- Comment ça, c'est quoi être gay?!
C'était le jeudi soir, et Valentin était allé frapper à la porte d'un de ses amis du lycée, Eric. Les deux garçons ne s'étaient guère revus depuis leur remise de diplômes presque trois ans plus tôt, juste à l'occasions de fêtes une fois tous les deux mois, et entre les filles, l'alcool, et, il faut bien l'avouer, parfois, les drogues, ils avaient un peu perdu contact, mis à part les brefs saluts qu'ils échangeaient parfois sur msn... Valentin et lui n'ayant jamais été très très proches, Eric était d'autant plus surpris par sa visite à l'improviste.
- Ben, tu sais... t'es gay, non? Tu peux m'expliquer!
- Expliquer quoi? J'aime les mecs, je couche avec des mecs, point barre! dit Eric, désorienté.
- Mais enfin, j'veux dire... quand tu bandes devant un mec, t'es forcément homo? l'interrogea Valentin, les joues cramoisies.
A son grand dam, son ami éclata de rire à n'en plus finir. Il se racla la gorge, vexé.
- Ok, t'as bandé devant un mec... t'as un gars en vue?
Valentin soupira. Oui, il avait des vues sur un homme, qu'il n'avait d'ailleurs pas recroisé depuis la réunion du lundi... Et le pire dans tout ça, c'était que depuis qu'il était attiré par Embry McDeal, il ne pouvait s'empêcher de lorgner tous les beaux mâles qu'il rencontrait sur son passage! Quand Eric lui avait ouvert sa porte, il l'avait détaillé des pieds à la tête, appréciateur. Il virait homo.
- C'est si flagrant?
- Y'a pas trente six mille raisons pour que tu débarques chez mois après trois mois de silence radio en me demandant si c'est normal si tu bandes devant un mec...
- Ouais... sérieux Eric, je commence vraiment à flipper...
Eric fronça les sourcils, prenant un air menaçant qui n'était pas simulé.
- Tu insinues quoi, là, exactement? Que ça craint d'être une pédale?
- Non, mais... commença Valentin, désorienté. Réfléchis un peu rien que deux minutes, ok? Si je suis gay, ça chamboule tout, mec! Tous les gens qui me connaissent me croient hétéro, tu crois que je vais débouler les mains dans les poches pour leur faire mon coming-out et dire : "Désolé, je m'étais trompé" ?! J'ai vingt ans, merde! J'ai baisé avec des filles, jamais avec un homme... tu me vois sucer des bittes, toi? J'ai l'impression d'être une nana, c'est grave!
Il avait sorti cette tirade d'une traite, car il était à cran depuis plusieurs jours et il ressentait le besoin de se défouler. Toutes ses craintes, son stress... c'était la première fois qu'il désirait un homme, et ardemment! Peut-être serait-ce passager, mais il ne comptait pas trop là-dessus...
- Bon, je vois, t'es vraiment frustré sexuellement... fit Eric, pensif.
Valentin lui jeta un regard noir, et Eric dut se retenir d'éclater de rire à nouveau. Selon lui, la situation était plutôt cocasse.
- Déjà tu vas arrêter de stresser... tu t'appelles toujours Valentin Williams, le fait de vouloir coucher avec un mec ne change rien à cela. Tu es peut-être bi, tu sais? En fait, tu sais quoi? On va aller en boîte samedi, tu vas te faire quelques filles tranquille, et à la fin de la soirée, si on n'est pas trop défoncés, on reparlera de tout ça, et tu me diras si tu prends toujours autant de plaisir à ploter des seins!
L'idée n'était pas mauvaise... bien qu'exprimée de manière grossière. Avec toute la pression qu'il avait accumulé cette semaine... une sortie en boîte serait la bienvenue... et dire qu'il devait accompagner Mr Bartle à la conférence de presse du ministre de... (il ne savait plus trop de quoi au juste) le lendemain... il se sentait lessivé.
- Ok, mais personne d'autre, hein? Tu vas lacher devant tout le monde que je suis pédé, sinon!
- Très bien... sinon il y a un autre moyen, plus rapide, de savoir si tu es homo ou non, déclara Eric, une lueur inquiétante dans le regard.
- Laquelle, je te prie? Je suis tout ouïe, et prêt à tout!
Un sourire pervers fendit le visage d'Eric, il se rapprocha osetensiblement de Valentin qui était debout, adossé contre le mur, et passa lentement sa langue sur sa lèvre inférieure, ne le quittant pas des yeux.
- On peut baiser... tout de suite, si ça te tente.
Valentin en ouvrit la bouche de stupeur, à la fois choqué et agacé.
- Baiser... avec toi?! T'es pas un peu barjo!
- Arrêtes d'ouvrir la bouche comme ça, crétin, ça me donne envie de t'embrasser! Franchement, t'es plutôt bien foutu, j'aurais bien aimé voir ta queue... dommage... Ton mec résistera pas une seconde, s'il est gay! dit Eric, riant devant l'état de choc de Valentin qui était de plus en plus avancé à mesure qu'il lui débitait ces paroles...
- T'es pas marrant, Eric! répliqua Valentin, les joues en feu.
- Vraiment? Alors que se passe-t-il si je fais ça...
Il appuya un de ses coudes contre le mur, collant ainsi son corps à celui de Valentin qui ne pouvait désormais plus reculer, plaqué par Eric.
- Q-Qu'est-ce que... balbutia-t-il.
Mais Eric lui intima de se taire en posant délicatement un doigt sur sa bouche, doigt qu'il utilisa pour entrouvrir ses lèvres. valentin les écarta sans broncher, et Eric approcha son visage du sien, puis il se stoppa à deux centimètres de Valentin, là il fit émerger sa langue de sa bouche et caressa avec les lèvres de son ami, sans toutefois l'embrasser. Valentin le regardait faire, les yeux vitreux, sans rien dire ni opposer la moindre résistance. Eric eut un sourire satisfait et pencha la tête sur le côté, puis il s'attaqua au cou de Valentin qu'il se mit à embrasser, de baisers chauds et humides. Il aggripait la peau frémissante dujeune homme entre ses lèvres, faisant goulûment passer sa langue dessus, tout en accomplissant cesactions il avait calé son bassin contre celui de Valentin, et frottait son entrejambe contre le sien, sa main libre occupée à effectuer des pressions avides sur les fesses fermes de ce dernier. Valentin laissa échapper un gémissement de plaisir étouffé quand Eric, qui avait déboutonné le haut de sa chemis à toute allure, lui mordilla le téton gauche, et qu'il sentit le pénis de son ami duricr et se gonfler contre le sien. Celui-ci se redressa et le regarda dans les yeux, un désir sans équivoque se lisait dans son regard. Ses cheveux bruns retombaient avec souplesse sur son front, ses yeux noisettes si expressifs... ce petit sourire de triomphe qu'il arborait en ce moment-même...
- Quoi, ça te surprend que je bande? lui susurra-t-il à l'oreille. Je veux ton cul, c'est normal, non? et je suis sûr que tu le veux, toi aussi...
Sur ces entrefaites, il fit rapidement glisser sa main par-dessus le sexe de valentin, qui frémit quand il le frôla, puis il se sasit de la main gauche de ce dernier, qu'il fit passer sous son propre tshirt. Valentin pouvait palper ses muscles, animé par lé désir et la curiosité il remonta ses doigts le long de son torse, et caressa ses pectoraux. Eric, grisé, penchait la tête en arrière sous l'effet du plaisir et haletait, les yeux fermés. Son érection se faisait de plus en plus évidente à travers le tissu pourtant épais de son pantalon.
- V-Valentin... tu m'excites à mort là, gémit-il en rabaissant la tête, pour le regarder dans les yeux.
- Je sais... murmurra valentin, à qui l'idée plaisait énormément.
Il descendit sa main sous le jean d'Eric, et caressa son sexe à travers le fin tissu de son boxer. La bosse était grosse... cela lui fit bizarre d'entrer indirectement contact avec un sexe autre que le sien, mais, en fait, ça lui plaisait...
Eric, n'y tenant plus, se jeta sauvagement sur Valentin et l'embrassa à pleine bouche, cherchant à lui déboucler sa ceinture. Quand il comprit ce qu'il essayait de faire, Valentin le repoussa violemment, resserrant sa ceinture en hâte.
- Mais enfin, qu'est-ce que tu fous?! s'exclama-t-il. Je t'ai dit que je ne voulais pas baiser?
- C'est pas ce qu'elle a l'air de penser, rétorqua Eric, un sourire moquer aux lèvres. Il désignait la protubérance au niveau du pénis de Valentin, sous son pantalon. Celui-ci rougit en s'en apercevant, il savait qu'il bandait, mais pas à ce point.
- C'est pas là la question, abruti! Je viens chez toi parce que je ne m'assume pas en tant qu'homo, et toi, tu veux me sauter!
- Ben en tous cas t'es fixé là il me semble... plus besoin de te demander si t'es attiré par les mecs!
- Ferme-là, lacha Valentin, agacé et honteux à la fois.
Eric se pencha vers lui, le regard aguicheur.
- Et une petite pipe, ça te tente pas?
- Que... non! Il n'y a qu'un seul mec sur Terre avec qui je voudrais baiser, et ce mec, c'est Embry McDeal, pigé? lui balança-t-il au visage, furieux.
Son ami fronça les sourcils, il avait l'air de réfléchir...
- McDeal? C'est pas le proprio du "Days & News" , ça? Oh Valentin c'est pas vrai, t'as flashé sur ton nouveau boss?! Je me demande à quoi il ressemble... il doit être sacrément bien foutu, pour t'avoir converti... tu crois que ça l'intéresserait, une partouse avec toi et moi?
- Q... quoi?! rugit Valentin, les traits déformés par la colère. Embry est à moi, compris? Tu le touche, je te... je te...
- Nique? suggéra Eric.
- Enflure de tapette!
- Tapette toi-même, mon mignon! répliqua Eric, amusé.
Valentin le toisa froidement, les bras croisés.
- Quand j'y pense... Embry? Tu l'apelle déjà par son p'tit nom, c'est mignon tout plein!
- Ta gueule. Tu me fais chier.
- J'avais remarqué, figure-toi, ironisa Eric.
Valentin soupira et se prit la tête dans les mains, à bout. Il se sentait extrêmement fatigué, et commençait sérieusment à se demander s'il n'avait pas une libido démesurée, ce qui l'effrayait un peu.
- Eric, je... je crois que je vais y aller, tout ça m'a crevé.
- Je comprends... je passerai sûrement à ton bureau demain, j'ai bien envie de voir à quoi ressemble ton joli patron...
- A ta guise, mais je ne l'ai pas revu depuis lundi, le prévint Valentin.
Il se dirigea à grands pas vers la porte qui donnait sur le couloir, dévala les escaliers, et s'empressa de quitter la maison.
Il frissonna sous la brise glacée de février, les hivers étaient rudes à New York... il piqua un sprint jusqu'à son immeuble, ignorant le vent et le froid. Lorsqu'il referma la porte d'entrée derrière lui, il était sûr de deux choses :
Un, il était gay.
Deux, il avait vraiment très très très très envie de revoir Embry McDeal.

J'aime bien ce Eric, quelle arrogance xD !! Pauvre petit Valentin ...






J'ai adoréééé la scène !! Ca donne chaud ^^