Valentin avait quitté la salle de réunion en grande pompe, bouillonnant intérieurement. Bouillonnant, car, d'un côté, il se serait donné des claques de s'afficher ainsi dès son premier jour, mais bouillonnant aussi... d'un autre côté.
Même si ses sous-vêtements le faisaient souffrir le martyr, il ne pouvait que se féliciter d'avoir mis un boxer serré, au moins la bosse que formait son sexe en érection sous son pantalon n'était pas visible!
Il s'engouffra rapidement dans les toilettes, après avoir déambulé avec une démarche de canard dans les couloirs du bâtiment, et fut heureux de constater que la pièce était vide. Sous la torture, il s'enferma dans une cabine, et baissa rapidement son pantalon, ainsi que son boxer. Jetant un coup d'oeil à sa verge durcie, il lacha un juron : il bandait, et pas qu'un peu. Il s'était déjà trouvé dans des situations similaires, mais en général, il avait sa copine à côté de lui pour satisfaire ses besoins! C'était surtout l'idée qu'il ait pu bander en fantasmant sur un homme qui le frustrait... et quel homme! Embry McDeal! Il revoyait clairement son visage quand il avait prononcé ces mots : "Williams, un problème?". Oui, il y avait un problème. Et le problème, c'était qu'il avait envie d'assouvir ses pulsions sexuelles avec son patron, qu'il n'aurait sûrement plus l'occasion d'appeler ainsi dans un mois s'il continuait à se comporter de manière aussi bête! Soupirant, il reposa les yeux sur son sexe.
- Embry... murmura-t-il.
Sansréfléchir à cequ'il faisait, il caressa ses testicules, et prit la verge en main, pour commencer à se masturber. Adossé contre la cloison de la cabine, les yeux mi-clos et les lèvres entrouvertes, il se mit à agiter le bassin et à faire des mouvements de va-et-vient de plus en plus prononcés avec sa main, augmentant peu à peu la cadence de ses gestes, et il sentit rapidement sa virilité enfler dans sa main. Pendant qu'il se masturbait, il ferma les paupières et imagina que la main qui enserrait son sexe n'était autre que celle d'Embry, ce qui l'excita doublement, et il éjacula beaucoup plus vite qu'à l'ordinaire, dans un gémissement de plaisir non contenu. Il se fichait que le beau blond soit son patron, il se foutait pas mal que ce soit un homme... il voulait qu'il le suce, qu'il sente à quel point il bandait pour lui...il voulait même ses fesses.
A ce désir nouveau, un frisson d'excitation l'envahit, surtout quand il revit l'image des fesses d'Embry, dans son pantalon serré... il remonta bien vite ses habits, et sortit de la cabine, pour aller se rincer le visage aux lavabos... il n'en revenait pas de son culot : premier jour de stage, il quittait la réunion pour aller se branler dans les toilettes! Ca faisait depuis bientôt quinze minutes qu'il avait quitté la salle... et si les autres s'imaginaient qu'il avait un problème aux intestins? Et si Embry s'imaginait ça !!!
Horrifié, il se força à respirer plus librement et, pour ce faire, défit le noeud de sa cravate, et déboutonna sa chemise blanche jusqu'à la naissance de ses pectoraux... arrangé de cette manière, son costume ressemblaqit pas mal à ceux qu'il mettait pour sortir en boîte. Il faisait généralement des ravags auprès des filles, il savait parfaitement comment s'y prendre avec elles... mais avec un gaçon, il était paumé. Complètement paumé. Surtout quand il ne connaissait même pas la sexualité de l'homme qu'il désirait.
Alors qu'il était perdu dans ses réflexions, , les bras en appui sur les bords du lavabo et se fixant dans la glace, la porte s'ouvrit. Valentin s'attendait à tomber sur un type qu'il ne connaissait pas, un quelconque employé du "Days & News" , mais il manqua de s'étrangler quand il découvrit Embry McDeal sur le seuil de la porte.
Celui-ci avança rapidement dans sa direction, le regard chargé de reproches, mais en même temps intrigué.
- Il y a un problème, Valentin?
C'était la même questions qu'avant, sauf qu'il la reposait en l'appelant par son prénom. Valentin dut faire un effort colossal pour ne pas se figurer que ce changement était dû à un désir réciproque de baiser de son patron.
- Non non, répliqua-t-il, gêné.
- Sûr? Tu es tout rouge...
Valentin ne sut pas très bien ce qui avait le plus accéléré les battements de son coeur : qu'Embry ait remarqué qu'il suffoquait, ou qu'il le tutoie.
- Oh... je vois, déclara-t-il soudain, sa voix se faisant tout à coup plus langoureuse.
Valentin, en alerte, jeta un bref regard vers son entrejambe. Rien ne le trahissait. Pourquoi diable Embry prenait-il ce ton doucereux?
- C'est la cravate, déclara solennellement ce dernier.
- Pardon?!
Il se retourna vers lui, stupéfait. A quoi donc jouait cet homme?!
- La cravate, reprit-il, le regard éloquent. De vraies petites saloperies... on s'étouffe, avec ces machins-là...
Valentin fixa Embry pendant un moment sans comprendre, se donnant l'impression d'un parfait abruti, avant de se souvenir qu'il avait défait sa cravate, et déboutonné son col.
- Ah, oui! s'exclama-t-il un peu brusquement, un sourirecrispé aux lèvres. Je... j'avais un peu de mal à respirer.
- C'est bien ce que j'avais cru comprendre...
Valentin releva les yeux vers Embry, car il avait perçu la moquerie dans sa voix. En fait, celui-ci n'était pas tellement plus grand que lui... il le dépassait d'environ cinq centimètres, ce qui était rassurant. Quand bien même, il se demandait d'où venait ce ton moqueur...
- Ahem... je vais euh... me dépêcher de la remettre... bredouilla-t-il piteusement.
- Toi? Tu n'es même pas fichu de mettre une cravate sans t'étrangler avec!
Ni une, ni deux, avant même que Valentin ait eu le temps d'assimiler ces paroles, les mains d'Embry s'étaient emparées de l'accessoire, et s'affairaient autour de son cou. Ses doigts semblaient froids, contre sa peau en ébulition.
- Ce n'est pas la peine, je... marmonna-t-il avant de croiser le regard d'Embry.
Celui-ci était lourd de sens, bien que Valentin n'arrivât pas entièrement à le déchiffrer. Il y avait de la sévérité, de l'autorité, une supériorité... cet air suffisant qui l'intiidait tellement. Les mains d'Embry fôlatraient autour de son cou, et s'activaient... pour finalement faire un noeud parfaitement serré, qui le laissait respirer librement. Etrange de la part d'un homme qui ne s'embarassait jamais de ce style d'accessoires...
- Merci, souffla Valentin, soulagé que cette affaire soit terminée.
Mais Embry n'en avait pas fini. Valentin eut un mouvement de recul instinctif en sentant ses doigts s'aventurer sur son torse. Et pourtant Embry McDeal était la dernière personne qu'il auait rejetée!
- Du calme, je ne vais pas te sauter dessus, se moqua celui-ci, agacé.
Valentin détourna la tête, honteux. L'espace d'un instant, il avait eu le fol espoir qu'Embry puisse désirer son corps. Le concerné, son éternel sourire moqueur aux lèvres, se rapprocha de lui et saisit sa chemise d'un geste sec, puis la reboutonna petit à petit, les yeux rivés sur Valentin qui n'osait pas le regarder.
- Tu ne vas pas te balader avec la chemise ouverte, si? J'imagine que tu ne tiens pas à te faire agresser.
- Une fille aurait difficilement l'avantage sur moi, à moins qu'elle ne fasse du catch tous les dimanches, rétorqua Valentin du tac au tac, fier de lui clouer le bec.
- Qui t'a parlé de filles?
Valentin en resta sans voix.
- Aucune importance, marmonna-t-il, se dirigeant à grands pas vers la sortie; Embry n'eut aucun mal à la rattraper, et marcha à son rythme dans le couloir.
- En touscas, je ne veux pas te voir avec cette cravate demain, lui dit-il, retrouvant son air sévère. Tu n'écoutes rien à ce que je dis.
-Quoi?!s'offusqua Valentin, oubliant toute politesse. J'ai pris des pages de notes, même quand ça me cass...
Il se tut, effrayé par sa propre audace. Il n'était pas à côté de n'importe qui, bon sang! Embry McDeal n'était pas un vieux pote de fac'!
- Vous vous trompez, j'ai tout écouté avec attention.
- Vraiment? Je n'apprécie guère les mensonges.
Valentin ne dit rien. Mieux valait ne pas aggraver son cas.
Ils étaient arrivés devant la porte qui menait à la salle de réunion, à présent. La main sur la poignée, Embry se retourna vers lui.
- Et n'oublie pas... si tu en portes une demain, je me ferai un plaisir de te l'enlever...
Avait-il imaginé le sens érotique de ces paroles?
Sans prendre la peine de répondre ni même de le regarder, Valentin pénétra à l'intérieur de la pièce.
C'est bon, au
bout de 4 chapitres, on passe à un autre lieu, ne vous
inquiétez pas lol... 4 chapitres dans une salle de
réunion, je sais que je fais fort là xD, mais fallait
bien présenter les personnages... 

) et puis le jeu entre Valentin et Embry, c'est marrant à lire ^__^





J'adore trop les épisodes dans les toilettes ^^