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Le stage : Chapitre 16 (Le stage) posté le dimanche 28 octobre 2007 18:48

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Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 16

 

  Valentin se fraya un chemin dans le couloir, le dossier de Logan à la main, jusqu'à l'ascenseur. Patiemment, il attendit d'arriver à l'étage 48, et fila comme une flèche jusqu'au bureau d'Embry : certes, il avait envie de le voir, mais beaucoup de travail l'attendait... autant aller vite. Il frappa à la porte de ses deux habituels petits coups secs et entra de suite : Embry lui avait dit depuis longtemps déjà que du moment qu'il toquait pour prévenir, il pouvait entrer dans son bureau quand bon lui semblait. Le prorpiétaire du "Days & News" était assis derrière son écdran d'oridnateur, une cigarette à la main. Valentin referma la porte derrière lui, et alla déposer le travail de Logan sur son bureau. Embry détourna les yeux de son écran et écrasa sa cigarette dans le cendrier.

 - Trop flemmard pour se déplacer lui-même?

 - Trop fatigué, je crois, dit Valentin avec un petit rire.

 - Il n'avait qu'à ne pas passer sa nuit à baiser... Tu es au courant qu'il s'est fait ton pote ? Tu sais, celui qui a été hospitalisé pour avoir sauté du premier étage, ajouta Embry avec une pointe d'ironie.

 - Je ne sais pas, je n'ai pas d'ami qui ait sauté du premier étage... répondit Valentin en ignorant l'allusion à son iridcule mensonge. Et tu es un peu placé pour le blâmer, côté cul.

 Embry esquissa un sourire, et ressortit son paquet de cigarettes, puis il en prit une, la porta à sa bouche, et l'alluma.

 - Mmh... pas faux, sauf que moi je n'ai pas de raisons de me fatiguer pendant la journée, rétorqua-t-il en libérant un nuage de fumée de sa bouche.

 Valentin ne chercha pas à répondre quoi que ce soit. Quand Embry fumait, cela signifiait qu'il n'était pas disposé à entamer une séance de "câlins". Une fois encore, la peur qu'il l'évite et qu'il ne souhaite plus sa compagnie lui noua l'estomac. Surtout si on prenait en compte qu'ils n'avaient pas couché ensemble depuis trois jours. Un bruits de déchirure de papier le ramena à poser ses yeux sur Embry : il examinait les fichiers que Logan lui avait fait parvenir, l'air hautement désapointé.

 - Tu pourras dire à Logan que je ne peux pas m'occuper de ça aujourd'hui ? J'ai un meeting avec kennington qui a été déplacé à cet après-midi, j'ai encore un tas de conneres à régler au dernier moment...

 Valentin se renfrognit et adopta un air résigné.

 - Très bien... je crois que je vais vraiment marquer "facteur" sur mon C.V. , ça n'aurait rien de mensonger.

 Embry déposa sa nouvelle cigarette, à moitié entamée, dans le cendrier, et fixa Valentin dans les yeux avec un sourire en coin.

 - S'il te plaît... tu serais un amour.

 Valentin eut l'horrible impression que son coeur essayait de déchirer sa poitrine pour s'extirper de son corps. Toutefois, il ne laissa rien paraître de son agitation intérieure.

 - Hum... bon, à tout à l'heure.

 Il se retourna et se dirigea vers la porte, espérant qu'Embry lui intimerait de rester, comme il avait si souvent la manie de le faire, mais celui-ci demeura silencieux. "Il a beaucoup de travail" pensa Valentin en refermant la porte, avant de prendre la direction de l'ascenseur. "Il est débordé et moi aussi, c'est normal qu'on ne perde pas de temps" , se dit-il. Mais tout de même... si au moins il l'avait embrassé ! Un baiser, juste quelques secondes, ça ne faisait pas perdre de temps. Il était vrai que lorsqu'ils s'embrassaient, tous deux débouchaient vite sur le sexe... si ça se trouvait, il se faisait du souci pour rien : à la fin de la semaine, il saurait s'il pouvait rester au Days & News et, si c'était possible en effet, Embry redeviendrait aussi chaleureux qu'auparavant - même si ce mot le définissait bien mal - et puis... la situation n'était pas si alarmante.

 Il alla s'asseoir derrière son bureau et préféra envoyer un mail à Logan plutôt que d'aller le voir : son collègue se rendrait compte de l'état d'esprit dans lequel il se trouvait, et ne manquerait pas d'en faire part à Embry. Sans grand enthousiasme, il parcourut quelques dossiers et commença à en faire un résumé, tapant sur son clavier à un rythme ralenti, monotone.

 - Il y a quelque chose qui ne va pas, Valentin ? demanda Carla avec son éternelle sollicitude.

 - Rien de spécial, lui répondit-il en lui souriant machinalement.

 Il ne lui en dit pas plus. Carla connaissait beaucoup de détails sur sa relation avec Embry, et semblait la prendre très à coeur.Quand il lui avait demandé pourquoi, elle avait dit : "Parce que je t'aime bien, et que je n'ai pas envie qu'il te fasse du mal. Vous allez bien ensemble."  . elle s'était vite aperçue qu'il était amoureux d'Embry, sans doute était-ce dû à sa sensibilité, ou encore à son intuition féminine. Depuis, elle s'inquiétait à chaque fois qu'il paraissait préocuppé. C'était vraiment une bonne amie, et une excellente collègue... mais il ne voulait pas non plus tout lui livrer.

 - Ecoute... j'avais prévu un déjeuner avec Amber aujourd'hui, mais elle a annulé, alors... si tu souhaites ma compagnie...

 Amber était la petite-amie de Carla, une blonde aux longs cheveux qui travaillait aux Days & News dans la rubrique consacrée à la littérature. Valentin réfléchit, hésitant. Il était très capable de confier toutes ses inquiétudes à Carla sans le vouloir, et de finir par déprimer. d'un autre côté, il en avait ras-le-bol de passer tous ses midis avec Logan, dont les principaux sujets de conversation tournaient autour du sexe et du travail.

 - D'accord, on déjeune ensemble alors, dit-il.

 Après quoi, il se replongea dans son travail et fit le vide dans son esprit dans le but de chasser toutes ces noires pensées. Le stratagème fonctionna : il oublia ses petits problèmes, et ce fut dans la bonne humeur qu'il accompagna Carla à un restaurant sympa en ville. Suite à cela, ils rentrèrent aux bâtiments et se remirent entiers dans leurs tâches respectives. Quand il eut bouclé son texte, Valentin l'envoya par mail à Embry : si son "meeting" n'était pas terminé, il ne préférait pas le déranger, et puis, s'il allait lui remettre en main propre mais qu'il ne se passait rien entre eux, il se sntirait encore plus frustré, ce qu'il voulait éviter à tout prix. Ne sachant pas trop quoi faire par la suite, il aida Carla dans son travail, mais elle lui conseilla bien vite de se détendre, plutôt que de se rajouter un stress supplémentaire.

  Les haures passaient à la lenteur d'un escargot... peut-être que ce soir, Embry viendrait le retrouver chez lui ? Le bruit des doigts de Carla qui martelaient le clavier... au bout de trois jours, il devait être en manque, non ? L'imprimante qui se mettait en marche... A moins... à moins qu'il ne lui avait déjà trouvé un remplaçant.

 - Valentin ? l'appela Carla.

 Valentin sursauta et se tourna lentement vers elle, tripotant nerveusement son stylo.

 - Mmh ?

 - Tu peux apporter ça à McDeal ? Je viens d'en terminer...

 Elle désignait le tas de feuilles fraîchement imprimées, qu'il toisa un moment sans comprendre de quoi il s'agissait.

 - Oh, euh... mais... et sa sorte de mmh... réunion ? demanda-t-il, encore un peu sonné.

 - Je pense qu'elle devrait être terminée, maintenant, lui répondit Carla, consultant sa montre. Il est plus de dix-huit heures...

 Valentin acquiesça et s'empara de sa livraison de la soirée, sans grand enthousiasme. s'il essuyait un nouveau revers avec Embry, ça lui torturerait l'esprit... il aurait donné n'importe quoi pour un mot, une parole rassurante de sa part. se dépêchant pour en finir le plus vite possible, il prit le mêm chemin que celui qu'il avait pris dans la matinée, pour aller jusqu'au bureau d'Embry. Le trajet lui parut étrangement court. Il arriva à destination bien trop vite à son goût. Non moins anxieux, il toqua et entra.

  Embry fumait tranquillement une cigarette, debout à côté de la fenêtre, par laquelle il observait l'océan, au loin, derrière les gratte-ciels. Il se retourna à l'entrée de Valentin, l'air quelque peu préocuppé, et alla jusqu'à son bureau pour éteindre sa Stewart avant de venir se poster devant lui. Valentin se demanda vaguement combien de cigarettes il fumait par jour.

 - Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda Embry en fronçant les sourcils, désignant le paquet qu'il tenait à la main.

 - Carla, se contenta de répondre Valentin en le lui tendant.

  Embry, à l'annonce de cette nouvelle, parut de meilleure humeur et posa le dossier sur son bureau, d'où il se retourna.

 - Alors... comment s'est passée ta journée ? s'enquit-il, détendu.

  Valentin sourcilla. Depuis quand lui posait-il des questions pareilles, alors qu'il se fichait totalement de la réponse ?

 - Comme d'habitude.

 - Quelle réponse intéressante, dit Embry en levant les yeux au ciel.

 - Quelle question intéressante, fit alentin, lui rendant la pareille.

  Embry dut être surpris, car son masque affable se changea en un haussement de sourcils. Mais il avait l'air d'être trop fatigué pour demander des explications, ou alors c'était qu'il n'y attachait pas tant d'importance.

 - J'essayais de faire la conversation, pardonne-moi.

  Valentin avait envie de lui crier : "Mais pourquoi tu fais ça ? Pourquoi est-ce que tu t'éloignes de moi ?! Pourquoi est-ce que tu empires la situation au lieu d'essayer de l'améliorer !" . Mais quelque chose chez Embry le retint de le faire. Peut-être la peur qu'il lui rétorque : "Parce que tu ne m'amuses plus." .

  Au lieu de quoi, il pivota sur lui-même et se dirigea à grands pas vers la porte. Mais au moment où il allait poser sa main sur la poignée, celle-ci s'actionna, et un homme entra dans la pièce.

  Il était grand, carré, avec des cheveux chataîns. Au moment où leurs yeux se croisèrent, Valentin sut que quelque chose n'allait pas : premièrement, l'inconnu ne le regardait pas de la manière dont n'importe qui l'aurait regardé; deuxièmement, il était sûr de l'avoir déjà vu quelque part. Troisièmement, il était entré sans frapper.

 - Oh, bonsoir ! fit l'homme.

 Il avait une voix grave et profonde, mais un ton léger. ses beaux yeux verts étaient emplis de curiosité tandis qu'il le détaillait des pieds à la tête. Valentin n'aimait pas ce regard. L'homme, bien qu'il se montrât chaleureux et eût un physique plutôt avantageux, lui déplut d'emblée.

 - Bonsoir... répondit Valentin, ne le quittant pas des yeux.

 - Peter kennington, se présenta le nouvel arrivant, lui tendant la main.

  Valentin la serra avec vigueur, et fut ravi de constater que Peter se la massa discrètement par la suite. Ce dernier esquissa un sourire engageant, et Valentin se souvint alors là où il l'avait croisé : deux semaines auparavant, le soir où il était allé en boîte avec Eric... Peter n'était autre que celui qui était resté assis aux côtés d'Embry au bar, toute la soirée. D'ailleurs, ça lui revenait, maintenant : kennington était le nom d'une grande maison d'édition.

 - On ne se serait pas déjà vus quelque part, par hasard ? demanda peter kennington, fronçant les sourcils.

 - brèvement, lui répondit Valentin sans plus d'explications.

  Apparemment, son interlocuteur cherchait à savoirqui il était, car il le dévisageait toujours avec la même expression de curiosité, et ne cessait de lancer des regards interrogateurs en direction d'Embry, qui demeurait de marbre, nonchalamment assis sur son bureau. Mais Valentin n'avait aucune intention de lui dire qui il était. Il voulait s'enfuir de cette pièce, oublier tout sur Kennington, ne jamais l'avoir rencontré, et ne pas se rendre compte de ce qu'il était progressivement en train de se rendre compte.

 - Ah, mais tu es Valentin ! s'exclama Peter Kennington, qui avait repéré son badge, accroché à sa ceinture. Oui j'ai... beaucoup entendu parler de toi, naturellement.

  Valentin reçut ces paroles comme un seau d'eau glacée. Il se tourna vers Embry et haussa un sourcil, interrogateur, mais le regard de ce dernier était comme un mur, une impasse. Mais Valentin avait déjà compris. Et il n'avait qu'une envie : fuir au plus vite, le plus loin possible de ce bureau. Prenant son silence pour de l'inquiétude, Kennington se crut obligé d'ajouter :

 - En bien, évidemment, mon cher Valentin... mais allons bon, parlons un peu, faisons connaissance... c'est amusant, de travailler pour Embry ? Tu passes du bon temps ?

  Valentin dut croiser les bras pour s'empêcher de lui administrer un coup de poing en plein dans la mâchoire.

 - Je préfèererais qu'on en reste au vouvoiement, si ça ne vous dérange pas, Monsieur Kennington... on n'a pas baisé ensemble, que je sache.

  Un toussotement à sa droite lui apprit qu'Embry avait allumé une nouvelle cigarette et que, de toute évidence, il avait aspiré trop de fumée à l'entente de la fin de sa phrase. Kennington eut l'air supris, puis il sourit et se retourna vers Embry.

 - Comment a-t-il su que j'étais gay ?

 - je ne sais pas, tu peux lui poser la question directement, soupira le beau blond, qui semblait s'ennuyer à mourir.

 - Eh bien, vous avez là un extraordinaire don sensoriel, Monsieur Williams, fit Kennington, qui le regardait maintenant avec un air doublement appréciateur.

 - Hum... sans doute, se contenta de dire Valentin. Excusez-moi Monsieur Kennington, mais j'étais sur le point de prendre congé quand vous êtes arrivé.

 - Oh, bien sûr... dit kennington, s'écratant de la porte. Eh bien... ce fut bref, mais j'espère vous revoir bientôt, Valentin...

  Ce dernier, qui avait déjà ouvert la porte, se stoppa net.

 - Je serais vous, je n'y compterais pas, déclara-t-il avant de disparaître dans le couloir.

 

 

Aaaarf j'y serais arrivée à ce maudit chapitre 16 !! >__<

Non pas qu'il soit très réjouissant xD^^ *court se planquer*

Sur papier, je viens d'en finir avec le chapitre 20, je prévois environ 30 chapitres pour l'histoire en gros... et puis finalement je ne commencerai pas d'autre fic avant d'avoir terminé celle-là (sur ordi du moins) ...

Bon allez suspeeeeense quoi  xD  ^__^ fallait bien mettre

un peu de piment, après tout ! (Ok, ok, je sors mdrrrr) Bref ^^

Je vous dis bisous et à très bientôt !!!

(Oui oui je suis rpe^te à rattraper tout mon

retard, surtout chez Mahea, Dadoune, Elle Sid et Cochinelle^^)

 

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Tous les commentaires liés à l'article : Le stage : Chapitre 16

  • aya-yaoi a posté :lundi 10 mars 2008 18:49

    Hum hum, j'adore toujours ( dsl d'avoir mi si longtemps avant de poster un comm's mais j'étais tout comme toi bien préoccuper par mes chapitres ) . Valentin est jaloux !! J'ai adoré la facon dont Ambry a réagi quand Valentin a dit ( on n'a pas baisé ensemble que je sache ! ) Hi hi tro drole, bonne continuation !
  • elfira a posté :jeudi 06 mars 2008 16:18

    Ola Ola !! Je t'arrete tout de suite !! Je l'aime pas trop ce Kennington !! Na mais oh c'est quoi ces histoires !! è__é

    Attention ou je sors les instruments de torture !!
  • leslie_zaap a posté :dimanche 02 mars 2008 00:51

    Je suis trop impatiente de savoir qui c'est ce mec!!
  • Morty a posté :vendredi 22 février 2008 04:18

    Y'a de l'alcool dans le feu O_o'

    Reposes ce curaçao s'il te plaît è__é !! On a pas idée de picoler pour faire des suites effrayante à 4h du mat' è__é
  • pb-spn-bones a posté :mardi 05 février 2008 14:01

    super chap mai il cache qqch kennington nan ?? O_o
  • Lilou a posté :jeudi 31 janvier 2008 10:15

    Coucou, ça serait cool si tu nous donnais un peu de t'es nouvelles ^^
    Car tu nous manque! Et j'iamerais aussi savoir la date de la prochaine maj stp
    Bisou
    ^^
  • Goblinaya a posté :mercredi 23 janvier 2008 22:59

    OWAIII! Vivement la suite!
    J'aime trop tes fics!
  • yaelle a posté :mercredi 23 janvier 2008 00:16

    coucou camella, je viens de terminer ton histoire que j'aime bcp, je reconnais entre autre ce style particulier que tu as et cette façon particulière d'écrire, et qui tient en haleine jusqu'à la fin le lecteur, bravo, a quand une suite ?
    A tres bientôt, bisousx, Yaelle;-))
  • Mahea a posté :mardi 22 janvier 2008 12:41

    CAMILLLE! Je vais te casser ta tête! Tu peux pas nous laisser comme ça?! Heiiiin dit, heiiiin ? Non mais tu veux ma mort sans rire ?!
    C'est quoi cette merde? Embry en a djà marre de Valentin?!!!!!!!!!! Mais ... mais, je vais pleurer ! Jsuis très émotive en ce moment * gênée*
    Non masi c'est vrai, jt'assure! Alors ms nous le chapitre 17.. Jt'en supplie >_<
  • Tsubaki a posté :dimanche 20 janvier 2008 22:21

    Wooooaww t'a une fan supplémentaire XD. *Accro au texte* J'adoore l'histoire! vivement le prochain chapitre ! La franchement, c'est sublimissime ! Je deteste Peter ! *HS* XDD

    Bon courage pour la suite je veux liiiire >w<.

    Kissu !

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