
Valentin se frotta vigoureusement les yeux, tâchant de se concentrer sur son écran, sans y parvenir. Il était 19 heures, Carla était partie plus tôt que d'habitude pour assister à une réunion, et lui, qui avait pourtant effectué tout son travail,restait et s'avançait pour le lendemain. Pour la centième fois dans la journée, ils consulta sa montre : Embry lui avait promis un rendez-vous le soir-même et il ressentait une vague d'excitation mêlée à de l'appréhension. Aussi n'arrivait-il pas à canaliser son attention sur un sujet de travail, du moins il n'y parvenait plus depuis que l'horloge avait affiché six heures.
- Pfiou... soupira-t-il. Je sèche.
Quelques instants plus tard, Embry apparut dans l'encadrement de la porte, son éternel sourire craquant - et pourtant distant - aux lèvres.
- Toc toc... tu n'as pas terminé? le questionna-t-il, s'approchant du bureau.
- Je suis censé faire ça la semaine prochaine, répondit Valentin.
Il ne tenait pas à ce qu'Embry croie qu'il était un paresseux bon à rien qui terminait son travail en retard!
- T'es grave, Valentin... tu auras tout le temps que tu veux pour stresser, plus tard.
- Justement, je m'évite un stress inutile pour la semaine prochaine.
Embry leva les yeux au ciel, et ré-adopta une expression moqueuse :
- Bon, monsieur le féru de travail... tu préfères me suivre ou bien passer la nuit en tête-à-tête avec tes dossiers rasoirs?
- Puisque c'est si gentiment proposé... ironisa Valentin.
- Eh, arrête un peu avec ça, fit Embry, fronçant les sourcils. C'en devient frustrant que tu utilises à chaque fois mes phrases pour les retourner contre moi!
- Ce ne serait pas amusant, si ça ne te frustrais pas... et puis tu reconnaitras que là, ce n'était vraiment pas méchant.
- Même... ronchonna Embry, toujours désapointé. Ca risque de devenir une habitude.
Valentin se retint, juste à temps, de répliquer que c'en était déjà une et rangea ses affaires en toute hâte. Il suivit Embry à travers les couloirs, puis au parking privé, jusqu'à sa voiture, une belle BMW noire, mais le beau blond ne disait mot... sans doute l'avait-il froissé.
- Tu comptes rester les lèvres pincées toute la soirée? demanda-t-il en prenant place sur le siège passager. Niveau dialogue, c'est pas top.
Embry soupira, de ce soupir de lassitude qu'il commençait à bien connaître maintenant, puis il l'aggripa soudainement par la nuque pour l'embrasser à pleine bouche.
- Voilà qui répond à ta question, répondit-il en faisant vrombir le moteur.
Valentin se retint de rire : il se rendait compte qu'il commençait à connaître de mieux en mieux Embry, et sa théorie selon laquelle il se trouvait mal à l'aise avec les mots se voyait une fois de plus confirmée.
Alors qu'ils tournaient à un carrefour, Valentin décida d'engager la conversation :
- Tu aimes ce qui est voyant.
C'était davantage une affirmation qu'une question. Embry sourit.
- Les voitures sont mon petit péché mignon... pas toi?
- Franchement, non. Et puis, comme tu as pu le constater en t'introduisant chez moi hier, j'habite à deux pas du bâtiment... si je me déplaçais en voiture, je mettrais une demi-heure pour me rendre au travail... tous ces feux rouges, ces embouteillages... l'emmerde!
- C'est moins fatigant que de marcher.
- Paresseux, va... je vais faire mon jogging toutes les semaines.
- Quel jour? demanda Embry, l'air soudain intéressé.
- Le dimanche matin, au bord de l'eau.
- Et à quelle heure?
- Ahem... neuf heures... mais pas en ce moment, il neige, concéda Valentin.
- Neuf heures? Et c'est moi que tu traites de paresseux? Je préfère courire tôt, quand le soleil se lève et qu'il n'y a personne.
- J'y allais plus tôt, avant... Bizarre qu'on ne se soit jamais croisés.
- Crois-moi, je m'en serais souvenu, si je t'avais vu.
Valentin, se sentant rougir, détourna la tête et regarda par la fenêtre les flocons tomber doucement sur les trottoirs bondés. Les compliments d'Embry arrivaient souvent au moment où on ne s'y attendait pas, et ils le prenaient de cours à chaque fois. A la vérité, il avait beaucoup de mal à sonder cet être si complexe, qui tantôt solicitait sa compagnie, tantôt l'ignorait royalement. Du coup, il devait constamment rester sur ses gardes, et veiller à ne pas se faire blesser par lui.
- Nous sommes arrivés, déclara Embry, l'observant étrangement.
De toute évidence, il avait senti sa gêne, et semblait en connaître la cause. Il ne devait sûrement pas être le premier auquel il jouait les énigmatiques...
Ils pénétrèrent à l'intérieur du grand immeuble, et prirent l'ascenseur sans parler. Embry le scrutait tout le temps, comme s'il le testait.
Lorsqu'ils arrivèrent dans l'appartement, Valentin ne put réprimer un sourire : entièrement de noir et de blanc meublé, il était à l'image d'Embry : classe, froid, ent, et laissant planer le mystère quant à la personnalité de son occupant.
- Tu as dû faire une overdose de couleur en venant chez moi.
Embry rit doucement, vint se placer derrière lui en lui enlaçant la taille, et lui déposa quelques baisers dans le cou.
- Tout ce rouge, cet orange, ce marron... des tons brûlants et pleins de vie... comme toi, lui murmurra-t-il à l'oreille.
- Contrairement à ce que tu crois, tu es loin d'être froid, dit Valentin.
Embry enserra plus fort son torse, et posa sa tête sur son épaule.
- C'est ce que tu crois. C'est parce que je ne suis pas distant avec toi... pour l'instant.
- Et? commença Valentin, le défiant. Tu veux te montrer distant? lui demanda-t-il en se retournant vivement, le regardant droit dans les yeux.
- Pour l'heure... dit Embry en rapprochant son visage du sien pour s'emparer de ses lèvres, je ressens plutôt l'envie... ajouta-t-il dans un nouveau baiser, de me monter... proche de toi.
Valentin, grisé par ces baisers tentants et ces paroles à la fois rassurantes et douces à l'oreille, releva les yeux et se jeta avec fougue sur les lèvres d'Embry, qu'il mordilla de manière passionnée avant de faire glisser sa langue profondément dans la bouche de son excitant patron, jusqu'au commencement de sa gorge, qu'il atteint sans problème, enserrant ses fessiers fermes et musclés entre ses mains crispées de désir, geste auquel il commençait à s'habituer et qui lui plaisait beaucoup.
De toute évidence, Embry avait les mêmes goûts que lui, car il fit de même avec son postérieur à lui, qu'il pressa avec une sorte d'avidité bestiale qui tendit tous les muscles de Valentin et le poussa à approfondir son baiser comme s'il voulait que la bouche d'Embry et la sienne soient faites d'une chair similaire, brûlante, et affamée de sensations corporelles aux fins plaisirs aigus et violents, de douleur et de souffrances physiques menant au plus parfait des paroxysmes de l'indicible bonheur et de la jouissance charnelle.
- Mmh, Valentin... tu es trop bandant quand tu me touches... gémit Embry.
- Pacre que je ne suis pas bandant tout court? demanda le concerné, aggripant la peau du cou d'Embry entre ses lèvres humides avec une espèce de fureur, lui caressant le torse dans des gestes insistants de frénésie impulsive.
- Si... murmura l'objet de ses désirs, mis au comble du supplice de cette trop forte dose de désir sauvage, impossible à refouler. Mais là, tu es... excitant à mort, continua-t-il, les pupilles dilatées. Si tu savais comme je veux te baiser...
Valentin ne se le fit pas dire deux fois : il plongea sans la moindre gêne sa main dans le pantalon d'Embry, et caressa son sexe à travers le fin et pourtant non-insignifiant barrage qu'était son boxer, contre lequel il sentit clairement enfler la virilité si appétissante du blond aux mille tentations.
- Ah... mmh... aaah, Va...V-Valentin... gémit Embry d'une voix plaintive, suppliante, dûe à sa pression, qui réclamait de toutes ses forces, criant, bouillonnante d'excitation, qui n'aspirait qu'à pénétrer dans un anus chaud.
- Et là... dit Valentin, continuant de torturer à outrance sa verge, je t'excite encore plus, hein? N'est-ce pas, Embry, que tu ne bandes que pour mon cul, tu veux me sauter, non? lui murmura-t-il, aliéné, ivre de foliesse, au creux de l'oreille, en lui en mordillant le lobe. DIS-LE ! s'exclama-t-il en le projetant contre le mur le plus proche avec force et brusquerie. Dis-le... gémit-il, fou de désir. Dis-moi que tu bandes à mort pour moi, que je t'excite plus que n'importe qui... le supplia-t-il, frottant son sexe contre le sien.
- Tu es tellement bandant, Valentin, murmura Embry, chaque mot sortant de sa bouche avec une difficulté nouvelle, comme si le simple fait de s'exprimer autrement que par des gémissements étouffés lui était une tâche extrêmement ardue. Je vais te baiser, ajouta-t-il, un feu obscur jaillissant de ses prunelles si sombres et noires. Je vais te baiser comme jamais, je veux t'entendre hurler et te défoncer jusqu'au bout!
Pour toute réponse, Valentin redoubla de violence et le re-plkaqua contre le mur dans un bruit sourd, suite à quoi ils s'effondrèrent tous les deux au sol, sur le carrelage, Embry allongé et Valentin au-dessus de lui, qui lui ouvrit sa chemise en écartant les deux côtés d'un coup sec, ce qui fit voler quelques boutons à travers la pièce; il se pencha ensuite sur le torse offert qui se soulevait et se rabaissait au rythme de la respiration saccadée d'Embry, et se mit à sucer un de ses tétons, durci avant même qu'il ne passe sa langue dessus. Embry s'arqua et un son mourrut dans sa gorge.
- Valentin... parvint-il à dire, pour le dîner on verra plus tard je pense...
- Tu crois? demanda ce dernier, passant sa langue dans son cou avec ardeur, eh bien il se trouve que je suis... affamé! ajouta-t-il en pressant subitement l'entrejambe d'Embry, qui poussa un cri de surprise et de douleur.
- Suce-moi, le supplia-t-il. Valentin, suce-moi, je veux sentir ma queue en toi à nouveau... procure-moi ce plaisir...
Valentin lui ouvrit sa braguette et considéra la bosse sous le boxer avec une envie non dissimulée : lui aussi avait envie de la sentir en lui une nouvelle fois.
Voyant comment Embry le regardait, avec cette fièvre dans les yeux et cette expression de désir insatisfait non-feinte sur le visage, il s'activa et baissa avec empressement son boxer, laissant apparaître la verge tendue, rosie. Valentin s'en approcha et en lécha le bout avec application, tenant fermement le sexe gonflé dans sa main droite, il était chaud et dur.
- Tu sais quoi, Embry? Tu devrais toujours rester à poils, en plus tu as un cul sublime et ta bite... woah, ça donne envie!
- J'ai un cul sublime? rit Embry, relevant la tête d'un air intéressé.
- Magnifique, lui assura Valentin. Je l'ai remarqué dès le premier jour où je t'ai vu. Ca a achevé de me convertir.
- Dans ce cas, je vais en prendre bien soin... fit Embry en passant sa langue sur ses lèvres dans une lenteur calculée, le regard aguicheur.
Valentin, à cette vision, sentit une bouffée de chaleur l'envahir, et il glissa profondément le sexe d'Embry dans sa gorge, referma étroitement ses lèvres dessus, et débuta quelques mouvements d'avant en arrière. Il n'avait jamais sucé de mec de sa vie, aussi était-il un peu perdu, mais nombre de filles lui avaient déjà fait des fellations, et, dernièrement, Embry aussi, il savait ce qui plaisait... De plus, dans le feu de son exciation, il ne se posait que très peu de questions là-dessus.
Il enfourna progressivement la verge du plus loin qu'il pouvait, mouvant sa tête pour l'agiter, la caressant de ses doigts, et sentit à une secousse plus forte que les autres Embry s'arquer de tout son long sur le sol, et il l'entendit gémir avec plus d'insistance. Il pouvait clairement sentit sa virilité enfler de plus en plus, prisonnière de l'emprise étroite de sa bouche. Soudain le sexe se gonfla intensément, et la semence d'Embry se répandit dans sa bouche à la vitesse lumière, c'était bizarre mais... très agréable, en fait! Il avala le sperme avec délices, tandis que son compagnon jouissait de plaisir, dans un râle à peine contenu. Il se repositionna au-dessus de son corps et s'affala sur lui, embrassant furieusement son cou et caressant ses pectoraux avec vigueur. Tout à coup il sentit une main à la forte poigne lui enserrer la nuque, qui n'était autre que celle d'Embry, et sa bouche se retrouva bientôt plaquée à la sienne, il s'empressa de l'ouvrir pour pouvoir à nouveau jouer avec la langue de son partenaire, la caresser, donne rdu plaisir à Embry. Il lui donna un baiser dévorant, l'embrassant goulûment, il le voulait tellement... il n'aurait pas supporté qu'il redevienne froid comme il l'avait précédement été, c'était trop horrible de penser à ça... sous l'effet de cette inquiétude, il mit plus de passion dans ses gestes, et commença à re-masturber le beau-blond, avec sa main cette fois-ci. Alors qu'il sentait son pénis durcir à nouveau dans sa main, appréciant sa texture, il fut surpris de sentir que la main d'Embry le repoussait, appuyant avec une force destabilisante sur son torse.
- Tu veux... que j'arrête? demanda Valentin, pas sûr de vouloir entendre la réponse.
- Oui, fit Embry, lui caressant une mèche de cheveux. Baise-moi.
Valentin sursauta, il ne s'attendait pas à ça, même si son sexe le torturait énormément depuis qu'ils avaient entamé leurs préliminaires.
- Mais... enfin... commença-t-il, désorienté.
- Qu'est-ce que t'attends? Tu en as envie, et moi aussi, alors saute-moi, lui intima Embry, glissant habilement une main jusqu'à son boxer et se mettant à caresser la bosse à travers le tissu.
- Valentin... reprit-il, murmurant son nom en gémissant.
Valentin n'y tenait plus. L'entendre l'appeler ainsi, prononcer son nom de manière aussi érotique... il défit à toute vitesse la braguette de son pantalon, le baissant sans prendre la peine de l'enlever, et fit effectuer le même trajet à ses sous-vêtements, révélant la verge durcifiée.
- Tu es déjà en chaleur... commenta Embry, admirant son bas-ventre.
- Oui, c'est de ta faute. Mais... tu l'aime bien dure, non? dit Valentin en commençant à se masturber, ne quittant pas Embry des yeux.
Il arrêta son manège à mi-chemin de la jouissance, son sexe étant bien tendu, et regarda Embry qui le fixait toujours avec cette expression de désir qu'il aimait tant chez lui.
- En moi... chuchota Embry, les yeux clos. Viens en moi.
Valentin enlaça prestement les doigts de sa main droite avec ceux d'Embry, et de la gauche, saisit son bassin qu'il ramena un peu plus vers le haut, s'offrant ainsi la cavité tant désirée.
D'un coup sec, il se glissa en Embry, qu'il vit se mordre la lèvre avec force à cette pénétration. Valentin bougea quelque peu des hanches, cherchant à élargir le trou, et se sentit rempli d'une intense sensation de bien-être : l'anus d'Embry était chaud, étroit, et sa paroi était extraordinairement jouissive, chaque fois qu'il y avait un frottement, Valentin avait l'impression que son pénis était la seule partie de son corps qu'il sentait vraiment. Il ne se souvenait pas avoir jamais connu pareil plaisir avec Sonia, ou avec les rares autres filles qu'il avaient connues, d'ailleurs.
Embry eut un petit hoquètement, et pressa très fort la main de Valentin dans la sienne. Celui-ci se pencha en avant et alla l'embrasser dans le cou pendant qu'il faisait à nouveau pénétrer son sexe en lui, avec plus de profondeur cette fois-ci. Il sentit son compagnon se décrisper à moitié sous lui, et mit un peu plus de douceur dans ses mouvements de bassin; même si ce qu'il ressentait était génial, il était en train de coucher avec Embry et voulait lui donner du plaisir, non l'ignorer en se souciant uniquement de sa propre satisfaction. Mais les va-et-vient maîtrisés avec lenteur aussi étaient très plaisants : on sentait encore plus la rugueur de la paroi, et sa verge était plus compressée que jamais, sur le point d'exploser de jouissance. Avec frénésie, il frotta son pénis contre la peau de la cavité, insistant sur le bout, et le fit tourner, poussant un soupir de plaisir chaque fois qu'il allait de l'avant. C'était trop bon... de toute évidence, Embry aussi appréciait le moment : leurs queues étaient aussi dressées l'une que l'autre, et il pouvait clairement entendre ses gémissements plaintifs de plaisir qui résonnaient en choeur avec les siens tandis qu'il s'introduisait en lui encore une fois, la sueur lui collant quelques courtes mèches au front. Dans une ultime pénétration, une sensation de pur bonheur submergea Valentin, et il s'accrocha de toutes ses forces à Embry, se serrant étroitement contre son corps brûlant, tout en lui mordant un bout de l'épaule sous l'intensité de l'orgasme qui le dévorait tout entier. En nage, il se retira et se laissa choir sur son partenaire.
Timidement, il caressa le téton gauche d'Embry durant quelques secondes, et releva la tête pour l'observer :
- ... Ca va? demanda-t-il, un peu gêné.
Embry devinerait tout de suite que cette question voulait en fait dire : "Tu as aimé?", mais il n'avait pas le courage de la formuler de cette manière. Pour lui, ce moment qu'ils venaient de partager avait été merveilleux, mais il avait peur de ne pas s'y être très bien pris, même s'il avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour qu'Embry apprécie ces instants, l'idée d'être mauvais l'effrayait.
Anxieux, il regarda le beau blond relever les yeux vers lui.
- Oui.
Embry prit une grande inspiration, manifestement il était à bout de souffle, et il se mit à caresser une mèche de cheveux de son jeune stagiaire.
- Ca va même très bien, ajouta-t-il dans un sourire.
Valentin hocha la tête et se remit à effleurer le torse d'Embry de ses doigts, la tête en appui à côté de sa main.
- Et toi? demanda Embry, poursuivant ses caresses sur sa nuque avec douceur.
Pour toute réponse, Valentin haussa les épaules, un sourire malicieux aux lèvres, et l'embrassa à la naissance de ses pectoraux. Ce devrait être assez clair.
- Ce n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler une réponse, fit Embry, se redressant, et l'obligeant, par la même occasion, à en faire de même.
S'il s'attendait à des phrases d'excuse, il allait être déçu. Valentin avait décidé de rester évsaif, histoire de ne pas lui faire encore plus prendre la grosse tête. Il était déjà assez fier comme ça.
Embry esquissa un sourire et lui saisit le menton de sa main droite, lui déposant au passage un rapide baiser sur le bout des lèvres.
- Eh bien, alors... tu as perdu ta langue? rit-il. Serais-tu fatigué?
Valentin appuya ses mains sur son torse et passa sa langue sur ses lèvres d'un geste coquin.
- Tu veux rire?! Il en faut plus pour m'épuiser! fanfaronna-t-il.
Embry lui fit une moue moqueuse, comme s'il tirait amusement de ses vantardises, et s'empara de ses mains baldeuses avant de renverser Valentin en arrière et de se positionner au-dessus de lui, lui caressant les cheveux.
- Ca tombe bien, mon petit Valentin... chuchota-t-il, les lèvres presque collées aux siennes, car je n'ai pas l'intention d'en arrêter là, cette nuit... en revanche, on va continuer nos ébats dans mon lit, tu m'as niqué le dos.
Il sourit et glissa sa langue dans la bouche de Valentin, soudant leurs lèvres avec avidité. Quand il en eut fini, ce dernier soupira d'aise.
- Tu es sûr que c'est le dos que je viens de te niquer? le questionna-t-il, taquin.
- Mmh... je ne sais pas, mais tu vas voir ce que tu vas prendre! s'exclama Embry, se mettant debout et le relevant d'une main. Riant à demi, Valentin le suivit jusque dans la chambre à coucher, pour poursuivre cette nuit qui ne faisait que commencer.
*
* *

Il était un peu plus de trois heures du matin quand Valentin, s'éloignant avec peine d'Embry sous les draps du lit, consulta le réveil, posé sur une table basse. Dans un soupir de fatigue, il se retourna vers son compagnon et reprit sa place favorite : couché sur lui, la tête au creux de son épaule, et la main sur son torse.
- Il est tard? marmonna Embry, ouvrant un oeil.
- Assez, oui.
La vérité était qu'ils étaient tous deux éreintés : ils avaient fait l'amour pendant des heures, jusqu'à ce qu'il ait bien fallu reconnaître qu'ils n'en pouvaient plus.
Valentin, qui cherchait une occupation qui ne lui demandât pas trop d'effort, promena doucement sa main sur le torse d'Embry. Ce n'était pas pour le sexe, c'était juste un geste... intime. Il aimait être proche de lui.
Embry sourit, et lui passa distraitement la main dans les cheveux.
- Tu ferais mieux de dormir, dans ce cas, lui conseilla-t-il.
- Mmh... pour me lever dans trois heures? Réjouissant programme en perspective!
- Si tu dors trois heures, tu seras déjà plus sexy demain.
Valentin médita cette affirmation un instant, pensif.
- Ouais... enfin bon, si je reste éveillé encore un quart d'heure, j'imagine que ça ne pose pas de problème.
Embry eut un petit rire qui mêlait à la fois lassitude et amusement, et se redressa à demi sur son oreiller.
- Eh, Valentin, fit-il, se frottant les yeux.
- Mmh? répndit le concerné, accompagnant ses caresses sur son torse de baisers.
- Ahem, je te parle ! dit Embry, vexé.
- Mais je técoute, le rassura Valentin dans un sourire innocent, avant de reprendre ses activités.
Embry le toisa d'un air douteux, puis, voyant qu'il continuait comme si de rien n'était, il reprit la parole :
- Soit... j'ai lu ton rapport. Tu sais, celui que tu as refusé de me montrer hier, ajouta-t-il sur un ton sarcastique.
- Déjà? fit Valentin, relevant les yeux avec surprise.
Comme Embry ne réagissait pas, il se remit à embrasser ses pectoraux, et le sentit frémir. Il était bien réveillé, maintenant.
- Oui... Il... il est v-vraiment très bien, Valentin...
Ce dernier acquiesça et emprisonna un téton d'Embry entre ses lèvres, puis il en mordilla le bout, tout en caressant sa hanche de sa main qu'il avait descendue.
- Et... mais... Bon sang, tu peux arrêter ça?! Je vais me mettre à bander si tu continues! s'exclama Embry, agacé.
Valentin, vexé, releva la tête et ouvrit la bouche en signe de protestaion quand le doigt d'Embry sur ses lèvres le stoppa.
- S'il te plaît, lui dit-il, l'air très sérieux. Je suis en train de te parler de quelque chose d'important.
- Ok, vas-y.
- Bien... comme je te le disais, j'ai pris le temps cet après-midi de lire ton véritable "roman", que j'ai trouvé très complet, bien rédigé... Bref, je me demandais si tu serais d'accord pour le faire paraître dans le journal.
Valentin écraquilla les yeux de stupeur : il n'en croyait pas ses oreilles!
Est-ce qu'Embry lui faisait une farce? Apparemment non, car on ne voyait pas l'ombre d'un sourire sur son visage. Et puis, ce n'était pas son genre... mais tout de même! Ecrire pour le "Days & News" , comme un vrai journaliste! Lui qui n'était qu'un petit stagiaire... il était vrai qu'il avait longtemps travaillé sur ce rapport, et qu'il avait fait de son mieux, mais jamais il n'aurait imaginé qu'Embry puisse envisager sa publication. Il espérait que ça n'avait rien à voir avec une promotion canapé...
- Tu m'as entendu? le questionna Embry, suspicieux.
- Oui, mais, enfin... bafouilla Valentin, perdu.
- Quand même, Valentin, tu es un peux bizarre. Je te propose un super début pour ta carrière, et toi, tout ce que tu trouves à faire, c'est hésiter.
- Le "bizarre", il t'emmerde! répondit ledit bizarre, fronçant les sourcils.
Embry éclata de rire et l'attrapa par le menton pour aller délicatement poser ses lèvres sur les siennes. Il els ouvrit d'un coup de langue et l'embrassa sensuellement, avant de se retirer, le sourire aux lèvres.
- Tu fais un adorable petit bébé, rit-il.
- Hum... tu viens de dire quoi? demanda Valentin, amer.
- Rine d'important, j'essayais de faire de l'humour... mauvaise idée, on dirait. Bref... pour en revenir à notre sujet... c'est oui ou c'est non? A moins que tu n'aie besoin de plus de temps pour réfléchir, ajouta-t-il, moqueur.
- Eh bien... oui, oui, bien sûr que ça marche, fit Valentin, se demandant si, tout compte fait, il ne s'était pas endormi et était en plein rêve.
Embry sourit, l'air satisfait de sa réponse, et reposa sa tête sur l'oreiller, fixant le plafond.
- Par contre tu vas me le raccouricrir un peu, parce que onze pages, même en ôtant les photos, c'est... comment dire... long.
- Pas de problème, rit Valentin, recalant sa tête contre son épaule.
Il reprit sa position favorite en se blotissant contre lui, non soucieux de la féminité de son geste, et sentit son coeur cogner un peu plus fort dans sa poitrine lorsqu'Embry approcha sa main de son visage et repoussa une mèche de cheveux qui lui obstruait la vue, jusque derrière son oreille.
- Allez, dors maintenant, lui dit Embry, un sourire tendre aux lèvres.
Valentin acquiesça, et fixa le mur droit devant lui sans vraiment le voir. Il se sentait tout drôle, à la foix joyeux et serein.
Ce fut à ce moment-là qu'il se rendit compte qu'il était amoureux d'Embry.
Nan mais c'est trop archi méga génial je vais la relire pour la 3ème fois ton histoire là !




