choix s'était finalement porté, bien qu'il ait été, dans un premier temps, légèrement intimidé à l'idée de faire un stage au sein d'un journal aussi prestigieux.

  Et tous ces évènements l'avaient mené là, un lundi matin, dans une salle de réunion surchauffée  des bâtiments de la rédaction, habillé d'un costume de marque qui, tout compte fait, était peut-être la raison de ce sentiment de chaleur étouffante, à moins que ce ne soit sa nervosité qui en soit la cause. Il était assis aux côtés de Carla, une jeune femme de 25 ans qui l'avait pris sous son aile dès qu'il avait franchi le seuil du gratte-ciel, dans la matinée, à l'heure convenue pour débuter son stae qui était d'une durée non délimitée, on le gardait un mois et ensuite on déciderait si on pouvait lui offrir un poste de débutant, le renvoyer, ou tout bonnement le garder en tant que stagiaire, en fonction de ses capacités. Il avait désormais le devoir d'accompagner Carla partout où elle se rendait, avec pour seule mission de prendre de la graine de ce à quoi il assistait, et si possible d'émettre ses opinions et idées, ce qui, lui avait-on dit, ferait bonne impression auprès de ses supérieurs si ses remarques étaient pertinentes, et ses arguments de taille.

  La salle dans laquelle ils se trouvaient se situait au vingt-troisième étage, à l'angle du bâtiment. Valentin pouvait donc voir la neige tomber en grande quantité, les flocons poudreux agités par le vent mordant de février, deux des murs de la pièc étant des vitres offrant une vue remarquable sur un New York enneigéoù une multitude de silhouettes sombres grouillaient dans les rues, tel un gigantesque troupeau de fourmis. Le sol était carrelé, d'un blanc aussi pur que la neige au-dehors, et les murs étaient pâles, également. Toute cette blancheur faisait blêmir Valentin, à l'instar des lieux, bien qu'il soit déjà clair de peau.

  Au centre de la pièce était entreposée une table noire rectangulaire, autour de laquelle une dizaine de personnes, toutes plus vieilles que Valentin, discutaient avec animation des dernières nouvelles. Seuls Carla et lui rrestaient silencieux, elle parce qu'elle était affairée à fouiller dans son sac à main à la recherche d'un stylo pour prendre des notes, lui parce qu'il était sous tension et manipulait le sien avec frénésie, dans tous les sens.

   Soudain on entendit un bruit de portes qui s'ouvrent, tous les éclats de voix s'éteignirent et l'on se redressa sur son siège, à l'exception de Valentin qui était déjà raide comme un piquet. Craignant de se montrer importun, il resta stoïque et ne détourna pas le regard vers les nouveaux arrivants, fixant sans vraiment la voir la toile pour les projections, droit devant lui. Un premier homme, brun, passa rapidement dans son dos et alla prendre place auprès de deux femmes d'un certain âge, Valentin ne lui prêta guère attention, trop à cran. Le deuxième nouveau venu s'affairait derrière lui, d'après la provenance des sons qu'il faisait. Pivotant la tête de 90 degrés, Valentin vit qu'il plaçait bon nombre de dossiers sur une étagère, et déplaçait un projecteur, toutefois il n'aperçut pas son visage, juste une haute silhouette dans un élégant costume noir, aux épaules carrées. Il reporta bien vite son attention au point imaginaire au centre de la table, jusqu'à ce qu'il sente un courant d'air dans son dos, qui électrisa tous ses sens, suivi d'un léger frottement au niveau de sa nuque. Détournant instinctivement la tête, il vit que c'était l'homme aux diapositives et au projecteur qui venait de le frôler. Celui-ci marmonna un bref mot d'excuse, puis se dirigea d'une démarche svelte et rapide vers la toile à projections qu'il abaissa d'un coup sec, sans regard en arrière.

- Veuillez éteindre les lumières, Monsieur Bartle, s'il vous plaît.

C'était le nouvel arrivant qui venait de parler, d'une voix tranchante et froide, mais pourtant d'un ténor à la résonnace suave et profonde à l'oreille.

 Quoiqu'il en soit Valentin ne put réprimer un frisson à l'entente de cet ordre si sèchement donné, lui qui suffoquait quelques minutes plus tôt... Carla se retourna brèvement vers lui, un sourire engageant aux lèvres... ce qui ne réssit pas pour autant à le mettre en confiance. Mr Bartle se leva de son siège pour actionner les interrupteurs, mais l'homme se retourna au même instant et Valentin eut le loisir de l'observer pendant quelques secondes avant que les lumières ne s'éteignent. Il était grand, très grand, plus du mètre quatre-vingt sans doute, ses cheveux blonds foncés coupés relativement courts, dont quelques mèches folles retombaient impeccablement sur son front volontaire étaient en parfaite harmonie avec son teint légèrement hâlé, son regard perçant aux yeux d'un noir d'encre, son nez droit et fin, ses pomettes saillantes et ses lèvres fines au coin desquelles se dressait un petit pli, ride dûe à un sourire moqueur que l'on devinait rien qu'à la suffisance qu'exprimaient ses yeux et sa posture. A son oreille gauche scintillait un petit anneau d'argent, et une chaine en or étincelait sous sa chemise prune entrouverte au col... Valentin lui donnait la petite trentaine.

  Bien des personnes le scrutaient dans la salle, mais il devait être le plus indiscret, car l'homme baissa soudainement les yeux dans sa direction, et plongeant son regard pénétrant dans ses prunelles. Etrangement, la chaleur qui habitait le corps de Valentin quelques minutes plus tôt revint au galop.

  Les lumières s'éteignirent, la pénombre obscurcit la salle.

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Le stage : Chapitre 2  posté le vendredi 27 juillet 2007 10:07

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 2

 Pix: Gravitation

  Immédiatement après que les lumières se soient éteintes, du moins c'est ce qu'il sembla à Valentin, le projecteur derrière lui s'alluma, et une diapositive envahit la toile-écran. L'homme aux cheveux blonds s'était déplacé aussi vite, sans faire le moindre bruit? Un bref coup d'oeil en arrière confirma ses pensées, ce qui ne le frustra que davantage : il s'était abandonné dans ses réflexions concernant l'homme qu'il venait de détailler, perdant toute notion du temps... voilà qui promettait! Un léger coup de coude de la part de Carla lui fit relever la tête, et étudier le document mis en place sur l'écran... des statistiques. Les statistiques des ventes du "Days & News" au cours de l'année précédente, regroupées par mois, et le nombre de ventes depuis l'année commencée.Il y en avait des millions et des millions... Valentin entendit un déclic derrière lui, et, aussitôt, un point rouge surgit sur l'écran, bougeant selon les mouvements de mains de l'homme à la chevelure blond foncé. L'idée qu'il soit juste derrière lui fit se dresser les poils de Valentin, inexplicablement... il avait la chair de poule!

 - Comme vous pouvez le constater, après une infime chute au commencement de l'année qui vient de s'écouler, nos ventes ont remonté, se stabilisant au même chiffrage pendant quelques mois, avant de connaître une hausse plus avancée à la fin de l'année, qui se poursuit sur celle qui vient de débuter. J'associerais cette progression aux actualités qui, dernièrement...

  Valentin avait raiment du mal à suivre ce qui se disait. A l'entente de cette voix, il ne pouvait pas se concentrer en même temps sur ces maudites statistiques qui lui importaient peu, et sur l'exquis ténor qui remplissait la pièce de ses tons chauds, mélodieux, et pourtant froids et durs comme la roche. Il fit tout de même l'effort de noter quelques mots et évènements griffonnant à toute allure sur son bloc-notes. Il n'avait pas très bien saisi pourquoi on pouvait à présent admirer le portrait du Président des Etats-Unis sur la toile, cela devait certainement concerner un sujet politique... (très bonne déduction xD) .

 En tous cas, lorsque ledit Mr Bartlese releva etré-alluma les lumières, Valentin cligna des yeux, surpris. Un coup d'oeil discret vers sa montre lui apprit que la réunion avait déjà démarré depuis plus d'une heure... il s'était pourtant mis au lit relativement tôt la veille! Il ne voyait pas d'où pouvait provenir son manque d'attention... il avait usé de quelques produits illicites dans la soirée du vendredi, mais n'en avait garé aucunes séquelles.

 L'homme aux diapositives alla s'asseoir à son siège, en face de celui de Valentin, à l'autre bout de la table, et celui-ci ne put s'empêcher de le détailler à nouveau sous toutes les coutures, même s'il savait que c'était impoli. Il y avait quelque chose de félin dans ses gestes, une élégance rare où on sentait la puissance... cet homme ressemblait à la glace et au feu, les deux fusionnés. Ilémanait de lui un tel style!

 - C'est Embry McDeal, lui chuchota prestement Carla. Un millionnaire héritier d'une chîne d'hôtels qui s'est reconverti dans la presse en achetant le journal l'année dernière. Tu n'en n'a pas entendu parler, aux infos? Il dit que nos ventes ont grimpé en flèche grâce aux actualités mais, entre nous, je pense que c'est surtout le changement de propriétaire qui en est la cause...

 Embry McDeal! Bien sûr, Valentin en avait été informé! L'un des plus prestigieux journaux américains, le "Days & News" , racheté par le richissime Mr McDeal, qui, soit dit en passant, ne manquait pas de succès auprès de la gente féminine! Il eut l'impression qu'il allait mourir de honte : il avait eu le propriéaire du "Days & News" dans la même pièce que lui durant une heure, sans le savoir, et l'avait dévisagé sans la moindre pudeur! Pire, il l'avait trouvé séduisant ... En se mettant dans la peau d'une fille, bien entendu... il avait déjà embrassé quelques copains au cours de soirées arrosées, mais Valentin était tout ce qu'il y avait de plus hétéro, même s'il n'avait pas connu beaucoup de fillescar il travaillait d'arrache-pied, mais aussi parce qu'il avait un an de décalage par rapport à celles de sa classe, et ce, depuis le collège...

 - Mais je vois que nous avons une nouvelle... recrue, si je ne m'abuse, dit une voix froide.

 Inutile de préciser qui avait prononcé ces mots. Un nouveau coup de coude de la part de Carla alarma Valentin, un peu perdu. Il se leva maladroitement, le feu aux joues.

 -J-Je m'apelle Valentin, je suis en stage pour un mois.

 Il y eut quelques murmures dans la salle, suivis de plusieurs rires étouffés, et Valentin se sentit encore plus mal à l'aise, ce qui fit passer son visage déjà coloré à l'écarlate.

 -Vous pourriez peut-être nous donner votre nom, "Monsieur Valentin", ironisa un homme brun situé sur sa gauche.

 Ce n'était autre que Mr Bartle, celui qui était arrivé en compagnie d'Embry McDeal, et qui s'était chargé des lumières. Il n'avait pas l'air beaucoup plus âgé que Valentin, bien qu'il paraissât plus sérieux, et habitué à porter le costard. Un bel homme, somme toute... mais enfin, ça n'allait pas du tout! Voilà qu'il se mettait à détailler tous les mecs au physique avantageaux qu'il croisait sur son chemin! Il resta un moment silencieux, ne sachant pas trop s'il devait prendre cetteréplique comme une attaque, ou s'il se faisait simplement des idées.

 - V-Valentin Williams, parvint-il à balbutier.

 Mr Bartle, le brun, lui adressa un regard dont il n'arriva pas à déchiffrer la nature, et Embry McDeal remit en place quelques dossiers.

 - Très bien, Mr Williams... mais ce n'était pas la peine de vous lever, annonça Mr McDeal, sans lui accorder un regard.

  Valentin se rassit sur son siège, honteux et troublé, et piqua du nez vers ses notes, ignorant avec peine les regards de curiosité non contenue qu'on lui lançait de toutes parts. Au terme de quelques secondes, se sentant plus sûr de lui, il releva prudemment les yeux, et c'est là qu'il découvrit ceux d'Embry McDeal, rivés sur lui. Il replongea aussi sec dans son bloc-notes, sur lequel il se mit à griffonner nerveusement. Malgré tout, le sourire moqueur qui dardait au coin des lèvres sans défaut d'Embry McDeal ne lui échappa pas.

 

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Le stage : Chapitre 3  posté le vendredi 27 juillet 2007 11:42

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  Il était maintenant une heure de l'après-midi.

 Au grand étonnement de Valentin, la réunion avait duré toute la matinée, Carla et lui avaient disposé d'une demi-heure pour la puse-déjeuner, à midi pile ils avaient quitté la salle blanche pour trouver un petit  restaurant dans les rues bondéés de Manhattan... carla n'appréciait guère la cantine du journal, la plupart des rédacteurs étaient fiers et hatains, et il n'était pas rare qu'ils viennent lui faire des avances non dissimulées, ce qui avait bizarremen le don de l'agacer au plus haut point. Ils avaient mangé rapidement, pour pouvoir retourner aux bureaux avant la fin de la pause, Carla tenait à lui montrer quelques documents, et la réunion dans qui avait débuté le matin se poursuivait dans l'après-midi.

 Il était à présent confortablement installé dans l'une des nombreuses salles réservées aux employés, en l'occurence, celle de Carla, on avait fait aménager un bureau pour lui en face de celui de la jeune femme, la pièce étant spacieuse en raison de son grade; en effet , carla était rédactrice en chef, un poste de la plus haute importance. Soudain le téléphone émit sa sonnerie stridente, elle le décrocha au quart de tour, et raccrocha le combiné quelques secondes plus tard.

 - On y va, l'informa-t-elle.

 Valentin suivit Carla en trainant des pieds. Il avait trouvé là réunion de la matinée barbante et humiliante, surtout quand Embry McDeal lui avait demandé son opinion sur un fait divers. Pris de court à sa question, il avait, au prix d'un ultime ffort, bredouillé une vague réponse qui avait fait se froncer nombre de sourcils dans la salle. Embry Mcdeal n'avait cessé de le dévisager, Valentin sentait qu'il le mettait à l'épreuve mais il n'arrivait pas à rester cohérente en présence de cet homme si intimidant...

 - Allez, entre, chuchota Carla.

 Il redressa la tête, surpris : ils avaient déjà atteint la salle de réunion, et ils étaient parmi les derniers arrivants. Un café les attendait à leurs places respectives, et Valentin, en pénétrant à l'intérieur de la pièce, ne put s'empêcher de regarder Embry McDeal. Celui-ci sirotait son cappucino, l'air absent, et ne sembla pas remarquer le regard pourtant insistant de Valentin. En revanche, ce regard n'échappa pas à Mr Bartle, le "brun séduisant" selon les nouveaux critères de jugement de Valentin, qui, il faut l'avouer, l'effrayaient un peu.

 Quand tout le monde fut installé, Valentin prit son stylo en main, bien décidé à prendre le plus de notes possibles : il pourrait rédiger un raport ce soir, et par conséquent, balayer la mauvaise image qu'on avait de lui. Il se voyait très clairement, faceà Embry...  celui-ci lui tapotait l'épaule, un grand sourire aux lèvres, le félicitant pour son bon esprit de travail... le soleil faisait briller l'anneau à son oreille... la main avec laquelle il lui avait donné une tape amicale descendait sur son torse, se glissant habilement sous sa chemise, le caressait et.... QUOI?!

 Il ne se mettait pas à fantasmer sur un hmme, quand même?!

  "Mais non, lui souffla une voix fluette dans son esprit. Ce n'est pas n'importe quel homme, c'est Embry McDeal!" .

 Valentin fit taire la voix sournoise et observa son café d'un oeil suspicieux : quelqu'un n'avait pas glissé des excitants dedans, par hasard? Ou de la drogue?

 Mais non, il devenait parano! Le propriétaire du "Days & News"  ne l'attirait pas du tout, il... il réfléchirait à ça plus tard!

 Embry prit la parole :

 - Bien... comme vous le savez certainement tous (son regard se posa sur Valentin sur le "tous") , notre ministre des affaires étrangères donne une conférence vendredi dans l'après-midi... j'aurais besoin de la présence de quelques journalistes sur les lieux...

 Son regard dériva vers Mr Bartle, qui était journaliste, et celui-ci acquiesca brièvement, ce qui sembla satisfaire le beau blond.

 - Parfait... Mr Bartle, vous pourriez peut-être embarquer le petit avec vous, qu'il se cultive et tire quelque... enseignement de son stage.

 ce fut seulement à la mention du mot "stage" que Valentin comprit qu'on parlait de lui. Il crispa la mâchoire, cherchant à se convaincre qu'égorger son patron n'était pas une bonne solution, sans toutefois y parvenir. Il releva mécaniquement la tête vers Mr Bartle, qui semblait beaucoup s'amuser de la situation, tout en ignorant le regard fixateur d'Embry qui, manifestement, atendait une réaction excessive de sa part... peut-être était-ce son imagination tordue qui lui jouait des tours, mais il avait la désagréable impression que le millionnaire cherchait à le provoquer.

 - Entendu... partant, Williams? l'interrogea Mr Bartle.

 - Oui oui... répondit Valentin, les dents serrées.

  Il vit alors Embry sourire pour la toute première fois : jusqu'à présent, son visage avait par moments été déformé par un rictus moqueur, ce qui collait parfaitement à ses traits et le rendait terriblement sexy, pensa Valentin, un peu honteux de penser des choses si peu orthodoxes d'une personne du même sexe que lui. Peut-être y avait-il encore du mépris derrière ce sourire, mais il était... renversant. Il avait entrevu les dents d'Embry, et, en cet instant, il lui rappela les mannequins qu'on voyait dans les publicités pour le surf... il dégageait plus que jamais un sentiment de chaleur, et Valentin sentit son corps entier s'embraser. Animé par une pulsion subite, il laissa errer son regard sur le corps d'Embry McDeal qui, fort heureusement, ne lui prêtait plus attention. Sa chemise prne entrouverte au col... il n'avait pas de cravate, lui! Il s'imagina que c'était lui qui la lui avait ôté, puis qu'il déboutonnait lentement sa chemise, et qu'enfin il découvrait son torse musclé qu'il embrassait, avant de descendre plus bas... il débouclait la ceinture d'Embry, caressait son entrejambe, Embry s'arquait et lachait une plainte de plaisir... Quand il en arriva au moment où il s'apprêtait à baisser son caleçon, se demandant à quoi ressemblerait le pénis de l'objet de ses fantasmes, une vive douleur le ramena à la réalité : son boxer était devenu trop étroit pour son propre sexe! Eberlué, il se rendit compte qu'il était en pleine érection pour... ce type? Il jeta un coup d'oeil circulaire autour de lui, de toute évidence la réunion allait bon train et personne n'avait remarqué son trouble. Mais cette douleur! Glisser sa main dans son pantalon était exclu. Il porta son regard sur Embry McDeal, espérant que son visage refroidirait ses ardeurs mais... ce dernier était debout, de dos, en train d'écrire un plan sur le tableau. Les yeux de Valentin firent la navette sur ce qu'il écrivait, et découvrit une écriture fine et soignée, en script. Mais, bien vite, ses pupilles refirent le chemin vers le séduisant blond, et descendirent... jusqu'à son postérieur. Le pantalon noir qu'il portait moulait ses fessiers musclés à la perfection, et Valentin n'arriva plus à en détacher son regard, cependant qu'une bouffée de chaleur lui montait à la tête.

 - Valentin! Valentin, ça va bien? chuchota une voix, affolée.

 Valentin, soulagé d'être tiré de sa contemplation perverse, se retourna vers Carla, encore désoeuvré.

 - Euh... oui, balbutia-t-il, les yeux hagards.

 - Je ne crois pas, non. Touche ton front. Tu as l'air mal en point.

 valentin porta sa main à son front et découvrit avec stupeur que celui-ci était brûlant. La phrase "le sexe donne la fièvre" lui trotta dans la tête, le nargant. Ca n'allait pas du tout!

 - Williams, un problème? demanda Mr McDeal, qu'il avait gêné dans sa démonstration.

 - J-Je...je crois que je vais m'éclipser un moment, répondit-il, rouge brique.

 

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Le stage : Chapitre 4  posté le vendredi 27 juillet 2007 12:52

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 4

  Valentin avait quitté la salle de réunion en grande pompe, bouillonnant intérieurement. Bouillonnant, car, d'un côté, il se serait donné des claques de s'afficher ainsi dès son premier jour, mais bouillonnant aussi... d'un autre côté.

 Même si ses sous-vêtements le faisaient souffrir le martyr, il ne pouvait que se féliciter d'avoir mis un boxer serré, au moins la bosse que formait son sexe en érection sous son pantalon n'était pas visible!

 Il s'engouffra rapidement dans les toilettes, après avoir déambulé avec une démarche de canard dans les couloirs du bâtiment, et fut heureux de constater que la pièce était vide. Sous la torture, il s'enferma dans une cabine, et baissa rapidement son pantalon, ainsi que son boxer. Jetant un coup d'oeil à sa verge durcie, il lacha un juron : il bandait, et pas qu'un peu. Il s'était déjà trouvé dans des situations similaires, mais en général, il avait sa copine à côté de lui pour satisfaire ses besoins! C'était surtout l'idée qu'il ait pu bander en fantasmant sur un homme qui le frustrait... et quel homme! Embry McDeal! Il revoyait clairement son visage quand il avait prononcé ces mots : "Williams, un problème?". Oui, il y avait un problème. Et le problème, c'était qu'il avait envie d'assouvir ses pulsions sexuelles avec son patron, qu'il n'aurait sûrement plus l'occasion d'appeler ainsi dans un mois s'il continuait à se comporter de manière aussi bête! Soupirant, il reposa les yeux sur son sexe.

 - Embry... murmura-t-il.

 Sansréfléchir à cequ'il faisait, il caressa ses testicules, et prit la verge en main, pour commencer à se masturber. Adossé contre la cloison de la cabine, les yeux mi-clos et les lèvres entrouvertes, il se mit à agiter le bassin et à faire des mouvements de va-et-vient de plus en plus prononcés avec sa main, augmentant peu à peu la cadence de ses gestes, et il sentit rapidement sa virilité enfler dans sa main. Pendant qu'il se masturbait, il ferma les paupières et imagina que la main qui enserrait son sexe n'était autre que celle d'Embry, ce qui l'excita doublement, et il éjacula beaucoup plus vite qu'à l'ordinaire, dans un gémissement de plaisir non contenu. Il se fichait que le beau blond soit son patron, il se foutait pas mal que ce soit un homme... il voulait qu'il le suce, qu'il sente à quel point il bandait pour lui...il voulait même ses fesses.

  A ce désir nouveau, un frisson d'excitation l'envahit, surtout quand il revit l'image des fesses d'Embry, dans son pantalon serré... il remonta bien vite ses habits, et sortit de la cabine, pour aller se rincer le visage aux lavabos... il n'en revenait pas de son culot : premier jour de stage, il quittait la réunion pour aller se branler dans les toilettes! Ca faisait depuis bientôt quinze minutes qu'il avait quitté la salle... et si les autres s'imaginaient qu'il avait un problème aux intestins? Et si Embry s'imaginait ça !!!

 Horrifié, il se força à respirer plus librement et, pour ce faire, défit le noeud de sa cravate, et déboutonna sa chemise blanche jusqu'à la naissance de ses pectoraux... arrangé de cette manière, son costume ressemblaqit pas mal à ceux qu'il mettait pour sortir en boîte.  Il faisait généralement des ravags auprès des filles, il savait parfaitement comment s'y prendre avec elles... mais avec un gaçon, il était paumé. Complètement paumé. Surtout quand il ne connaissait même pas  la sexualité de l'homme qu'il désirait.

  Alors qu'il était perdu dans ses réflexions, , les bras en appui sur les bords du lavabo et se fixant dans la glace, la porte s'ouvrit. Valentin s'attendait à tomber sur un type qu'il ne connaissait pas, un quelconque employé du "Days & News" , mais il manqua de s'étrangler quand il découvrit Embry McDeal sur le seuil de la porte.

 Celui-ci avança rapidement dans sa direction, le regard chargé de reproches, mais en même temps intrigué.

 - Il y a un problème, Valentin?

  C'était la même questions qu'avant, sauf qu'il la reposait en l'appelant par son prénom. Valentin dut faire un effort colossal pour ne pas se figurer que ce changement était dû à un désir réciproque de baiser de son patron.

 - Non non, répliqua-t-il, gêné.

 - Sûr? Tu es tout rouge...

 Valentin ne sut pas très bien ce qui avait le plus accéléré les battements de son coeur : qu'Embry ait remarqué qu'il suffoquait, ou qu'il le tutoie.

 - Oh... je vois, déclara-t-il soudain, sa voix se faisant tout à coup plus langoureuse.

 Valentin, en alerte, jeta un bref regard vers son entrejambe. Rien ne le trahissait. Pourquoi diable Embry prenait-il ce ton doucereux?

 - C'est la cravate, déclara solennellement ce dernier.

 - Pardon?!

 Il se retourna vers lui, stupéfait. A quoi donc jouait cet homme?!

 - La cravate, reprit-il, le regard éloquent. De vraies petites saloperies... on s'étouffe, avec ces machins-là...

 Valentin fixa Embry pendant un moment sans comprendre, se donnant l'impression d'un parfait abruti, avant de se souvenir qu'il avait défait sa cravate, et déboutonné son col.

 - Ah, oui! s'exclama-t-il un peu brusquement, un sourirecrispé aux lèvres. Je... j'avais un peu de mal à respirer.

 - C'est bien ce que j'avais cru comprendre...

 Valentin releva les yeux vers Embry, car il avait perçu la moquerie dans sa voix. En fait, celui-ci n'était pas tellement plus grand que lui... il le dépassait d'environ cinq centimètres, ce qui était rassurant. Quand bien même, il se demandait d'où venait ce ton moqueur...

 - Ahem... je vais euh... me dépêcher de la remettre... bredouilla-t-il piteusement.

 - Toi? Tu n'es même pas fichu de mettre une cravate sans t'étrangler avec!

 Ni une, ni deux, avant même que Valentin ait eu le temps d'assimiler ces paroles, les mains d'Embry s'étaient emparées de l'accessoire, et s'affairaient autour de son cou. Ses doigts semblaient froids, contre sa peau en ébulition.

 - Ce n'est pas la peine, je... marmonna-t-il avant de croiser le regard d'Embry.

 Celui-ci était lourd de sens, bien que Valentin n'arrivât pas entièrement à le déchiffrer. Il y avait de la sévérité, de l'autorité, une supériorité... cet air suffisant qui l'intiidait tellement. Les mains d'Embry fôlatraient autour de son cou, et s'activaient... pour finalement faire un noeud parfaitement serré, qui le laissait respirer librement. Etrange de la part d'un homme qui ne s'embarassait jamais de ce style d'accessoires...

 - Merci, souffla Valentin, soulagé que cette affaire soit terminée.

 Mais Embry n'en avait pas fini. Valentin eut un mouvement de recul instinctif en sentant ses doigts s'aventurer sur son torse. Et pourtant Embry McDeal était la dernière personne qu'il auait rejetée!

 - Du calme, je ne vais pas te sauter dessus, se moqua celui-ci, agacé.

 Valentin détourna la tête, honteux. L'espace d'un instant, il avait eu le fol espoir qu'Embry puisse désirer son corps. Le concerné, son éternel sourire moqueur aux lèvres, se rapprocha de lui et saisit sa chemise d'un geste sec, puis la reboutonna petit à petit, les yeux rivés sur Valentin qui n'osait pas le regarder.

 - Tu ne vas pas te balader avec la chemise ouverte, si? J'imagine que tu ne tiens pas à te faire agresser.

 - Une fille aurait difficilement l'avantage sur moi, à moins qu'elle ne fasse du catch tous les dimanches, rétorqua Valentin du tac au tac, fier de lui clouer le bec.

 - Qui t'a parlé de filles?

 Valentin en resta sans voix.

 - Aucune importance, marmonna-t-il, se dirigeant à grands pas vers la sortie; Embry n'eut aucun mal à la rattraper, et marcha à son rythme dans le couloir.

 - En touscas, je ne veux pas te voir avec cette cravate demain, lui dit-il, retrouvant son air sévère. Tu n'écoutes rien à ce que je dis.

 -Quoi?!s'offusqua Valentin, oubliant toute politesse. J'ai pris des pages de notes, même quand ça me cass...

 Il se tut, effrayé par sa propre audace. Il n'était pas à côté de n'importe qui, bon sang! Embry McDeal n'était pas un vieux pote de fac'!

 - Vous vous trompez, j'ai tout écouté avec attention.

 - Vraiment? Je n'apprécie guère les mensonges.

 Valentin ne dit rien. Mieux valait ne pas aggraver son cas.

Ils étaient arrivés devant la porte qui menait à la salle de réunion, à présent. La main sur la poignée, Embry se retourna vers lui.

 - Et n'oublie pas... si tu en portes une demain, je me ferai un plaisir de te l'enlever...

 Avait-il imaginé le sens érotique de ces paroles?

  Sans prendre la peine de répondre ni même de le regarder, Valentin pénétra à l'intérieur de la pièce.

 

C'est bon, au bout de 4 chapitres, on passe à un autre lieu, ne vous inquiétez pas lol... 4 chapitres dans une salle de réunion, je sais que je fais fort là xD, mais fallait bien présenter les personnages...

 

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Le stage : Chapitre 5  posté le vendredi 27 juillet 2007 15:59

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 5

 - Comment ça, c'est quoi être gay?!

 C'était le jeudi soir, et Valentin était allé frapper à la porte d'un de ses amis du lycée, Eric. Les deux garçons ne s'étaient guère revus depuis leur remise de diplômes presque trois ans plus tôt, juste à l'occasions de fêtes une fois tous les deux mois, et entre les filles, l'alcool, et, il faut bien l'avouer, parfois, les drogues, ils avaient un peu perdu contact, mis à part les brefs saluts qu'ils échangeaient parfois sur msn... Valentin et lui n'ayant jamais été très très proches, Eric était d'autant plus surpris par sa visite à l'improviste.

 - Ben, tu sais... t'es gay, non? Tu peux m'expliquer!

 - Expliquer quoi? J'aime les mecs, je couche avec des mecs, point barre! dit Eric, désorienté.

 - Mais enfin, j'veux dire... quand tu bandes devant un mec, t'es forcément homo? l'interrogea Valentin, les joues cramoisies.

  A son grand dam, son ami éclata de rire à n'en plus finir. Il se racla la gorge, vexé.

 - Ok, t'as bandé devant un mec... t'as un gars en vue?

 Valentin soupira. Oui, il avait des vues sur un homme, qu'il n'avait d'ailleurs pas recroisé depuis la réunion du lundi... Et le pire dans tout ça, c'était que depuis qu'il était attiré par Embry McDeal, il ne pouvait s'empêcher de lorgner tous les beaux mâles qu'il rencontrait sur son passage! Quand Eric lui avait ouvert sa porte, il l'avait détaillé des pieds à la tête, appréciateur. Il virait homo.

 - C'est si flagrant?

 - Y'a pas trente six mille raisons pour que tu débarques chez mois après trois mois de silence radio en me demandant si c'est normal si tu bandes devant un mec...

 - Ouais... sérieux Eric, je commence vraiment à flipper...

 Eric fronça les sourcils, prenant un air menaçant qui n'était pas simulé.

 - Tu insinues quoi, là, exactement? Que ça craint d'être une pédale?

 - Non, mais... commença Valentin, désorienté. Réfléchis un peu rien que deux minutes, ok? Si je suis gay, ça chamboule tout, mec! Tous les gens qui me connaissent me croient hétéro, tu crois que je vais débouler les mains dans les poches pour leur faire mon coming-out et dire : "Désolé, je m'étais trompé" ?! J'ai vingt ans, merde! J'ai baisé avec des filles, jamais avec un homme... tu me vois sucer des bittes, toi? J'ai l'impression d'être une nana, c'est grave!

  Il avait sorti cette tirade d'une traite, car il était à cran depuis plusieurs jours et il ressentait le besoin de se défouler. Toutes ses craintes, son stress... c'était la première fois qu'il désirait un homme, et ardemment! Peut-être serait-ce passager, mais il ne comptait pas trop là-dessus...

 - Bon, je vois, t'es vraiment frustré sexuellement... fit Eric, pensif.

  Valentin lui jeta un regard noir, et Eric dut se retenir d'éclater de rire à nouveau. Selon lui, la situation était plutôt cocasse.

 - Déjà tu vas arrêter de stresser... tu t'appelles toujours Valentin Williams, le fait de vouloir coucher avec un mec ne change rien à cela. Tu es peut-être bi, tu sais? En fait, tu sais quoi? On va aller en boîte samedi, tu vas te faire quelques filles tranquille, et à la fin de la soirée, si on n'est pas trop défoncés, on reparlera de tout ça, et tu me diras si tu prends toujours autant de plaisir à ploter des seins!

  L'idée n'était pas mauvaise... bien qu'exprimée de manière grossière. Avec toute la pression qu'il avait accumulé cette semaine... une sortie en boîte serait la bienvenue... et dire qu'il devait accompagner Mr Bartle à la conférence de presse du ministre de... (il ne savait plus trop de quoi au juste) le lendemain... il se sentait lessivé.

 - Ok, mais personne d'autre, hein? Tu vas lacher devant tout le monde que je suis pédé, sinon!

 - Très bien... sinon il y a un autre moyen, plus rapide, de savoir si tu es homo ou non, déclara Eric, une lueur inquiétante dans le regard.

 - Laquelle, je te prie? Je suis tout ouïe, et prêt à tout!

 Un sourire pervers fendit le visage d'Eric, il se rapprocha osetensiblement de Valentin qui était debout, adossé contre le mur, et passa lentement sa langue sur sa lèvre inférieure, ne le quittant pas des yeux.

 - On peut baiser... tout de suite, si ça te tente.

 Valentin en ouvrit la bouche de stupeur, à la fois choqué et agacé.

 - Baiser... avec toi?! T'es pas un peu barjo!

 - Arrêtes d'ouvrir la bouche comme ça, crétin, ça me donne envie de t'embrasser! Franchement, t'es plutôt bien foutu, j'aurais bien aimé voir ta queue... dommage... Ton mec résistera pas une seconde, s'il est gay! dit Eric, riant devant l'état de choc de Valentin qui était de plus en plus avancé à mesure qu'il lui débitait ces paroles...

 - T'es pas marrant, Eric! répliqua Valentin, les joues en feu.

 - Vraiment? Alors que se passe-t-il si je fais ça...

 Il appuya un de ses coudes contre le mur, collant ainsi son corps à celui de Valentin qui ne pouvait désormais plus reculer, plaqué par Eric.

 - Q-Qu'est-ce que... balbutia-t-il.

 Mais Eric lui intima de se taire en posant délicatement un doigt sur sa bouche, doigt qu'il utilisa pour entrouvrir ses lèvres. valentin les écarta sans broncher, et Eric approcha son visage du sien, puis il se stoppa à deux centimètres de Valentin, là il fit émerger sa langue de sa bouche et caressa avec les lèvres de son ami, sans toutefois l'embrasser. Valentin le regardait faire, les yeux vitreux, sans rien dire ni opposer la moindre résistance. Eric eut un sourire satisfait et pencha la tête sur le côté, puis il s'attaqua au cou de Valentin qu'il se mit à embrasser, de baisers chauds et humides. Il aggripait la peau frémissante dujeune homme entre ses lèvres, faisant goulûment passer sa langue dessus, tout en accomplissant cesactions il avait calé son bassin contre celui de Valentin, et frottait son entrejambe contre le sien, sa main libre occupée à effectuer des pressions avides sur les fesses fermes de ce dernier. Valentin laissa échapper un gémissement de plaisir étouffé quand Eric, qui avait déboutonné le haut de sa chemis à toute allure, lui mordilla le téton gauche, et qu'il sentit le pénis de son ami duricr et se gonfler contre le sien. Celui-ci se redressa et le regarda dans les yeux, un désir sans équivoque se lisait dans son regard. Ses cheveux bruns retombaient avec souplesse sur son front, ses yeux noisettes si expressifs... ce petit sourire de triomphe qu'il arborait en ce moment-même...

 - Quoi, ça te surprend que je bande? lui susurra-t-il à l'oreille. Je veux ton cul, c'est normal, non? et je suis sûr que tu le veux, toi aussi...

 Sur ces entrefaites, il fit rapidement glisser sa main par-dessus le sexe de valentin, qui frémit quand il le frôla, puis il se sasit de la main gauche de ce dernier, qu'il fit passer sous son propre tshirt. Valentin pouvait palper ses muscles, animé par lé désir et la curiosité il remonta ses doigts le long de son torse, et caressa ses pectoraux. Eric, grisé, penchait la tête en arrière sous l'effet du plaisir et haletait, les yeux fermés. Son érection se faisait de plus en plus évidente à travers le tissu pourtant épais de son pantalon.

 - V-Valentin... tu m'excites à mort là, gémit-il en rabaissant la tête, pour le regarder dans les yeux.

 - Je sais... murmurra valentin, à qui l'idée plaisait énormément.

  Il descendit sa main sous le jean d'Eric, et caressa son sexe à travers le fin tissu de son boxer. La bosse était grosse... cela lui fit bizarre d'entrer indirectement contact avec un sexe autre que le sien, mais, en fait, ça lui plaisait...

 Eric, n'y tenant plus, se jeta sauvagement sur Valentin et l'embrassa à pleine bouche, cherchant à lui déboucler sa ceinture. Quand il comprit ce qu'il essayait de faire, Valentin le repoussa violemment, resserrant sa ceinture en hâte.

 - Mais enfin, qu'est-ce que tu fous?! s'exclama-t-il. Je t'ai dit que je ne voulais pas baiser?

 - C'est pas ce qu'elle a l'air de penser, rétorqua Eric, un sourire moquer aux lèvres. Il désignait la protubérance au niveau du pénis de Valentin, sous son pantalon. Celui-ci rougit en s'en apercevant, il savait qu'il bandait, mais pas à ce point.

 - C'est pas là la question, abruti! Je viens chez toi parce que je ne m'assume pas en tant qu'homo, et toi, tu veux me sauter!

 - Ben en tous cas t'es fixé là il me semble... plus besoin de te demander si t'es attiré par les mecs!

 - Ferme-là, lacha Valentin, agacé et honteux à la fois.

 Eric se pencha vers lui, le regard aguicheur.

 - Et une petite pipe, ça te tente pas?

 - Que... non! Il n'y a qu'un seul mec sur Terre avec qui je voudrais baiser, et ce mec, c'est Embry McDeal, pigé? lui balança-t-il au visage, furieux.

 Son ami fronça les sourcils, il avait l'air de réfléchir...

 - McDeal? C'est pas le proprio du "Days & News" , ça? Oh Valentin c'est pas vrai, t'as flashé sur ton nouveau boss?! Je me demande à quoi il ressemble... il doit être sacrément bien foutu, pour t'avoir converti... tu crois que ça l'intéresserait, une partouse avec toi et moi?

 - Q... quoi?! rugit Valentin, les traits déformés par la colère. Embry est à moi, compris? Tu le touche, je te... je te...

 - Nique? suggéra Eric.

 - Enflure de tapette!

 - Tapette toi-même, mon mignon! répliqua Eric, amusé.

 Valentin le toisa froidement, les bras croisés.

 - Quand j'y pense... Embry? Tu l'apelle déjà par son p'tit nom, c'est mignon tout plein!

 - Ta gueule. Tu me fais chier.

 - J'avais remarqué, figure-toi, ironisa Eric.

 Valentin soupira et se prit la tête dans les mains, à bout. Il se sentait extrêmement fatigué, et commençait sérieusment à se demander s'il n'avait pas une libido démesurée, ce qui l'effrayait un peu.

 - Eric, je... je crois que je vais y aller, tout ça m'a crevé.

 - Je comprends... je passerai sûrement à ton bureau demain, j'ai bien envie de voir à quoi ressemble ton joli patron...

 - A ta guise, mais je ne l'ai pas revu depuis lundi, le prévint Valentin.

 Il se dirigea à grands pas vers la porte qui donnait sur le couloir, dévala les escaliers, et s'empressa de quitter la maison.

  Il frissonna sous la brise glacée de février, les hivers étaient rudes à New York... il piqua un sprint jusqu'à son immeuble, ignorant le vent et le froid. Lorsqu'il referma la porte d'entrée derrière lui, il était sûr de deux choses :

 Un, il était gay.

 Deux, il avait vraiment très très très très envie de revoir Embry McDeal.

 

 

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