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Le stage : Chapitre 7 (Le stage) posté le samedi 25 août 2007 19:58

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Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 7

  Cela faisait depuis une heure déjà que Valentin était à son bureau, la tête dans les mains, à se ronger les sangs. Dehors, il faisait nuit noire.

 Après que Logan l'ait mis dehors, il était allé travailler sur un dossier avec Carla, mais la jeune rédactrice s'était vite rendue compte qu'il avait l'esprit ailleurs, et c'était avec un air pincé qu'elle lui avait conseillé de se replonger dans la conférence à laquelle il avait assisté dans l'après-midi afin de rédiger un rapport dessus.

 A contrecoeur, il était allé sur Internet pour compléter les maigres informations qu'il possédait, et il avait écrit une page sur Works, mais la volonté lui manquait pour continuer... qu'Embry McDeal ait pu le surprendre ainsi avec Logan le rongeait... au moins, son patron saurait dorénavant qu'il était gay, pas de doute!

Soupirant, il regarda la chaise vide de Carla... la brunette s'était éclipsée il y avait plus de vingt minutes, sans lui donner de motif. Il avait remarqué que cela lui arrivait souvent... peut-être allait-elle retrouver un amant secret qui travaillait au "Days & News" ?

 Un bruit provenant du couloir lui apprit que la porte venait de s'ouvrir. Il releva brusquement la tête, et ne put garder son calme lorsqu'il vit que le visiteur n'était autre qu'Embry McDeal en personne.

 - Monsieur, je... commença-t-il.

 - Deux minutes...

 Valentin, qui s'était levé de son siège, se rassit en silence et observa plus longuement Embry : il tenait un épais paquet rempli de dossiers, et était visiblement très absorbé par son contenu. Toujours sans lui accorder un regard, il vint se placer devant son bureau, fouillant dans ses paperasses, jusqu'à ce qu'il dégote quelques photocopies épinglées au nom de Valentin Williams.

 - Alors... voici les notes de Mr Bartle, je viens d'en terminer avec lui et il voulait vous faire parvenir ceci...

 Valentin était un peu sonné. Embry, devant lui, seul avec lui pour la deuxième fois en quelques jours. Et il le vouvoyait... il se demandait pourquoi il l'avait tutoyé, le lundi, dans les toilettes...

 - Mr Williams? Vous m'écoutez?

 - Oh, euh, oui bien sûr!

 Son patron plissa les yeux, guère convaincu, et soupira de lassitude.

 - Bon... alors vous vous débrouillez avec ça et... Mais... vous avez déjà commencé?

 Il désignait le laborieux texte de Valentin sur l'écran de l'ordinateur.

 - Oui... mais je n'ai pas fait grand chose pour l'instant, dit Valentin, regrettant plus que jamais de ne pas s'être montré plus attentif à cette conférence barbante.

 - Mmh... fit Embry, se penchant en avant pour parcourir rapidement son brouillon. Tous les sens de Valentin s'électrisèrent, car l'objet de ses fantasmes ne se trouvait qu'à quelques centimètres de lui.

 Mais Embry avait à peine commencé sa lecture qu'un nouvel arrivant débarqua dans la pièce. Ce n'était, malheureusement, autre qu'Eric, et Valentin se promit de s'administrer des claques pour avoir oublié que ce dernier avait mentionné qu'il passerait dans la journée. Après l'histoire avec Logan, ça lui était complètement sorti de la tête.

 - Hey, Valentin, ça roule? Oh... euh, salut! lança-t-il en remarquant la présence d'Embry, qui le fixait curieusement.

 Celui-ci adressa un regard interrogateur à Valentin, se demandant sûrement qui était cet huluberlu qui osait le saluer de manière si familière. Valentin tenta bien de lui faire comprendre que la visite du brun était un imprévu, et qu'il n'avait rien à voir avec lui, mais Embry avait déjà reporté son attention sur Eric, intrigué.

 - Bonsoir, Eric, grommela Valentin, sans grand enthousiasme.

 - Wow, t'as l'air content! Bon, bref, j'ai réfléchi à la sortie de samedi soir, et je me suis dit que si on allait dans une boîte gay, ça serait fun, tu crois pas?

 Valentin eut à ce moment précis envie de rentrer six pieds sous terre, surtout qu'Embry le regardait de nouveau, arborant son éternel sourire moqueur à peine dissimulé.

 - Hein? Mais qu'est-ce que tu racontes Eric, t'es barge! dit-il en riant nerveusement.

 - Barge? Non, j'crois pas... oh, tu m'en veux encore pour hier soir? Ecoute, je suis désolé, on n'a qu'à tirer un trait sur...

 - Eric, tais-toi, s'il te plaît! le supplia Valentin, essayant de ne pas trop laisser paraître son affolement.

 Bon sang, il allait le payer cher! Et Embry qui entendait tout!

 - Ok, ok, je ne voulais pas t'énerver! s'excusa Eric, surpris que le ton monte. Bon, je vais te remettre de bonne humeur... Ca va mieux avec le mec de ton taf, là? Ca avance? Parce que, tu v...

 - Eric?

 - Oui?

 - Ferme-la, une bonne fois pour toutes! s'exclama Valentin, rouge de colère et de honte.

 Embry se racla la gorge, à nouveau froid et distant.

 - Ahem... Mr Williams, je vais vous laisser discuter avec votre... ami. Je vous laisse donc travailler sur ce dossier, vous n'oublierez pas de me l'envoyer une fois achevé.

 Sur ce, il quitta rapidement la pièce, laissant le pauvre Eric seul face à Valentin qui faisait vraiment peur à présent.

 - Ben quoi? T'inquiètes, y'en a plein à New York des boîtes gay!

 - Eric... est-ce que tu saurais, par pur hasard, qui était l'homme avec nous dans la pièce? demanda Valentin, contenant sa rage avec peine.

 - Humm... non. Mais il avait un très beau cul. C'est la première chose que j'ai remarqué en entrant.

 - C'était Embry McDeal, espèce d'abruti!

 - Non?! Merde alors, j'aurais dû vous laisser tous les deux! Quel con je fais!

 - Tu peux le dire! dit Valentin, grinçant des dents. 

 Eric l'observa un petit moment, l'air pensif. Valentin semblait dévasté, et encore plus fatigué que la veille.

 - Va le voir, déclara-t-il solenellement.

 - Quoi?!

 - Va le voir, répéta Eric. Trouve les mots justes, un truc, je sais pas quoi. Va arranger le coup tout de suite, sinon c'est mort.

 Puis il s'en alla, et Valentin se retrouva seul.

L'idée d'Eric n'était pas si mauvaise... elle paraissait juste surréaliste. Que dirait-il à Embry? C'était un homme très demandé, il devait avoir des tas de choses à faire, surtout après son absence... répondre à des courriers qui n'en finissent pas, recevoir des coups de fil importants, lire des rapports... lire des rapports! Bien sûr! Le rapport sur la réunion du lundi qu'il lui avait fait parvenir!

  Valentin se leva en hâte et se jeta dans le premier ascenseur qu'il trouva une fois arrivé dans le couloir, attendant impatiemment que les autres passagers soient arrivés à destination, et il déboucha enfin sur l'étage 48, où se trouvait le bureau du directeur, autrement dit, Embry McDeal. Arrivé devant la porte de ce dernier il se stoppa, car sa respiration était saccadée, son coeur battait à tout rompre, et une boule d'angoisse se formait dans son ventre, le paralysant.

 De l'extérieur, on n'entendait rien. Et s'il n'était pas dans son bureau? Le premier instinct de Valentin était de prendre ses jamabes à son cou et de faire demi-tour, mais il se força à toquer fébrilement à la porte. Si fébrilement qu'il se demanda d'abord si on l'avait vraiment entendu, mais, alors qu'il s'apprêtait à frapper une deuxième fois, il entendit une voix crier sèchement : "Entrez!" .

 Mort de peur, il actionna la poignée et pénétra dans la pièce, se donnant un air assez sûr de lui.

 - Mr Williams?

 Embry paraissait déconcerté, assis à son bureau il étint sa cigarette dans un cendrier où gisaient déjà trois autres Stewarts carbonisées... Valentin avança jusqu'à lui, et se plaça juste devant le bureau, une lueur de détermination dans le regard. Si Embry remarqua l'étrange attitude du stagiaire, il n'en laissa rien paraître.

 - Vous avez déjà bouclé votre rapport? Vous étiez en plein dedans il y a à peine un quart d'heure, si je ne m'abuse, dit-il en jetant un bref coup d'oeil à sa montre, les sourcils froncés.

 - N-Non... commença Valentin, gêné. Mais je vous en vaais fait parvenir un autre, se rattrapa-t-il.

 Embry hocha la tête, et fouilla dans une pile de feuilles à sa droite avant de brandir une rédaction qui s'étalait sur plusieurs pages.

 - Oh, vous voulez parler de ça... je n'ai pas encore eu le temps de le lire, je suis débordé en ce moment... qu'est-ce que ça concerne? l'interrogea-t-il en promenant ses yeux sur les cinq pages agrafées.

 - La réunion de lundi, Monsieur McDeal.

 - Comme quoi, je me trompais...

 - Pardon? demanda Valentin.

 - Je me trompais, répéta Embry en lui désignant son rapport. Quand j'ai dit que vous n'aviez rien écouté.

 - Oh... oui.

 Valentin se tordait les mains sans rien dire, ne sachant pas trop par où commencer... il était tout de même venu jusqu'ici pour une raison précise!

 - Au fait, ahem... commença-t-il en rougissant querlque peu.

 Au ton de sa voix, Embry reposa le paquet de feuilles, puis releva les yeux, et le regarda tranquillement.

 - Oui? Qu'y a-t-il?

 - Concernant mon ami, euh... Eric. Je n'avais pas prévu sa venue, c'est un garçon un peu dérangé, en fait le pauvre n'a pas toute sa santé mentale... lui expliqua Valentin, tentant de prendre un ton grave et triste. "Pardon Eric", pensa-t-il, honteux.

 - Vraiment? C'est facheux... il m'avait pourtant l'air de jouir de toute son intelligence, déclara Embry.

 Etait-ce son imagination, ou bien le beau blond avait insisté sur le mot "jouir"?!

  Il le regardait sans ciller, l'air de maîtriser parfaitement la situation. Valentin sentit ses jamùabes flageoler sous le poids de son regard moqueur... et provocateur.

 - Oui mais... il prend des médicaments, il sort tout juste d'une longue hospitalisation... il a sauté par la fenêtre de sa chambre en croyant qu'il pourrait voler, vous comprenez... le pauvre garçon est gravement atteint.

 Il voulut faire passer les temblements dans sa voix pour de l'émotion, en s'essuyant rapidement le coin des yeux, car il était dangereusement près d'éclater de rire.

 - Je vois, dit Embry. Je suis désolé pour lui.

 Valentin releva les yeux vers son boss, mais Embry ne paraissait pas le moins du monde navré. Un large sourire moqueur fendait à présent son visage, ne laissait aucun doute quant à la croyance qu'il avait en cette histoire bidon.

 - C'est tout ce que vous aviez à me dire? lui demanda-t-il poliment.

 Valentin retrouva automatiquement son malaise, car il devait à présent aborder le sujet de Logan... Embry s'aperçut du trouble de son interlocuteur, mais il prenait bien trop de plaisir à le voir frustré pour l'aider.

 - A propos de tout à l'heure... commença Valentin en se grattant neveusement la nuque. Avec Log... Mr Bartle.

 - Oui?

 Il lui semblait qu'Embry était à présent un peu plus froid, même si son visage demeurait de marbre, comme à l'accoutumée.

 - One ne... enfin... bref, ce n'est pas ce que vous croyez et...

 - Parce que selon vous, qu'est-ce que je crois, Mr Williams? le questionna Embry.

 - Euh... je ne sais pas, répondit Valentin en rougissant de plus belle, désoeuvré.

 - Exact. Je ne crois rien, parce que je ne sais rien, et, excusez-moi le terme, mais je me fiche pas mal de la vie personnelle de mes employés, tant qu'ils ne la mêlent pas avec le travail.

 Valentin en resta bouche bée. Il ne pouvait pas dire ça !

 - Mais vous vous trompez Mr McDeal, il n'y a pas d'affaire de vie privée ou je ne sais quoi, c'est un énorme malentendu et...

 - Mr Williams, le coupa sèchement Embry.

 Valentin se redressa aussi sec, conscient qu'il était allé trop loin.

 - Oui?

 - Au lieu de gaspiller bêtement votre temps, et le mien par la même occasion avec ces niaiseries, vous ne pensez pas que vous avez du travail qui vous attend?

 - Si, Monsieur, se borna à répondre Valentin.

  Sur ce, il lui lança un regard furieux, car il était très en colère, auquel Embry répondit par un léger haussement de sourcils, ce qui énerva encore plus Valentin, et il se dirigea vers la sortie à grands pas. Il ouvrit la porte à la volée et la claqua violemment derrière lui.

  Il ne revit pas Embry de la soirée.

 

 

 

 

 

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Tous les commentaires liés à l'article : Le stage : Chapitre 7

  • Emy a posté :mardi 17 juin 2008 22:30

    Moi j'dit qu'il doit pas être si indifferent que ça au ptit Valentin ^^
  • elfira a posté :jeudi 06 mars 2008 14:16

    Cette tentative d'explication s'est transformée en échec total... Je ne sais pas combien de fois j'ai pu dire ça mais...pauvre Valentin !

    xD en plus il aurait pu trouver autre chose que des troubles mentaux pour Eric c'était pas très convaincant xD
  • Nana-san a posté :mercredi 27 février 2008 19:44

    Youhou, j'ai trop rigoler quand Valentin raconte son histoire bidon sur Eric franchement bravo j'me suis bien péter de rire
  • Morty a posté :vendredi 22 février 2008 02:20

    Je viens quasiment de pleurer de rire à chaque moment

    Pauvre Valentin, t'es vache avec lui
  • Cam a posté :mardi 19 février 2008 22:24

    Le bouleettttttt Eric xD
    Et Valentin qui invente son histoire de débilité mentale, j'adore xD
  • pb-spn-bones a posté :lundi 04 février 2008 19:35

    kel con embry !!
    pov' eric ''il a soter de la fenetre en croyant kil pouvais voler '' mdr
  • Goblinaya a posté :mercredi 23 janvier 2008 15:27

    En gros il a été lui parler pour que dalle^^.
  • ondine a posté :mercredi 02 janvier 2008 23:44

    gros fou rire sur ce chap
    jadore lidée du: il pensait volé xD*
    bon lemon??! xD
  • Elle Sid a posté :mercredi 02 janvier 2008 23:33

    punaise >_< moi aussi je l'avais oublie l'Eric !!!
    et il n'y va pas de main morte !!! "Bon, bref, j'ai réfléchi à la sortie de samedi soir, et je me suis dit que si on allait dans une boîte gay, ça serait fun, tu crois pas?"
    rien à fautre qu'Embry soit dans la salle !!!
    et le "Ca va mieux avec le mec de ton taf, là? Ca avance? " olala... mais limite j'explose mon clavier tellement je tape du poing en riant !!! je suis une fille très "riante" ! et quand je ris, je ris !!! MDR
    et puis heu, il en a de belle quand même !!! XD "Va le voir, répéta Eric. Trouve les mots justes, un truc, je sais pas quoi. Va arranger le coup tout de suite, sinon c'est mort." plus facile à dire qu'a faire XD mais Val trouve une bonne excuse !
    bien qu'il ne soit pas très sympas en parlant d'Eric et qu'Embry semble plus qu'interressé...
    mais quand même... il s'est bien foutu dans la merde Val !!!!! >_<
    (c'est moi ou mes comm sont de plus en plus long ??? c'est ta faute ! >_< y'a trop de truc à dire XD j'aime trop >_<)
  • Dadoune a posté :samedi 20 octobre 2007 20:36

    Ah ba non il faut pas qu'ils s'engueulle il faut qu'ils se rapproche ^^

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