Accueil Date de création : 26/07/07 / Dernière mise à jour : 27/06/08 17:16 / 27 articles publiés

Le stage : Chapitre 12 (Le stage) posté le mercredi 29 août 2007 23:05

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  Le mercredi en début d'après-midi, Valentin achevait son rapport sur l'ordinateur de son salon, et l'imprimait aussitôt. Le temps que l'impression soit terminée, il alla se chercher une pomme dans la cuisine, il avait déjeuné en même temps qu'il travaillait et n'aspirait qu'à un fruit frais dégusté loin de l'écran devant lequel il avait passé la moitié de sa journée. En effet, étant matinal de nature et détestant perdre du temps, il s'était levé sur le coup de six heures et avait filé illico sous la douche, ensuite il avait enfilé un caleçon et un jean, après tout il était chez lui, personne ne pouvait l'accuser de se balader torse nu, ou même à poils si ça lui disait!

 L'idée de rater le boulot juste pour éviter Embry tout en restant inactif dans son appartement lui étant insupportable, il avait commencé l'écriture de son rapport sur la famine dans le Tiers-Monde, l'illustrant de photos dégotées sur Internet, et il n'avait finalement pas décollé du clavier...

  Valentin jeta son trognon de pomme à la poubelle, et alla admirer le résultat à son bureau : onze pages de rédaction, et avec une police de petite taille! Souriant, il les agrafa, étint l'ordinateur, et se retourna vers le miroir à pieds du salon. Il s'était coupé le torse, à la hauteur du nombril, avec un couteau de cusine en prépérant une salade de tomates en toute hâte... Ca lui apprendrait à cuisiner aussi peu vêtu! La blessure était infime et minuscule, mais ça l'embêtait quand même un peu... comme tout sportif qui se respecte, il soignait sa musculature, et cette tâche rouge sur son bas-ventre l'agaçait.

 - Pas grave... murmura-t-il, résigné.

 Il chercha, en vain, quelque chose d'un tant soit peu constructif à faire. Il se serait senti coupable en regardant un dvd, ou bien en en faisant de la guitare... A part le travail, il ne voyait pas grand chose qui puisse lui garantir une parfaite tranquilité d'esprit.

  Mais il n'eut pas le loisir de s'attarder sur ces sombres pensées, car la sonette venait de retentir.  Sans prendre la peine de demander qui était son visiteur, il appuya sur le bouton autorisant l'entrée dans l'immeuble. Morose qu'il était, même un vendeur de viagra ambulant lui semblait sympathique...

 Sa porte n'étant pas fermée à clef, il alla se poser sur son canapé, et alluma la télé, pour tomber sur un documentaire qui traitait des oies en Europe... passionnant!

 - Tu te portes bien, pour un souffrant.

 Valentin pivota la tête en direction de la provenance de cette voix glaciale.

   Embry. Evidemment.

 Il n'avait pas imaginé une seule seconde qu'il se déplacerait jusque chez lui.

 - Je suis une petite nature, mais ça ne se voit pas, ironisa-t-il.

 Embry prit un air pincé et croisa les bras, adossé au mur.

 Valentin rit et étint la télé, sans qu'il s'en soit rendu compte, le fait qu'Embry soit venu le voir le remplissait de joie.

 - Je t'en prie, laisse ce reportage, il y avait des oiseaux en train de s'accoupler, très intéressant! dit Embry, sur un ton ironique.

 - Merde, tu vires zoophile maintenant?

 - A mourir de rire. Tu commences vraiment à me taper sur les nerfs!

 - C'est voulu, répondit Valentin, souriant. Au fait, sache que c'est réciproque.

 A vrai dire, Valentin retenait à grand peine son fou rire. C'était si drôle, de voir Embry résister à l'envie de lui foutre des baffes!

 - Si tu continues à me porvoquer, je vais finir par m'énerver!

 - Vraiment? fit Valentin. La dernière fois que tu t'es énervé, c'était plutôt agréable...

 - T'es taré! Ca se soigne, ton cas, tu sais?! s'exclama Embry, virant au rouge.

 - Tu n'est pas au courant? Je suis malade.

 Ce petit jeu l'amusait beaucoup, plus que ça il l'excitait, mais il ne semblait pas en aller de même pour Embry, visiblement furieux.  Dans un soupir de lassitude, Valentin se leva et se posta face à lui. Le regard de son boss ne s'aventura pas un instant sur son torse offert. C'était vexant!

 - Je ne plaisante pas. Ca y est, depuis que je t'ai sucé tu te crois tout permis? Je ne vais pas suppporter ton insolence longtemps!

 - J'ai capté, figure-toi. Enfin... désolé, mais si tu me prends pour un con, je me vois dans l'obligation de faire de même.

 - Tu réagis comme un gamin.

 - Je suis un gamin, tu as oublié? Et, excuise-moi, mais c'est toi qui me harcèle à mon domicile!

 Embry partit alors dans un rire moqueur. Cela lui donnait un de ces airs de suffisance!

 - Te harceler? Franchement, côté sexe, j'ai ce qu'il me faut! Et sinon, c'est àa ça que tu passes tes journées? Mater les oies qui furniquent?

 Valentin, piqué à vif par le "côté sexe j'ai ce qu'il me faut" , décida de l'énerver un peu plus.

 - Oh, non... J'ai baisé hier soir, cette nuit, et toute la matinée...  si tu savais comme je me sens vidé, en plus j'ai une crampe au cul, y'en a un qui y est allé un peu fort...

 - Tu te fous de moi, j'espère? demanda Embry, crispé.

 - Celui-là était pourtant très doué, tu sais... si je retourne le voir, peut-être qu'il réussira à me débloquer, j'ai l'impression de marcher... comme une oie!

 Embry semblait écoeuré. Il ferma les yeux et se massa les tempes, apparemment sous pression. Valentin se trouva un peu cruel, et décida donc de lui révéler la vérité.

 - T'es vraiment crédule, ma parole! Je me suis couché de bonne heure hier soir, et ce matin, j'ai travaillé de sept heures à treize heures... jusqu'à maintenant, quoi.

 Embry le fusilla du regard. Malgré la peur que lui inspiraient ses noires prunelles, Valentin ne cilla pas et le toisa avec dédain.

 - Très bien... commença Embry, la gorge nouée. Puis-je dans ce cas jeter un coup d'oeil à ton travail?

 - Certainement pas! rétorqua Valentin. Je suis en dehors de mes heures de taf!

 - Si on prends en compte le fait que tu es aussi bien portant que moi et que ton absence est dûe à un stupide caprice, tu...

 - Et alors? le coupa Valentin, agacé. Si tu es venu pour m'engueuler, va donc voir ailleurs si j'y suis!

 Embry plissa le front, manifestement fatigué par ces attaques à répétiton. Tous ces préambules le blasaient, ça n'avait pas de sens. Mais Valentin prenait plaisir à le voir ainsi tourmenté, il ne recevait que ce qu'il méritait.

 - Valentin... je ne sais pas pourquoi tu es en colère... j'ai l'impression que tu as séché aujourd'hui exprès pour me provoquer, je ne...

 - Attends, tu veux rire? le coupa Valentin une fois de plus, soudainement très énervé. Oui, j'ai séché pour te provoquer! Parce que tu sais quoi? Tu es insupportable! Ca fait depuis une semaine à peine que je bosse pour toi, et j'en ai marre! Tu me casse les couilles!

 Embry sembla un instant sur le point de sortitr une phrase en rapport avec le sexe, mais la colère l'emporta :

 - Voyez-vous ça! Très émouvante, ta tirade! Un gosse qui me gueule dessus! On aura tout vu...

 - Justement, tu aurais bien besoin qu'on te remette plus souvent à ta place, tu sais, celle de simple humain égal à tous les autres sur Terre?

 Valentin fulminait. Il était heureux de pouvoir vider son sac, selon lui ça ne pouvait faire que le plus grand bien à Embry.

 Alors qu'il s'attendait à une contre-attaque des plus blessantes, il vit Embry sourire, de cet habituel et détestable sourire moqueur.

 - En fait, je vais te demander... ta colère à mon égard n'aurait-elle pas un rapport avec hier?

 - Entre autres, répondit nerveusement Valentin.

 - Puis-je te demander pourquoi?

 C'était sans issue, il le savait très bien. Il ne pouvait pas répondre : "Parce que je n'aime pas que tu voies d'autres mecs" , c'était impensable... alors il préféra contourner la question.

 - Mmh... voyons voir... je ne me souviens plus très bien, je vais aller demander à Eric, il saura certainement me rafraîchir la mémoire... on en profitera pour s'envoyer en l'air, au passage!

 Le stratagème fonctionna au-delà de ses espérances : Embry entra dans une fureur folle.

 - Arrête de faire comme si c'était anodin, la baise, pour toi! Sinon, tu aurais déjà passé le pas depuis longtemps! Et puis... je t'avais prévenu, merde! Je ne vais pas t'attendre cent sept ans!

 - Entre un jour et cent sept ans, il y a une différence de taille... tu m'as sous-estimé, comme d'habitude, c'est tout... tu as anticipé mes réactions sans même me connaître!

 - Vraiment? Tu prétends donc quer si là, tout de suite, je te proposais de baiser, tu le ferais? Non, alors ne me raconte pas de foutaises!

 Valentin fronça les sourcils. A vrai dire, il avait très envie de coucher avec Embry, mais s'il lui parlait de cette manière, c'était hors de question.

 - Je crois qu'il y a un truc que tu ne saisis pas... ok, tu peux te faire Logan si ça te chante, je te mentirais si je te disais que je m'en fous, d'ailleurs je ne préfère pas entendre le nombre de mecs que tu te tapes... mais dans ce cas, pourquoi est-ce que je ne peux pas aller voir ailleurs, moi aussi?

 - Parce que... commença Embry, désoeuvré. Parce que tu n'en as pas envie.

 - J'ai pu changer d'avis.

 Embry ne trouva rien à répondre à cela. Apparemment, il avait touché un point faible, car il baissa les yeux, en silence.

Il n'était pas habitué à le voir ainsi, il semblait déçu, triste, et... faible. Il s'en voulut aussitôt pour ses paroles, il était allé trop loin et l'avait blessé.

 - Je vois, dit simplement le beau blond.

 Il y avait une telle déception dans son regard... c'était insoutenable. Embry hocha la tête et voulut s'en aller, mais au même moment, Valentin, qui avait deviné ses intentions, posa son bras contre le mur, pour l'empêcher de passer. Ile ne pouvait pas partir... pas maintenant.

 Embry se remit donc dans sa position précédente, adossé au mur, regardant Valentin avec frustration et incompréhension.

 - Ne fais pas l'idiot, Valentin!

 - C'est toi qui fais l'idiot, Embry...

 Il le regarda droit dans les yeux, et remarqua alors le trouble qui habitait son beau patron : il ne savit que faire, hésitait.

 - Ne pars pas... le supplia-t-il à mi-voix.

 Comme pour le retenir, il appuya ses deux avant-bras sur le mur et réduisit la faible distance qui le séparait d'Embry, l'encerclant de son corps. Il se mit alors à l'embrasser dans le cou sans réfléchir, chacun de ses baisers vibrant de passion, et positionna sa main gauche sur sa hanche.

 - Tu sais bien que je mens, murmurra-t-il. Je te veux toi, que toi, je me fous des autres... tu me rends dingue Embry, si tu savais comme j'ai envie de toi en ce moment!

 Il stoppa ses baisers pour lui faire face, attendant sa réaction avec incompréhension. Embry avait le regard fiévreux, tout à coup il le saisit par les épaules et le colla à lui, leurs bouches entrèrent en contact, déjà ouvertes, et leurs langues se cherchèrent avidement, avant de se caresser avec la même énergie bestiale. Valentin fut rapidement à bout de souffle, mais il s'en fichait, au contraire il redoubla d'ardeur et cala le bassin d'Embry contre le sien à l'aide de sa main gauche, puis il l'aggripa à la nuque avec sa main droite et le força à s'introduire plus profondément en lui. Il en voulait plus, bien plus que ça... Soudain, Embry le repoussa et reprit son souffle, haletant.

 - V-Valentin, tu es trop... si tu continue, je...

 Le concerné ne le laissa pas achever sa phrase, il prit sa main gauche et la positionna sur son torse, puis il amena son autre main à lui et les fit descendre jusqu'à son jean...

 - Enlève-le moi??? enlève-moi tout, baise-moi Embry, je te veux en moi.

 Les mains d'Embry s'activèrent à déboutonner le pantalon de Valentin, qui tomba à terre... il se retrouvait en boxer moulant, où son érection était déjà visisble. Lentement, Embry caressa les fesses de Valentin, musclées et fermes, avant de frôler le sexe gonflé.

 - Embry... gémit Valentin dans un murmure, les yeux clos.

 - On fait ça sur ton canapé? lui demanda ce dernier, le regard coquin, tout en passant ses mains sur son torse, ses biceps, ses fessiers...

 - O-Oui, parfait... mais je... Mmh!!!

 - C'est étroit, n'est-ce pas? Moi aussi, je me sens "pressé"... depuis que je suis entré je veux te baiser, à être aussi peu vêtu... tu es superbe, Valentin, ton corps...

 - Pour toi... que pour toi... il t'appartient entièrement.

 Embry lui donna un fougueux baiser, et Valentin lui retira sa veste en hâte. Il avança jusqu'au plus grand des canapés à reculon, puis se laissa tomber dessus à la renverse, s'allongeant sur le dos. Il esquissa un sourire pervers et Embry se jeta sur lui, étalé au-dessus de lui.

 - Plus... bredouilla Valentin. J'en veux plus.

 Embry parut à la fois désarçonné et agréablement surpris.

 - Si j'avais su plus tôt que tu étais aussi chaud, j'aurais...

 - Ah non, tu ne vas pas me parler d'autres mecs pendant la baise, sinon je te défonce !

 - Vraiment? rit Embry, guère apeuré. Ca fait depuis longtemps qu'on ne m'a pas parlé ainsi... tu mérites une... petite correction.

 Tout en prononçant ces mots il avait retiré sa chemise, donnant pour la première fois à Valentin le plaisir d'admirer et de toucher son torse hâlé, sculptural. Celui-ci promena lentement ses mains sur ses pectoraux, ils étaient durs, saillants... la peau d'Embry était chaude et lisse, parfaite. Amusé par sa répartie, il passa sa langue sur ses lèvres dans un geste érotique, ne quittant pas son partenaire des yeux.

 - Une correction? Tu voudrais me punir pour mes crimes? demanda-t-il, aguicheur.

 - Absolument.

 EEmbry le regardait dans le blanc des yeux tandis qu'il commençait ses caresses sur son torse, Valentin en profita pour déboutonner son pantalon, bien qu'il ait du mal à contrôler ses gestes sous le désir, le plaisir intense que lui apportaient ces caresses audacieuses, toujouts plus basses, toujours plus insistantes.

 Ils se retrouvèrent bientôt en sous-vêtements tous deux, et Embry accompagna ses caresses de baisers, qu'il descendit jusqu'à la limite entre le boxer et la peau de Valentin, qui s'arquait de tout son long et respirait comme dans un four. Avec délicatesse, il saisit les bords du sous-vêtement et le fit glisser jusqu'à ce qu'il découvre entièrement le pénis de Valentin, gonflé et déjà pas mal remonté. Valentin soupira de soulagement, il n'en pouvait plus d'être serré à ce point.

 - Mmh... murmura Embry, je sais qu'elle peut monter bien plus haut, par exemple si je fais ça...

 Il positionna sa main gauche sur le bas-ventre de Valentin et la fit descendre jusqu'à la verge qui durcissait de plus en plus, puis la saisit dans sa main et la caressa, la pressa, allant de l'avant vers l'arrière, masturbant Valentin qui se mit à étouffer des gémissements et respirer avec plus de difficulté.

 - Jouis plus fort... chuchota Embry, les pupilles dilatées. J'aime t'entendre gémir, ça m'excite tellement, ne te retiens pas... je te veux maintenant...

 Il se pencha vers son amant et l'embrassa à pleine bouche, Valentin tressaillait et était haletant, ce baiser lui coupa le souffle quelques secondes, apportant encore plus de rougeurs sur sa gorge et son visage déjà brûlants. Il atteint le paroxysme du plaisir quelques instants plus tard, et se déversa dans la main d'Embry avec délectation, fermant les yeux.

 - Ah... soupira-t-il d'aise.

 Embry, pendant ce temps, continuait ses baisers dévorants sur tout son corps, comme s'il voulait s'abreuver de lui au maximum, comme si sa peau en fusion sous la sienne avait un arôme irrésistible.

 - Tu... t'es blessé, là... remarqua-t-il soudain.

 Il désignait la fine coupure à la gauche de son torse, au niveau du nombril, que Valentin s'était malencontreusement faite en cuisinant. Pour sa première fois avec Embry, il aurait voulu être parfait... ce détail le gênait.

 - Oh, c'est rien, répondit-il enr iaznt nerveusement. Une petite coupure.

 Embry hocha la tête, le fixant intensément sans cligner des yeux, et reporta son regard sur l'infime blessure, rougie par la faible quantité de sang qui y perlait. Se reculant, il abaissa la tête jusqu'à ses pectoraux, qu'il embrassa avec tout autant de passion et de vigueur, serrant sa taille entre ses bras musclés et forts, et descendit progressivement ses humides baisers jusqu'à la coupure, là il aggripa la peau tout autour et la mordilla dans sa bouche, aspira comme pour lui faire un suçon. Il titilla de sa langue la petite plaie, avalant les quelques gouttes de sang de Valentin qui y gouttaient, le mêlant ainsi au sien.

 - Mmh... je ne sais pas ce que je préfère : ton sang ou ton sperme, rit-il.

 - Tu veux jouer au vampire?

 - Si tu me trouves des dents pointues, pourquoi pas?

 Valentin rit de bon coeur, caressant doucement les cheveux or de son partenaire. Il n'était pas habitué à cette complicité avec Embry, et aurait voulu qu'il reste toujours comme en cet instant.

 - Non, tu es très bien comme ça, finit-il par dire.

 - Tu me trouves "très bien"? demanda Embry en penchant la tête sur le côté, affichant une moue coquine et craquante.

 - Tu sais très bien ce que je pense de toi.

 - C'est toujours agréable à entendre. Surtout venant de quelqu'un qui passe son temps à m'insulter, maugréa le beau blond.

 - Tu sais que c'est pour me préserver face à toi.

 La bouche d'Embry se tordit dans un sourire qui fit étinceler ses dents, presque autant que son anneau d'argent à son oreille, et il posa sa main gauche sur le torse dénudé de Valentin, qui frissona, jusqu'à son pénis.

 - Je crois que... là... commença Embry, interrompant sa phrase régulièrement par des baisers dans le cou du jeune homme, tu ne dois... pas te sentir, continua-t-il, préservé... du tout, acheva-t-il en le regardant dans les yeux.

 Valentin sentit un courant de crainte mêlée à de l'excitation le parcourir, et il caressa le sexe d'Embry à travers son boxer.

 - Elle a l'air grosse... murmura-t-il. Préservé? Non, pas du tout, tu m'as tout entier, baise-moi Embry, maintenant, je n'en peux plus...

  Joignant geste à la parole, il se releva brusqmeent et attrapa les lèvres d'Embry avec sauvagerie, nouant ses bras derrière son dos pour le  coller à lui, comme s'ils voulait que sa chair entre en lui et qu'ils ne fassent plus qu'un. Embry répondit avec une énergie presque bestiale à son étreinte, ainsi qu'à son baiser, en insérant sa langie très loin dans sa bouche, ce qui rappelait les plaisirs charnels de la pénétration. Valentin, enflammé, fit glisser ses mains brûlantes le long du dos d'Embry, jusqu'à son boxer qu'il saisit entre ses doigts et retira du plus vite qu'il put; immédiatement il sentit la verge libérée de son compagnon, dure, gonflée, contre la sienne. Ce contact lui plut aussitôt, pour l'approfondir il serra les fesses d'Embry entre ses mains, et rapprocha leurs deux bassins. La pression de la virilité de son partenaire redoubla d'intensité, Valentin étouffait sous la chaleur suffocante de cet instant.

 Embry se redressa, bandonnant la bouche de Valentin, pourtant si tentante en cet instant, et reprit son souffle, son érrection intense et les coups de langue excitants du jeune homme l'avaient chauffé à blanc.

 - Baise-moi, répéta Valentin, relevant son bassin de manière aguicheuse.

 Embry observa un instant les fesses offertes de Valentin, le regard appréciateur, et se pencha vers son visage, aggripant avec sensualité sa lèvres inférieure entre les siennes. Valentin entrouvrit la bouche , jouant avec sa langue,  tandis qu'Embry passait lentement sa main sur son sexe, jusqu'à ses fesses qu'il caressa et pressa avec avidité. Il fit glisser un doigt entre les deux fessiers, sondant la peau chaude de Valentin, puis il le descendit quelque peu, là il péntra l'anus de son index. Valentin, surpris par cette sensation innattendue, se crispa aussitôt.

 - Détends-toi, murmura Embry à son oreille, lui en mordillant le lobe.

 - O-Oui...

 C'était tellement nouveau! Peu à peu, Valentin se força à se détendre, aidé par Embry qui l'embrassait dans le cou. Bientôt ce dernier put reprendre ses activités, il fit se mouvoir son doigt et l'enfonça un peu plus, cherchant à étendre l'entrée de la cavité bien étroite. Quand il vit que Valentin s'y habituait sans problème, il inséra un deuxième doigt dans le trou pour l'élargir. Valentin serra la mâchoire, et pressa un bord du canapé avec sa main, mais Embry l'embrassa doucement pour le calmer.

 - La douleur disparait vite, crois-moi, c'est parce que c'est la première fois, le rassura-t-il, l'air sûr de lui.

 - Trève de préliminaires, veux-tu?

 Embry parut surpris, et désapprobateur.

 - Tu vas avoir mal si je...

 - Je m'en fous, dit Valentin, je veux juste qu'on baise.

 Il voulait être au même niveau que tous les autres, au même niveau que Logan. Embry hésita un instant, de toute évidence il était contre cette idée, puis il retira ses doigts lentement. Même s'il avait un peu peur d'avoir mal, Valentin voulait qu'il le pénètre, voir la grande et magnifique verge du beau blond l'avait excité, il la voulait en lui, il voulait entendre Embry jouir, il voulait lui apporter ce plaisir, le sentir se déverser en lui avec délices, avoir en lui ce sexe dur, gonflé, désirable, si excitant, si bandant...

 - Viens en moi Embry, murmura-t-il, se caressant le pénis. Je n'aurai pas mal, tu ne peux m'apporter que du plaisir... je jouirai en même temps que toi, tu aimes m'entendre jouir, n'est-ce pas?

 Pour l'échauder encore plus, il effleura la verge d'Embry.

 - Ah... gémit celui-ci. Je... tu es...

 Sans un mot de plus, il s'empara de son bassin, le saisissant de chaque côté, releva quelque peu ses cuisses, et les écrata rapidement.

 Il se pencha en avant, les traits déformés par un désir fiévreux qui le rendait encore plus beau et excitant, il avança tout son corps, et pénétra Valentin d'un geste brusque. Ce dernier, qui avait retenu sa respiration, poussa un petit cri de douleur qui mourrut dans sa gorge.  Embry avait les yeux mi-clos,  il laissa échapper un râle de plaisir qui donna à Valentin l'irrésistible envie de le plaquer contre lui et de l'embrasser à pleine bouche, tant il était empli de sensualité.

 - Continue... le pressa-t-il.

 Embry ne se le fit pas dire deux fois : il enfonça plus en profondeur son sexe dans la cavité chaude et étroite, et fit quelques va-et-vient avec, en dégageant bien l'entrée et en agrandissant bien l'espace à l'intérieur. Il se tenait au canapé, et respirait en haletant, car le mince trou lui compressait le pénis et lui donnait des bouffées de chaleur, avec ces mouvements frénétiques le plaisir ne faisait qu'augmenter, son excitation était telle qu'à chaque fois qu'il donnait un coup de bassin en avant il haletait, et gémissait sous la sensation de bonheur intense que ça lui apportait d'être en Valentin.

 - Va-Valentin... gémit-il, basculant à nouveau en avant puis en arrière. Tu.. tu es parfait.

 Valentin, lui aussi, s'arquait sous le plaisir, ondulant des hanches, s'arquant plus exagérément sous un coup particulièrement profond. La douleur avait disparu, effacée par la jouissance que lui apportait sa masturbation,  accentuée par son immense excitation de coucher avec Embry... En effet, les pénétrations de celui-ci ne lui faisaient plus mal, elles lui donnaient même un plaisir tout nouveau pour lui. Il agitait son bassin enrythme, pour que ce soit encore plus agréable pour Embry, qui embrassait de temps à autre son torse humidifié par la transpiration dûe à leurs ébats.

 - Alors... je suis... satisfaisant? parvint à demander Valentin, la respiration saccadée.

 - Tu es si étroit... c'est... génial... balbutia Embry, presque dans une plainte de plaisir intense.

 Valentin l'aggripa au dos à l'aide de ses bras, le colla contre lui, et continua de bouger en rythme. Il sentait le sexe d'Embry s'agiter en lui, c'était merveilleux...  Il entendit Embry gémir, pour lui le plaisir était presque insoutenable, dans un ultime effort il le pénétra d'un coup sec et se déversa en lui.

 - Ah... gémit-il. Mmh... Valentin...

 Il reprit difficilement son souffle, allongé sur Valentin qui lui caressait machinalement le dos, heureux de lui avoir procuré de telles sensations.

 - Ahem, Embry, tu me...

 Embry se pencha qsuelque peu sur le côté, car le sexe de Valentin, toujours en érection, se trouvait sous une de ses hanches.

 Mais au lieu de rester dans cette position, il se baissa jusqu'à la verge et la prit en bouche.

 - Emb... aah!

 Embry tint le reste du pénis de ses mains et le suça rapidement, les lèvres serrées, il ne suffit que de trois aller-retours pour que Valentin éjacule, et il remonta le long de son corps pour aller caler sa tête contre son cou. Cette attitude, qui n'avait rien de sexuel mais était affectueuse, toucha Valentin et il noua ses bras autour d'Embry.

 - C'était plutôt bien, non? demanda-t-il.

 - Super, murmura Embry en lui déposant un baiser au creux de la nuque. J'ai du mal à croire que c'est ta première fois.

 - Merci du compliment, dit Valentin, souriant.

 - Si je te le dis c'est que je le pense, tu sais que je suis direct, rétorqua Embry un peu brusquement. Sinon... tu as aimé? demanda-t-il sur un ton plus doux.

 - Oui... je me demande pourquoi je n'ai pas essayé plus tôt.

 Embry éclata de rire et lui titilla un téton, le regard aguicheur.

 - Tu veux continuer?

 Valentin hésitait : bien sûr, il avait envie, plus que jamais, de se trouver en Embry, lui aussi, mais il était un peu fatigué, et avait peur de mal s'y prendre... l'idée de gacher ce moment génial par son manque d'expérience l'horrifiait.

 - On ne pourrait pas attendre un peu? demanda-t-il timidement.

 Embry reposa sa main sur son bras, stoppant ses caresses tentantes.

 - Bien sûr, murmura-t-il.

 Il se serra un peu plus contre lui et reprit ses caresses le long de son bras.

 - Maintenant, dit-il, je ne baise plus qu'avec toi.

 

Hey hey!

Le voilà, le Chapitre 12 tant attendu...

Et la voilà, la première scène coquine à proprement parler...

Attention suspense!

Qu'imaginez-vous pour la suite? Le bel Embry va-t-il tenir sa promesse?

La réponse... ahem, j'ai mes blog-sims qu'il faut que je majifie alors... demain ou après-demain je suppose^^

Biz all <3 , Camella07

 

 

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Tous les commentaires liés à l'article : Le stage : Chapitre 12

  • elfira a posté :jeudi 06 mars 2008 15:28

    alors c'est donc ça un lemon

    C'est tellement bien écrit xD

    En tout cas je ne pense pas qu'Embry tiendra parole !! Ca serait trop facile !!
  • Morty a posté :vendredi 22 février 2008 03:24

    OMG! C'était magnifique ! Sublime ! Merveilleux et incroyablement bien écrit !
    Je ne saurai pas faire un truc aussi excellent !

    Et puis, on est partagé entre le côté baise et le côté calin, c'est assez peu ordinaire dans un lemon

    Et Valentin me plaît vraiment, il est magnifique !
  • pb-spn-bones a posté :lundi 04 février 2008 21:11

    genial le big lemon
  • Goblinaya a posté :mercredi 23 janvier 2008 21:57

    Geeeeenre il va réussir à ne coucher qu'avec lui.
  • ondine a posté :jeudi 03 janvier 2008 10:42

    wouhouu! en effet un lemon plus que citronné là xD!
  • elle sid a posté :jeudi 03 janvier 2008 00:35

    kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!! >_< *bavebavebave*
    si j'était un mec, j'aurais bander tout le long ! gay ou pas XD
    je m'y attendait trop pas au coup du Embry qui se pointe chez Val !!!!!
    c'est dingue, dans la conversation du dabut,
    ils ont vraiment l'exact même caractère que Wataru et Eiri !
    Val, si naif et pourtant direct et franc !
    Embry si arogant et froid !!!!
    kya ! <3<3
    et puis...
    c'est trop mimi car bien que se ne soit que de la baise, c'est comme s'ils sortaient ensemble !!!!! <3<3
  • Dadoune a posté :samedi 20 octobre 2007 21:45

    FELICITATION!!!! Trop beau ce lemon!!!
    Tu es super doué pour décrire!!
  • Mahea a posté :lundi 15 octobre 2007 23:21

    J'ai rarement lu un truc aussi détaillé question Lemon , bien bien
  • clara a posté :dimanche 02 septembre 2007 23:48

    stp quand eske tu pense metre la suite ?
    tn histoire est FABULEUSE =)
    c'est ma préférée ds ttes tes histoires !
    gs bsxx
  • Mélissa a posté :samedi 01 septembre 2007 16:27

    J'aime trop ton histoire vivement la suite :p

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