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Le stage : Chapitre 18 (Le stage) posté le mardi 26 février 2008 11:49

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Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 18

 Le dessin ci-dessus a été réalisé par Gabrielle  , je le trouve

magnifique, c'est Valentin, vous l'aurez deviné ^^

 

  Le mercredi matin, Valentin se leva de bonne heure, dans l'intention de mieux planifier sa journée. Il prit rapidement son petit-déjeûner, sans grand appétit, puis il resta longtemps sous la douche, appréciant le ruissellement de l'eau chaude sur son corps.

  Arrivé devant son amoire, il hésita longuement, ce qui ne lui ressemblait guère, mais il voulait se mettre en valeur pour faire réaliser à Embry tout ce qu'il avait perdu... même s'il n'en avait peut-être rien à faire. Il finit par opter pour un jean décontracté, une chemise bleu clair ouverte un bouton plus bas que d'habitude, et des chaussures assorties à sa veste noire. Après quoi, il passa un bon quart d'heure devant la glace de sa salle de bain à se coiffer, pour donner un effet négligé mais recherché à sa chevelure chataîn qui lui retombait sur la nuque. Le cliché du gay efféminé, selon lui. Mais, en ce moment, peu lui importait de se conduire comme une fille.

  L'heure tournait, aussi se pressa-t-il de se donner un coup de parfum en vitesse, avant de se rendre au travail en prenant soin d'afficher un masque de bonne humeur sur son visage

  Il salua chaudement Carla, qui parut surprise de son enjouement mais ne fit aucun commentaire, et il s'installa tranquillement face à son ordinateur. Le rapport de la conférence de la veille attendait toujours; fort heureusement, il avait ses notes, et le souvenir était encore trop frais dans son esprit pour que son différend avec Embry vienne embrouiller sa mémoire. Il décida donc de résumer tout cela en trois ou quatre pages, et s'y mit directement, armé de son clavier aux touches duquel il s'était maintenant bien familiarisé. Ainsi, près de deux heures plus tard, il en avait presque terminé avec son rapport, quand sa boîte de réception électronique l'averrtit qu'il venait de recevoir un nouveau mail d'Embry.

  Il se figea aussitôt sur place. Jusqu'à quelques jours auparavant, Embry lui envoyait des mails non seulement pour le travail, mais surtout pour lui demander de se rendre à son bureau dans l'instant, dès qu'il avait envie qu'ils partagent un petit moment ensemble... il avait conservé, masochistement, ces messages. Aujourd'hui cependant, il ne pouvait pas s'agir de cela... même si Valentin, en fixant son écran, était assailli par une foule d'idées, toutes plus folles et agréables les unes que les autres. Si Embry lui avait fait la demande de venir le voir, là, tout de suite, il n'était pas sûr qu'il aurait refusé... il était même certain du contraire. Le pouvoir qu'il avait sur lui le terrifiait. cependant, il n'eut pas à prendre une telle décision, car le mail d'Embry était d'ordre professionnel. Il lui envoyait simplement un dossier sur lequel il voulait qu'il travaille. Tentant de refouler la déception qu'il avait voulu à tout prix s'éviter, Valentin ferma l'onglet et se repencha sur son rapport : il l'avait bientôt terminé, Embry pouvait bien attendre pour l'autre travail.

  Toutefois, l'idée qu'il puisse être en train de penser à lui le troublait tellement qu'il eut bien du mal à se concentrer sur son devoir. Vingt minutes plus trad, soupirant de satisfaction, il l'acheva et l'enregistra, avant de l'envoyer à Embry par mail. Autrefois, il lui rendait toujours ses rédactions en main propre. Mais, comme pour lui montrer qu'il avait tiré un trait sur leur courte histoire, il était content de le lui envoyer via l'ordinateur. La réponse ne se fit pas attendre plus de deux minutes. Le message d'Embry disait simplement : "Ce n'est pas ce que je t'ai demandé". Fulminant, Valentin lui répondit aussi sec qu'il était sur le point de terminer son précédent travail lorsqu'il lui avait envoyé un message, et qu'il n'avait pas envie de faire deux choses à la fois. Une fois de plus, Embry répondit rapidement, se bornant à un : "Ok, je le veux sur mon bureau pour cet après-midi".

 - Connard... siffla Valentin entre ses dents, bien décidé à lui rendre ce qu'il attendait plus tôt que prévu, pour le plaisir de le faire enrager.

  Tout de même, ce n'était pas normal qu'il le surcharge autant de travail... pour lui, il y avait deux raisons possibles : la première, qu'Embry l'accablait de tâches pour se venger de "l'affront" qu'il lui avait fait... la deuxième, et accessoirement l'opinion de Carla, était que le propriétaire du Days & News testait ses capacités pour voir s'il pouvait lui offrir un job.Mais, ça, Valentin n'y croyait pas trop. Un raclement de gorge lui fit relever la tête.

 - Mmh... Valentin ? fit Carla, se levant de son siège. Je pense que tu as assez bossé pour ce matin. Viens, on va prendre une pause.

 - Je ne peux pas, lui répliqua-t-il. J'ai ce truc à commencer, et je veux l'avoir fini juste après le déjeûner.

 - Valentin... soupira la jeune femme. Ca ne sert à rien. McDeal te provoque, il s'en fout complètement de ce travail. Je t'assure, il était dans une colère noire hier après-midi... viens, tu feras ça plus trad, tu entres dans son jeu là !

 - Eh bien il se trouve que j'ai envie d'entrer dans son jeu, lui rétorqua Valentin, un peu trop sèchement sans doute. Je n'ai pas l'intention de me laisser faire, d'accord ? J'achèverai cette saloperie avant quinze heures, de toute manière je ne pense qu'à ça.

  Carla le regarda tristement, avant de prendre la porte. "De nouveau seul..." pensa Valentin, étudiant le dossier d'Embry. Il voulait simplement qu'il le respecte, qu'il le considère comme son égal... mais ça, il n'avait pas été capable de le lui accorder. Alors, il allait lui forcer la main, et lui montrer qu'il n'avait aucunement besoin de lui... même si c'était faux. Le regard fiévreux, il commença à rédiger son texte avec acharnement. Au bout d'une heure, il prit de l'aspirine, car son cerveau bouillonnait : ça faisait depuis plus de trois heures qu'il travaillait sans relâche. Les minutes défilaient à la vitesse des secondes tandis que les frappements de ses doigts sur le clavier ne ralentissaient pas. Il avait l'impression d'être devenu une vraie machine, tandis que son seul objectif, sa seule pensée, était : finir ce travail pour le mieux et au plus vite.

  Quant il en eut fini, les oreilles bourdonnantes, l'horloge indiquait une heure moins le quart. Ainsi, il travaillait depuis plus de six heures, presque sept... il avait un mal de crâne horrible, mais il était fier de lui. Enregistrant le fichier, il se leva lourdement de son siège pour aller déjeûner. Il ne sentait même pas la faim. Juste la fatigue et la satisfaction.

  Après avoir mangé léger, il alla s'asperger le visage d'eau froide aux toilettes. De cette manière, il effacçait tous les soucis et tout le stress de cette matinée bien chargée. Ragaillardi, il retourna s'installer tranquillement à son bureau. Carla était de retour.

 - Alors... tu l'as fait ? l'interrogea-t-elle, curieuse malgré tout.

 - Oui, fit Valentin, esquissant un sourire.

  Elle hocha la tête, l'air désapprobateur, et se replongea dans ses affaires. Valentin se remit derrière son ordinateur et ouvrit en hâte une fenêtre pour écrire un nouveau message, et expédia le fruit de son dur labeur à Embry.

 - Qu'est-ce que tu dis de ça ? murmura-t-il, ne quittant pas l'écran des yeux, impatient de se voir triompher.

  Il resta immobile à attendre  que son patron réponde durant cinq bonnes minutes, et parcourut avidement son mail des yeux lorsqu'il le reçut. Ce message le troubla : "Il me semblait avoir clarifié que je le voulais sur mon bureau. J'ai un emploi du temps serré, et je n'ai pas que ça à faire de m'occuper de toutes les rédacs qui me viennent de partout". Valentin en bouillonnait de rage... Il voulait donc qu'il aille le lui déposer lui-même ? Un face à face...il ne savait pas s'il en aurait la force... rien que d'imaginer le regard noir d'Embry, ça le rendait malade.

 - Carla, je reviens, maugréa-t-il après avoir imprimé son texte, se dirigeant vers la porte de mauvaise grâce.

  Carla acquiesça, et il continua son chemin sans regard en arrière.

  Il prit, comme bien d'autres fois avant ce jour, l'ascenseur jusqu'à l'étage 48, et finit par se retrouver devant le bureau d'Embry. Il le maudissait plus que jamais de ne pas avoir pris d'assistante dans une salle intermédiaire, qui l'informerait de de ses visiteurs à chaque moment de la journée. Chassant de son esprit ces pensées, il toqua à la porte et attendit.

 - Entrez, entendit-il.

  Il pénétra à l'intérieur du bureau, et referma la porte derrière lui, pas très à l'aise : ça faisait bizarre de remettre les pieds ici, surtout si l'on pensait à ce qui s'était passé lors de la dernière fois...

  Embry, installé devant son ordinateur, le toisa brèvement avant de lâcher :

 - Je croyais t'avoir dit de ne pas attendre de réponse pour entrer.

  Première évocation de leur aventure. Pile ce que Valentin avait souhaité éviter, mais il encaissa le coup sans broncher. Dans le doute, il avait cependant préféré frapper à la porte et attendre son signal, car il se demandait si, maintenant qu'ils ne couchaient plus ensemble, les règles étaient restées les mêmes. Se gardant bien de faire la moindre réflexion, il soupira discrètement et s'avança le bureau.

 - Tiens... tu n'objectes pas. Etrange, observa Embry sur un ton empli d'ironie.

 - Je n'ai pas envie d'être de mauvaise humeur, se contenta de répondre Valentin s'efforçant de se montrer aussi hautain que lui.

 - Oh... parce que tu es de bonne humeur, le railla l'autre.

  Valentin ne dit rien et lui tendit ce pourquoi il l'avait fait venir. Carla avait visé juste : Embry était énervé, et penser que lui était de bonne humeur l'agaçait encore plus. Il regarda le dossier de Valentin en fronçant les sourcils.

 - Qu'est-ce que c'est que ça ?

 - Rien de plus que ce que tu m'as demandé ce matin.

  L'espace d'un très court instant, le visage d'Embry se transforma en un masque de stupeur, puis il revint à la normale. Seuls ses yeux demeuraient incrédules.

 - Tu... tu l'as terminé ?!

 - C'était ce que je devais faire, non ? lui rétorqua sèchement Valentin.

  Embry pinça les lèvres mais ne dit rien. S'il n'avait pas été plongé dans un si profond désarroi, il aurait débordé de fureur. Valentin eut tout le loisir de l'observer pendant qu'il remettait en place quelques affaires sur son bureau : on aurait dit qu'il avait plus soigné sa tenue qu'à l'accoutumée. Bien sûr, Embry était toujours impeccable, et il ne se gênait pas pour mettre ses atouts en valeur, mais... on aurait dit qu'il avait adopté le même plan que lui, à être aussi désirable. Valentin, qui admirait les contours de ses pectoraux sous sa chemise rouge pâle moulante, dut faire de gros efforts pour poser son regard ailleurs.C'était plus difficile que ce qu'il avait cru...

 - Bon... d'autres commandes ? fit-il sur un ton brsuque, s'arrachant avec violence à la contemplation de son torse.

  Embry releva la tête et le regarda comme s'il faisait partie du décor.

 - Excuse-moi, tu disais ? lui demanda-t-il avec une politesse parfaitement hypocrite.

  Valentin l'en aurait frappé de rage - oubliant un instant qu'Embry était à peu près deux fois plus fort que lui. Mais il était hors de question de craquer : il s'était promis qu'il allait lui rendre la vie dure.

 - Rien d'important, dit-il sur un ton détaché. Vraiment, je m'en voudrais de te déconcentrer, tu es tellement surbooké, ces derniers temps...

  La main d'Embry se crispa sur le bord de son bureau. Il lança à Valentin un regard assassin, chargé de haine. Le jeune homme resta insensible à cette attaque, se délectant de son triomphe.

 - Bien... à demain ! fit-il avec un grand sourire.

 - C'est ça, marmonna Embry, à la limite du grognement.

  Valentin prit la porte avec tout autant d'assurance, surpris par son succès : Embry avait à peine cherché à l'enfoncer. Mais lui, il comptait bien continuer... sans se fatiguer autant à la tâche que ce matin-là, non... voir Embry lui aprler avec hauteur lui avait donné envie de recommencer : ça apaisait sa colère, de le voir sans rien à répondre. cela dit, qu'il n'ai pas semblé regretter quoi que ce soit avait attisé sa rage.

  Il aurait tellement vouluq u'il le touche... qu'il l'embrasse.

  Et c'était une raison supplémentaire pour lui en vouloir encore plus.

 

 

Merci encore à Gaby pour son magnifique dessin !

Je t'embrasse fort

 

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Tous les commentaires liés à l'article : Le stage : Chapitre 18

  • cathou a posté :dimanche 23 mars 2008 19:34

    genial j'ai adorer l'histoire
    je suis morte rire et j'attends la suite avec impatence
    tu ecris super bien c'est la meilleure histoire yaoi que je n'ai jamais connue et pourtant j'en connais !
    aller vivement la suite d'ailleurs elle sort quand??
  • Lolita a posté :samedi 22 mars 2008 11:32

    . . .
    Ouaaaaaaaaaaaaa
    J'adore cette histoire, je suis faaaaaaaaaaan *-*
    J'ai dévoré tout les chapitres hier qprès qu'une amie m'ai donné le lien. Et puis, et puis j'ai vu... ou plutot je n'ai pas vu la suite *Cri de désespoir* Vite la suiiiiiiite xD
    Je veux savoir ce qui se passe, j'aime tellement les personnages, je veux savoir comment ça va se passer... C'est frustrant qu'ils soient en froid mais j'adore *-* Le pire ça été quand il lui a rendu la clé, j'étais trop triste pour Valentin. A oui, j'ai ne certaine tendance à trop prendre à coeur ce que les persos des histoires ressentent et ça se répercute sur moi...
    Bref, tout ça pour dire que j'adore et qu'en attendant, j'ai lu le début de Maitre de conscience... J'aime aussi beaucoup, mais j'ai hâte d'arriver à des scènes intéressantes o=)
  • Goblinaya a posté :vendredi 21 mars 2008 19:23

    T'es aussi douée pourl es histoire de sims que pour les yaoi! Je suis impressionnée^^
    Sinon une grande partouze, c'est pas envisageable? Avec le pote de Valentin, Logan, Embry et l'autre là, le "pote" d'Embry dont je me souviens plus le nom? Non? Vraiment?Dommage.^^ Tu vas me prendre pour une perverse maintenant. tsss
  • aya-yaoi a posté :lundi 10 mars 2008 19:21

    Tout dabord je voulais dire ( très jolie déssin merci a Gabrielle !!! ) Ensuite, tu nous fait languir !!! Ils se font souffirent l'un l'autre alors qu'au fond il ne veulent pas ça !!! Bon a quand la sute ?
  • elfira a posté :jeudi 06 mars 2008 16:48

    Me voilà arrivée à la fin... j'ai passé l'après midi devant mon pc à lire tes écrits et j'en redemande ^^ C'est vraiment génial !!

    Valentin bien joué sur ce coup là je suis fier de toi !! Tu lui à cloué le bec à ce McDeal prétentieux !!

    Oui McDeal, c'est comme ça parce que je suis en colère contre lui !! Na !!

    A très vite j'espère bisou
  • stephanie a posté :mardi 04 mars 2008 23:41

    Fabuleuse suite

    je lisais avec tellement d'avidité !! J'ai hâte de voir cette suite =D =D
  • rockeuse95 a posté :mardi 04 mars 2008 21:33

    a kan la suite????
  • Dadoune a posté :mardi 04 mars 2008 01:33

    J'adore ce chapitre!!!
  • elle sid a posté :lundi 03 mars 2008 22:37

    j'hesiste entre
    *tordue de rire*
    et
    *pas contente parce que ils se veulent mais ne se le disent pas*
    XD
  • Bloodyrock a posté :dimanche 02 mars 2008 21:55

    Hahaha... ils sont tellement marrants tous les deux!!! =D
    Vivement la suite!!!

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