Voici un petit oneshot
shôjo-ai, c'est à dire une série en un seul
petit chapitre ^^ j'étais inspirée
alors... et puis ça faisait depuis longtemps que j'avais
envie d'écrire une fic à la première
personne, vu que les autres seront à la 3e, comme
d'habitude... ^^ Le shôjo-ai, ce n'est pas la même
chose que le yuri : Yuri = sexe entre femmes (comme yaoi = sexe
entre hommes) et Shöjo-ai = amour entre filles (comme
Shônen-ai = amour entre hommes) mais sans scènes
"approfondies"
comme le shôjo-ai touche un public
plus restreint, j'ai trouvé ça intéressant de
commencer l'initiation avec un petit oneshot... ^___^
... Note : je n'ai encore jamais lu de shôjo-ai, ni
écrit de ce style, alors j'espère que ça vous
plaira !
Ca fait un mois et pourtant j'ai l'impression de l'avoir perdue pour toujours.
Lyne et moi étions amies depuis l'enfance : on avait appris à se connaître vers la seconde classe préparatoire (8 ans en France pour les lecteurs québecquois^^) et ne nous étions plus vraiment quittées depuis... après tout, on partageait tout ensemble ! Personne n'avais jamais réussi à briser notre amitié, et c'est moi qui ai commis cet acte qui me répugne, il y a seulement trente jours. Trente jours que je me lève avec un noeud dans la ventre, en me disant que parfois, il vaudrait vraiment mieux que je me taise, et que j'écoute les autres plutôt que de m'écouter moi. Mais je suis impulsive, et je déteste garder mes sentiments secrets. Surtout pour Lyne, ma meilleure amie.
Cette histoire s'est passée de manière assez bizarre : à la fin du mois de Juin, après avoir passé mon bac de français, j'étais sortie du lycée et me préparais à passer un joyeux après-midi, heureuse d'avoir passé toutes mes épreuves de cette année, et de ne plus entendre parler d'examens avant la suivante. Mais Marc - mon petit-ami depuis presque trois mois - avait sali mes bons plans d'une note un peu terne : gêné, il m'avait dit : "Je peux te parler deux minutes, Cléo ?" . Evidemment, j'avais tout de suite remarqué que ça sentait le roussi : un petit-ami qui vous demande s'il peut vous parler avec cet air-là, ce n'est jamais bon signe, sauf quand il est excessivement timide. Or, Marc n'était pas excessivement timide. Conclusion, les vacances d'été nous attendant, je savais déjà qu'il allait s'agir d'une séparation. Et j'avais prévu en plein dans le mille.
Fortement désapointée par cette nouvelle - après tout, d'accord, notre relation n'était, soit, pas très pimentée, mais on avait le mérite de bien s'entendre, non ? Même s'il était vrai que nous n'étions jamais allés plus loin que quelques baisers innocents... - j'avais cherché réconfort auprès de Lyne, célibataire endurcie très méfiante à l'égard de la gent masculine, et qui se fit un plaisir de me toiser fièrement en répétant "Je te l'avais dit, qu'il ne fallait pas lui accorder trop d'importance, à celui-là !" , imperturbable face à mon regard noir et la vague de tristesse qui s'abattait sur moi. Dépitée. C'était le mot. Afin de me remonter le moral (et surtout parce qu'elle devait se sentir coupable de me laisser seule dans cet état, je pense), Lyne m'avait proposé d'élire domicile chez elle durant une semaine, avant qu'elle ne parte pour le Maroc, pendant un mois. J'acceptai, et c'est avec enthousiasme que nous préparâmes un emploi du temps chargé en divertissements de toutes sortes pour les sept jours à venir, les activités en question allant de s'exposer aux jeunes du coin en maillot à la piscine municipale, jusqu'à jouer à celle qui buvait le plus de verres de tequila d'affilée tandis que nous étions attablées dans sa cuisine, en plein après-midi. Honnêtement, ce fut une semaine très revigorante. L'année scolaire nous avait épuisées, et que mon mec me lache comme ça m'avait donné un sentiment de nullité absolue auquel je n'arrivais pas à remédier. heureusement, Lyne était là, comme toujours pour me soutenir dans les coups, plus ou moins durs, ainsi que nous l'avions toujours fait l'une avec l'autre.
Et puis c'est par-là que ça a basculé, malheureusement.
Je ne sais pas comment, ni pourquoi. Mais un jour, alors que je la contemplais qui se séchait les cheveux, elle, qui voyait mon reflet dans le miroir, s'est retournée vers moi en riant - de son rire enfantin qui me donnait toujours autant envie de la serrer dans mes bras - et m'a demandé si j'avais vu un ange. "Un ange ?" avais-je répété, perplexe. Elle avait haussé les épaules et avait repris son séchage. Oui, un ange. L'ange, c'était elle, avais-je médité. Une tendresse sans précédent avait commencé à serrer mon coeur. Moi, Cléophée Baillis, dix-sept ans, j'étais en train de virer amoureuse de ma meilleure amie. Cette révélation a surgi dans ma tête comme un diable de sa boîte le troisième jour. Dès lors, je ne cessai d'y penser, et de tenter de m'en défaire. Je devais confondre avec amitié, me suis-je dit. Mais non : la nuit, pour dormir, j'aimais me blottir contre elle et trouver un réconfort au creux de son épaule. Alors, elle riait et me traitait de bébé, avant de m'ntimer de dormir. Ca avait continué quatre jours comme ça. Le jour de son départ, n'y tenant plus, je lui avais avoué mes tout frais sentiments.
Lyne était restée interdite, surprise. Elle savait que je ne plaisantais pas : connaissant mon humour très limité, et ma gêne face à l'homosexualité, elle se doutait bien que ce n'étais pas un sujet de blagues en tous genres.
"J'espère que ça passera" lui avais-je dit. "Je suis désolée de t'embêter avec ça, mais j'avais besoin de te le dire. Passe de bonnes vacances au Maroc, on s'appelle ! ".
J'avais quitté sa maison en ayant l'impression d'avoir fait la plus grosse connerie de ma vie. Et cette impression ne m'avait pas quittée depuis : en trente jours, pas d'appel, aucun signe de vie. De mon côté, trop timide et trop honteuse, de crainte de son rejet et de sa colère, je n'avais osé la contacter. Imaginer ses yeux verts clair, animés par la rancune, cachés par sa cascade de cheveux blonds me terrifiait.
Je soupirai, et m'extirpai de mon lit.
Aujourd'hui, Lyne* rentrait. Moi, en un mois, je n'avais pas bougé. Je partais dans le sud avec mes parents au mois d'août, mais ne désirait pas quitter ma petite ville avant. Lasse, je pris une douce, me lavai les cheveux, et allai prendre mon petit-déjeûner en vitesse. Un jogging, peut-être, pour détendre mes nerfs ? Non, j'étais trop crevée pour ça, hors de question. Enervée - je ne sais pas trop pourquoi - je m'en retournai dans ma chambre, entre mes quatre murs pâles, ternes, et m'activai à allumer mon téléphone portable. Personne ne m'appelait jamais, de toute manière. J'allumai la radio, avant d'opter pour un cd que je n'avais pas écouté depuis un peu plus d'un an. Un retour aux sources, ça ne faisait jamais de mal. J'écoutai les chansons une à une, ravie de constater que je me souvenais encore de toutes les paroles, et chantais en rythme avec le chanteur de rock. Le regard vide dirigé vers ma commode, le cd s'étant arrêté, je finis par remarquer un léger clignotement sur le dessus de mon portable. Lachant un soupir de lassitude, j'étais allée m'en saisir. Un nouveau message de Lyne, reçu il y avait deux heures. "Tu parles, y'a deux heures j'étais pas levée..."
fis-je en baîllant.
Le message était bref, mais encourageant :
"Coucou... c'est Lyne. Désolée pour le manque de nouvelles, je ne savais pas trop quoi dire. Je reviens ce soir et espère te voir. Après réflexion, ça vaut le coup d'essayer, je crois. Gros bisous, Lyne."
Je souris dans le vide, et serrai mon appareil contre ma poitrine.
Qu'il était doux d'aimer en paix...
Fin du
oneshot 
Voilà voilà, je l'ai fait en direct xD, première fois que j'écris sur
SY sans brouillon, ça fait bizarre... donc bon c'est assez court,
vous voyez, et ça n'aura pas de suite...^^
Je trouve ça assez mignon ! <3
Je vous concéderai que c'est un peu plat, mais je suis fatiguée T___T'
et j'avais vraiment envie de faire un truc court, alors un petit récit comme
ça... tant pis si ça ne fait pas énormément réaliste ! =)
Petite pub pour quelqu'un qui le mérite ==>
Angeles 2007 by Dadoune ^^
Trop fatiguée pour décrire ses fics à part pour dire qu'elles sont géniales,
j'en reparlerai une autre fois, là je suis bonne à aller dormir, il est 23 h 56
hé
hé, heureusement que demain je commence à 10h

Bisous à tous !
Camella
* Merci Bdcbdc ^^

pour les codes smiley, et :désolé: pour mon abscence (t'as p-e pas remarqué) mais j'étais en vacaaaaaance! [hiya, 2 semaines de snowboard ça remet en fooooorme!!!]
j'espère que tu me pardonnes
)
Gros BisouXX
!
j'veux la suite svppp !




