Accueil Date de création : 26/07/07 / Dernière mise à jour : 27/06/08 17:16 / 27 articles publiés

Le stage : Chapitre 17 (Le stage) posté le vendredi 01 février 2008 09:58

 

  Après son entrevue avec Kennington, Valentin avait attendu avec impatience que l'horloge indique dix-neuf heures, pour quitter les lieux. Une fois chez lui, il s'était laissé choir sur le canapé et avait réfléchi pendant une bonne demi-heure, sans bouger. En guise de dîner, il avait grignoté du pain de mie et des fruits devant la télévision, jusqu'à une heure avnacée de la nuit. Ce fut seulement là, le coeur gonflé d'espoir, qu'il consulta sa messagerie, juste avant de se coucher. Il avait espéré qu'Embry l'aurait appelé, lui expliquant que tout ça n'était qu'un malentendu. Mais il n'y avait pas de malentendu.Sa nuit avait été très agitée, ponctuée par des cauchemars où il couchait avec Embry sur son bureau, puis il se regardait dans le miroir, qui lui renvoyait le reflet de Peter Kennington. Il se réveillait alors en sueur, haletant, avant de replonger dans les bras de Morphée...

  Ce fut donc avec un horrible mal de crâne qu'il s'éveilla le mardi matin, et il fonça à la cuisine pour se prendre deux sachets d'aspirine. L'esprit brumeux, il se prépara en vitesse et fila aux bureaux.

  Carla étit déjà à son poste quand il arriva, et elle lui marmonna un bref bonjour, l'air ensommeillé. De toute évidence, elle non plus n'avait pas beaucoup dormi cette nuit, mais pour une raison plus agréable... le sourire béat qui fendait son visage en témoignait. Il se plongea dans son travail, se forçant à mettre une partie de son cerveau en pause pour ne pas penser au moment où il devrait affronter Embry, le revoir en face de lui... s'il arrivait à l'éviter toute la matinée, il ne le verrait pas de la journée : l'après-midi, il assistait à une conférence avec Logan. D'ailleurs, il fallait qu'il aille le voir pour régler les derniers détails... il répondit donc patiemment à tous les courriers de Carla, et quand il en eut terminé avec cette tâche, un peu avant dix heures, il prit la direction du bureau de Logan.

  Celui-ci, vautré sur son siège et les pieds posés négligemment sur son bureau, était pendu au téléphone. Lorsque Valentin entra, il reposa ses pieds à terre et abréagea son coup de fil.

 - Très bien... huit heures trente ce soir, pas de problème. Ou plutôt huit heures, j'ai une dure journée demain et je ne tiens pas à me coucher trop tard. Ok ? Bye.

  Il referma le clapet de son téléphone portable et afficha un grand sourire, débordant d'énergie.

 - Je discutais avec Eric, s'expliqua-t-il.

 - Sérieux ? Eh ben, vous vous entendez bien, on dirait...

 - Oh, ce sont surtout nos queues qui s'entendent bien, mais sinon il est sympa, on se marre bien avec lui.

  Connaissant l'humour d'Eric, Valentin n'en doutait pas.

 - Bon ! Et sinon...Embry est censé m'apporter quelques dossiers, mais je suppose que vous serez très contents que de je te demande d'aller les chercher, non ? demanda Logan avec un sourire vicieux. Du moment que tu ne reviens pas dans trop longtemps...

  Valentin resta figé sur place. Apparemment, il ne savait rien.

 - Tu supposes mal, dit-il froidement.

  Logan haussa un sourcil, surpris par son ton.

 - Ok... puis-je savoir pourquoi ?

  Valentin ne répondit pas, et posa une autre question à la place :

 - Depuis quand ils se connaissent, avec Kennigton ?

 - Aïe... fit Logan, baissant les yeux.

  C'était la réaction que Valentin redoutait le plus. Elle confirmait qu'Embry et Peter Kennington couchaient occasionnellement ensemble depuis des années. Logan releva la tête.

 - Ils se sont vus hier ?

 - Oui, et plutôt deux fois qu'une, dit Valentin avec un rire sans joie.

 - Hmm... et tu as réagi comment ?

  Mais Valentin n'eut jamais le loisir d'expliquer quelle avait été sa réaction, car au même moment, la porte du bureau s'ouvrit, laissant apparaître Embry en personne. Il se félicita aussitôt de ne pas avoir commencé à répondre à la question de Logan, sinon Embry l'aurait entendu en plein dans sa tirade. Le beau blond ne semblait nullement surpris de le trouver sur place : il lui jeta un bref regard avant d'avancer vers Logan.

 - Le dossier que tu m'avais demandé. Tout y est.

 - Merci... dit Logan, parcourant rapidement les fiches des yeux pour vérifier que rien ne manquait.

  Valentin se mit à fixer intensément un point imaginaire sur le bureau de son ami. Il se sentait à nouveau minuscule et stupide face à Embry, comme au premier jour. Son attirance envers lui n'avait pas changé non plus. C'était un supplice de voir qu'il était là, si près, mais qu'il ne pouvait pas le toucher... de repenser aux fois où ils avaient couché ensemble tout en sachant que ça ne se reproduirait plus...

  Embry le regardait. Il sentait ses prunelles noires incendier sa peau et, du coin de l'oeil, ils les voyait clairement qui lançaient des éclairs.

  C'en était trop. Il allait devenir fou s'il restait.

 - Bon... je te vois tout à l'heure, dit-il à Logan.

  Le brun acquiesça, et Valentin se retourna pour avancer vers la porte, quand une pression autour de son bras droit l'arrêta. La main d'Embry le retenait, et il n'y avait pas à dire : il avait une forte poigne.

 - Pas si vite... siffla ce dernier entre ses dents.

  Valentin se mordit la lèvre. Embry était attirant aujourd'hui, bien trop attirant dans sa chemise blanche moulante... c'était la couleur qui lui allait le mieux, il en avait toute une panoplie (ça c'est ma manière d'expliquer qu'Embry porte toujours des chemises blanches mdrrr non ce n'est pas la même à chaque fois  ) s'il continuait à le fixer comme cela en lui tenant le bras, il ne pourrait pas lui résister, il le savait.

  Il lui refit donc rapidement face, et Embry le lacha. Logan avait posé ses yeux ailleurs, gêné d'assister à une scène pareille.

 - Ce n'était pas la peine d'être si froid avec Peter hier. Il t'a... beaucoup apprécié.

 - C'est une plaisanterie ?! s'exclama Valentin.

  Mais Embry était sérieux. Il ne le quittait pas des yeux.

 - Non. Franchement, moi non plus, je n'ai pas compris. Tu t'étais vraiment montré sous ton jour le plus détestable, mais bon... peut-être qu'il aime bien les gamins prétentieux, maintenant.

  Valentin serra les poings mais tenta de rester impassible, tout comme Embry dont aucune expression sur le visage ne trahissait les émotions. Il avait vraiment envie de lui refaire le portrait, à présent.

 - Eh bien tu diras à "Peter" que je ne suis pas intéressé, lui rétorqua-t-il finalement, imperturbable.

  Embry accueilla la nouvelle sans choc apparent.

 - Bien... tu ne sais pas ce que tu perds.

 - Oh si, crois-moi, je le sais, fit Valentin en se forçant à rire de façon moqueuse. Et je sais aussi ce que j'y gagne.

 - Du moment que tu ne viens pas te plaindre après...

 - Pas de risque.

  Il voulait lui faire le plus de mal possible, mais apparemment, c'était peine perdue : Embry se contrefichait de son rejet.

 - Je prends ça comme une réponse définitive, alors ?

 - Absolument, répondit Valentin, se faisant violence pour demeurer impassible.

  Embry reporta son attention sur Logan, pas le moins ébranlé du monde. Valentin, fulminant intérieurement, prit la porte.

  Ca ne fut que lorsqu'il eût rejoint le bureau à l'ambiance confinée de Carla qu'il sentit sa colère commencer à se calmer. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il n'était pas satisfait. Pas satisfait du tout. Certes, il avait exprimé son mécontentement devant Embry, et lui avait dit des choses blessantes, mais ce n'était pas ce qu'il avait espéré. Les regrets commençaient à l'assaillir : il n'avait jamais sérieusement pensé que tout pourrait s'arrêter entre Embry et lui... c'était parfaitement inconcevable. En fait, il s'était figuré qu'au moment où il aurait rejeté son patron, celui-ci aurait eu l'air un peu plus secoué, voire se serait excusé. Mais c'était stupide. Il avait l'impression de penser comme une fille, et c'en devanait inquiétant... tout se règlerait, après tout, n'est-ce pas ?

  Il chassa bien vite toute cette sale affaire de son esprit, et se remit au travail. Il n'y avait rien de tel pour oublier...

  L'après-midi venu, il se rendit à la conférence de presse avec Logan, comme prévu. Aucun d'entre eux n'aborda le sujet qui continuait d'occuper une partie du cerveau de Valentin, malgré ses efforts pour ne plus y penser : Embry.

  Ils firent du bon travail et rentrèrent au Days & News vers dix-huit heures trente, fatigués, mais heureux d'avoir passé un bon après-midi et bien rempli leurs jobs.

  Quand Valentin rentra au bureau, Carla était déjà partie. Il rangeait machinalement ses affaires lorsqu'il aperçut une enveloppe vierge à côté de son clavier d'ordinateur. Il la saisit, curieux, et un léger tintement lui parvint aux oreilles. Elle était lourde. Il l'ouvrit rapidement, et en fit glisser le contenu dans sa main : c'était une clé. Et pas n'importe quelle clé : la clé de son appartement. Il eut alors une horrible sensation dans le ventre, comme si une main glacée lui tordait les entrailles.

  Embry. La clé. Sa clé.

  Ce n'était tout bonnement pas possible. Et pourtant... la clé était là, de nouveau à lui. Tout s'était arrêté. Ces deux semaines d'illusions, de rêves, et de bonheur... fini.

  Il ne savait meêm pas si c'était de sa faute ou de celle d'Embry, mais une chose était sûre : il lui en voulait terriblement. "Oui" , pensa-t-il, serrant la clé dans sa main avec fureur. "Un salaud. C'est un salaud. Et je vais lui montrer ce que c'est qu'un salaud." . Il allait se venger... il lui restait une semaine pour mener la vie dure à Embry. Il lui en voulait de ne pas l'avoir aimé, de ne pas avoir été capable d'éprouver de tels sentiments à son égard, de ne pas l'avoir pris au sérieux. Une haine et une tristesse infinie rongeaient son coeur, tandis qu'il se consolait en se disant qu'il allait essayer de blesser cet être de marbre, vide d'émotions.

 

 

lien permanent

~ Oneshot Shôjo-ai : Des regrets creux ~ (One shots) posté le vendredi 08 février 2008 23:05

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, ~ Oneshot Shôjo-ai : Des regrets creux ~

 Voici un petit oneshot shôjo-ai, c'est à dire une série en un seul petit chapitre ^^  j'étais inspirée alors... et puis ça faisait depuis longtemps que j'avais envie d'écrire  une fic à la première personne, vu que les autres seront à la 3e, comme d'habitude... ^^ Le shôjo-ai, ce n'est pas la même chose que le yuri : Yuri = sexe entre femmes (comme yaoi = sexe entre hommes) et Shöjo-ai = amour entre filles (comme  Shônen-ai = amour entre hommes) mais sans scènes "approfondies"  comme le shôjo-ai touche un public plus restreint, j'ai trouvé ça intéressant de commencer l'initiation  avec un petit oneshot... ^___^  ... Note : je n'ai encore jamais lu de shôjo-ai,  ni écrit de ce style, alors j'espère que ça vous plaira !

 

  Ca fait un mois et pourtant j'ai l'impression de l'avoir perdue pour toujours.

Lyne et moi étions amies depuis l'enfance : on avait appris à se connaître vers la seconde classe préparatoire (8 ans en France pour les lecteurs québecquois^^) et ne nous étions plus vraiment quittées depuis... après tout, on partageait tout ensemble ! Personne n'avais jamais réussi à briser notre amitié, et c'est moi qui ai commis cet acte qui me répugne, il y a seulement trente jours. Trente jours que je me lève avec un noeud dans la ventre, en me disant que parfois, il vaudrait vraiment mieux que je me taise, et que j'écoute les autres plutôt que de m'écouter moi. Mais je suis impulsive, et je déteste garder mes sentiments secrets. Surtout pour Lyne, ma meilleure amie.

  Cette histoire s'est passée de manière assez bizarre : à la fin du mois de Juin, après avoir passé mon bac de français, j'étais sortie du lycée et me préparais à passer un joyeux après-midi, heureuse d'avoir passé toutes mes épreuves de cette année, et de ne plus entendre parler d'examens avant la suivante. Mais Marc - mon petit-ami depuis presque trois mois - avait sali mes bons plans d'une note un peu terne : gêné, il m'avait dit : "Je peux te parler deux minutes, Cléo ?" . Evidemment, j'avais tout de suite remarqué que ça sentait le roussi : un petit-ami qui vous demande s'il peut vous parler avec cet air-là, ce n'est jamais bon signe, sauf quand il est excessivement timide. Or, Marc n'était pas excessivement timide. Conclusion, les vacances d'été nous attendant, je savais déjà qu'il allait s'agir d'une séparation. Et j'avais prévu en plein dans le mille.

  Fortement désapointée par cette nouvelle - après tout, d'accord, notre relation n'était, soit, pas très pimentée, mais on avait le mérite de bien s'entendre, non ? Même s'il était vrai que nous n'étions jamais allés plus loin que quelques baisers innocents... - j'avais cherché réconfort auprès de Lyne, célibataire endurcie très méfiante à l'égard de la gent masculine, et qui se fit un plaisir de me toiser fièrement en répétant "Je te l'avais dit, qu'il ne fallait pas lui accorder trop d'importance, à celui-là !" , imperturbable face à mon regard noir et la vague de tristesse qui s'abattait sur moi. Dépitée. C'était le mot. Afin de me remonter le moral (et surtout parce qu'elle devait se sentir coupable de me laisser seule dans cet état, je pense), Lyne m'avait proposé d'élire domicile chez elle durant une semaine, avant qu'elle ne parte pour le Maroc, pendant un mois. J'acceptai, et c'est avec enthousiasme que nous préparâmes un emploi du temps chargé en divertissements de toutes sortes pour les sept jours à venir, les activités en question allant de s'exposer aux jeunes du coin en maillot à la piscine municipale, jusqu'à jouer à celle qui buvait le plus de verres de tequila d'affilée tandis que nous étions attablées dans sa cuisine, en plein après-midi. Honnêtement, ce fut une semaine très revigorante. L'année scolaire nous avait épuisées, et que mon mec me lache comme ça m'avait donné un sentiment de nullité absolue auquel je n'arrivais pas à remédier. heureusement, Lyne était là, comme toujours pour me soutenir dans les coups, plus ou moins durs, ainsi que nous l'avions toujours fait l'une avec l'autre.

  Et puis c'est par-là que ça a basculé, malheureusement.

  Je ne sais pas comment, ni pourquoi. Mais un jour, alors que je la contemplais qui se séchait les cheveux, elle, qui voyait mon reflet dans le miroir, s'est retournée vers moi en riant - de son rire enfantin qui me donnait toujours autant envie de la serrer dans mes bras - et m'a demandé si j'avais vu un ange. "Un ange ?" avais-je répété, perplexe. Elle avait haussé les épaules et avait repris son séchage. Oui, un ange. L'ange, c'était elle, avais-je médité. Une tendresse sans précédent avait commencé à serrer mon coeur. Moi, Cléophée Baillis, dix-sept ans, j'étais en train de virer amoureuse de ma meilleure amie. Cette révélation a surgi dans ma tête comme un diable de sa boîte le troisième jour. Dès lors, je ne cessai d'y penser, et de tenter de m'en défaire. Je devais confondre avec amitié, me suis-je dit. Mais non : la nuit, pour dormir, j'aimais me blottir contre elle et trouver un réconfort au creux de son épaule. Alors, elle riait et me traitait de bébé, avant de m'ntimer de dormir. Ca avait continué quatre jours comme ça. Le jour de son départ, n'y tenant plus, je lui avais avoué mes tout frais sentiments.

  Lyne était restée interdite, surprise. Elle savait que je ne plaisantais pas : connaissant mon humour très limité, et ma gêne face à l'homosexualité, elle se doutait bien que ce n'étais pas un sujet de blagues en tous genres.

  "J'espère que ça passera" lui avais-je dit. "Je suis désolée de t'embêter avec ça, mais j'avais besoin de te le dire. Passe de bonnes vacances au Maroc, on    s'appelle ! ".

  J'avais quitté sa maison en ayant l'impression d'avoir fait la plus grosse connerie de ma vie. Et cette impression ne m'avait pas quittée depuis : en trente jours, pas d'appel, aucun signe de vie. De mon côté, trop timide et trop honteuse, de crainte de son rejet et de sa colère, je n'avais osé la contacter. Imaginer ses yeux verts clair, animés par la rancune, cachés par sa cascade de cheveux blonds me terrifiait.

  Je soupirai, et m'extirpai de mon lit.

  Aujourd'hui, Lyne* rentrait. Moi, en un mois, je n'avais pas bougé. Je partais dans le sud avec mes parents au mois d'août, mais ne désirait pas quitter ma petite ville avant. Lasse, je pris une douce, me lavai les cheveux, et allai prendre mon petit-déjeûner en vitesse. Un jogging, peut-être, pour détendre mes nerfs ? Non, j'étais trop crevée pour ça, hors de question. Enervée - je ne sais pas trop pourquoi - je m'en retournai dans ma chambre, entre mes quatre murs pâles, ternes, et m'activai à allumer mon téléphone portable. Personne ne m'appelait jamais, de toute manière. J'allumai la radio, avant d'opter pour un cd que je n'avais pas écouté depuis un peu plus d'un an. Un retour aux sources, ça ne faisait jamais de mal. J'écoutai les chansons une à une, ravie de constater que je me souvenais encore de toutes les paroles, et chantais en rythme avec le chanteur de rock. Le regard vide dirigé vers ma commode, le cd s'étant arrêté, je finis par remarquer un léger clignotement sur le dessus de mon portable. Lachant un soupir de lassitude, j'étais allée m'en saisir. Un nouveau message de Lyne, reçu il y avait deux heures. "Tu parles, y'a deux heures j'étais pas levée..."

 fis-je en baîllant.

  Le message était bref, mais encourageant :

"Coucou... c'est Lyne. Désolée pour le manque de nouvelles, je ne savais pas trop  quoi dire. Je reviens ce soir et espère te voir. Après réflexion, ça vaut le coup d'essayer, je crois. Gros bisous, Lyne."

  Je souris dans le vide, et serrai mon appareil contre ma poitrine.

  Qu'il était doux d'aimer en paix...

 

 

Fin du oneshot

Voilà voilà, je l'ai fait en direct xD, première fois que j'écris sur

SY sans brouillon, ça fait bizarre... donc bon c'est assez court,

 vous voyez, et ça n'aura pas de suite...^^

Je trouve ça assez mignon ! <3

Je vous concéderai que c'est un peu plat, mais je suis fatiguée T___T'

 et j'avais vraiment envie de faire un truc court, alors un petit récit comme

 ça... tant pis si ça ne fait pas énormément réaliste ! =)

Petite pub pour quelqu'un qui le mérite ==>

Angeles 2007 by Dadoune ^^

Trop fatiguée pour décrire ses fics à part pour dire qu'elles sont géniales,

j'en reparlerai une autre fois, là je suis bonne à aller dormir, il est 23 h 56

 hé hé, heureusement que demain je commence à 10h

Bisous à tous !

Camella

 

* Merci Bdcbdc ^^

lien permanent

Le stage : EXTRA (Le stage) posté le mardi 26 février 2008 11:39


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

Coucou coucou xD ^^

Je suis sur le point de recopier le chapitre suivant, mais avant

 toute chose, je tenais à vous mettre un petit extra que j'ai fait

pour Le stage avec mes sims ^^

Ririne est une lectrice et copine^^, je l'ai juste introduite dans la maj de

 Je te Perdrai, ça n'a pas de rapport avec l'histoire

 


 

 Chumbawamba _

"I get knocked down" 

 

We'll be singing...
When we're winning !
We'll be singing...

 

Attablé au bar, un jeune homme semblait se morfondre dans de sombres

 pensées… le regard triste et voilé, une expression trahissant d’insondables

regrets sur son visage, il semblait fixer le mur devant lui sans le voir.

Une jeune fille assise à sa gauche, remarquant son mal, en fut toute intriguée : il ne

 lui paraissait pas avoir bien plus de vingt ans, à cet âge on allait assez bien,

non ? Tout dans son physique laissait supposer qu’il n’avait guère de

 problèmes avec les personnes susceptibles de lui plaire…

...il était plutôt beau garçon.

La jeune fille, qui s’appelait Ririne et se trouvait également sans

connaissances dans ce bar, se décida à l’accoster.

 

- Hé… je peux te tenir compagnie ?

Il se tourna vers elle, surpris qu’on lui prête attention, et lui sourit.

- Oui, bien sûr. Discuter avec quelque un ne pourra me faire que

du bien… soupira-t-il, regardant tristement son verre.

 

 

 

- Quoi que soit le sujet de ton malheur, arrête de ruminer là-dessus,lui

conseilla-t-elle, navrée de le voir dans cet état. Si tu commençais

par me dire comment tu t’appelles ?

- Oh… Valentin, dit-il en rougissant, énervé contre lui-même de

 ne pas avoir pensé à se présenter. Et toi ?

- Ririne, dit-elle dans un sourire. Si tu ne veux pas parler de ce qui te

 taraude comme ça, je comprendrai très bien, dit-elle avec un air qui se voulait

rassurant, tenant à mettre les choses au clair tout de suite, afin d’éviter de

 paraître trop curieuse. Mais si tu veux parler, je suis là.

 

Elle était mignonne, elle semblait vraiment être de confiance, et puis son sourire

était communicatif. Se grattant nerveusement la nuque, Valentin se lança.

 

- Je me suis fait jeter par la personne que j’aime et… elle est là ce soir.

 

Ririne regarda autour d’elle, faisant mine d’observer la joueuse

de piano, et se retourna vers son interlocuteur.

 

- Louis ? L’interrogea-t-elle, l’air extrêmement sérieuse et

concentrée sur la conversation.

- Non, dit Valentin en éclatant de rire, veillant toutefois à ne

pas s’exprimer trop fort, ne tenant pas à se faire remarquer

 par l’élu de son cœur. C’est le blond en face.

 

 

 

- Il a l’air un peu froid… commenta Ririne, le front plissé.

- Il l’est.

 

Elle contempla Valentin en se mordant la lèvre. Elle aurait tellement

aimé pouvoir faire quelque chose pour lui…

 

Embry…

 

 

I get knocked down !
But I get up again...
You're never going to keep me down !

 


 

 

He drinks a whisky drink,
He drinks a vodka drink,
He drinks a lager drink,
He drinks a cider drink...
He sings the songs that remind him of the good times,
He sings the songs that remind him of the better times !

 

[Valentin]

Et ça fait mal que tu ne sois plus qu’un voile de tristesse que je n’ose

plus lever de peur de m’écorcher le cœur.

Ça me heurte chaque seconde dans mon viscère enfiévré qui voudrait pleurer

 tout le sang qu’il contient dans sa fine paroi rougie par l’hématome qui la recouvre.

Je n’ai pas compris à temps que tu ne pouvais pas m’offrir ce que

je recherchais, et maintenant je n’ai plus qu’à porter le blâme sur moi

 d’avoir été si stupide et de m’être fait des espoirs sans avoir une raison

valable pour… en continuant à alimenter mes sentiments en souffrance fraîche

chaque fois que tes prunelles couleur crépuscule incendient ma peau

et que je tombe au sol en découvrant ta photo dans les journaux, tes

frasques qui défrayent la chronique, avec seuls mes genoux

pour me permettre de ne pas tomber plus bas…

 

 

Et ça fait mal, crois-moi, une lame… enfoncée loin dans mon âme.

Regarde, en toi… même pas l’ombre d’une larme.

 

 

 

"Don't... cry for me,
Next door neighbour..."

 

 

[Embry]

Mon trouble est si grand que je ne me reconnais plus.

Je me perds dans un dédale de pensées contradictoires et m’inflige une

 longue torture en affrontant ton regard déçu chaque jour. Tes yeux d’un

bleu limpide, autrefois si rieurs, chaleureux, et grand ouverts dès que

 je m’approchais de toi pour embrasser ton cou tout en passant ma main dans

 tes cheveux, me toisent aujourd’hui avec une froideur renforcée par ta

méfiance et ta rancune qui me donne envie de m’effondrer chaque fois que

 je me dis que je suis un putain de connard d’anéantir tes idéaux

d’optimiste en t’évitant.

Effrayé par la tendresse de tes gestes, je nous ai volontairement fait souffrir…

et me suis tordu de douleur en constatant que si ta peine me lacérait

le cœur, la mienne me clouait au sol, faisant ressortir tout le rouge de

 cette passion qui n’a pas eu le temps d’être consumée en se déversant

à flots par mes pauvres yeux cernés de rouge.

 


 

Et voilà, c'est fini pour l'extra !

En espérant qu'il vous ait plu !

J'aurais pu faire Embry mieux en sims, je trouve..... >.<

^^

 

lien permanent

Le stage : Chapitre 18 (Le stage) posté le mardi 26 février 2008 11:49

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 18

 Le dessin ci-dessus a été réalisé par Gabrielle  , je le trouve

magnifique, c'est Valentin, vous l'aurez deviné ^^

 

  Le mercredi matin, Valentin se leva de bonne heure, dans l'intention de mieux planifier sa journée. Il prit rapidement son petit-déjeûner, sans grand appétit, puis il resta longtemps sous la douche, appréciant le ruissellement de l'eau chaude sur son corps.

  Arrivé devant son amoire, il hésita longuement, ce qui ne lui ressemblait guère, mais il voulait se mettre en valeur pour faire réaliser à Embry tout ce qu'il avait perdu... même s'il n'en avait peut-être rien à faire. Il finit par opter pour un jean décontracté, une chemise bleu clair ouverte un bouton plus bas que d'habitude, et des chaussures assorties à sa veste noire. Après quoi, il passa un bon quart d'heure devant la glace de sa salle de bain à se coiffer, pour donner un effet négligé mais recherché à sa chevelure chataîn qui lui retombait sur la nuque. Le cliché du gay efféminé, selon lui. Mais, en ce moment, peu lui importait de se conduire comme une fille.

  L'heure tournait, aussi se pressa-t-il de se donner un coup de parfum en vitesse, avant de se rendre au travail en prenant soin d'afficher un masque de bonne humeur sur son visage

  Il salua chaudement Carla, qui parut surprise de son enjouement mais ne fit aucun commentaire, et il s'installa tranquillement face à son ordinateur. Le rapport de la conférence de la veille attendait toujours; fort heureusement, il avait ses notes, et le souvenir était encore trop frais dans son esprit pour que son différend avec Embry vienne embrouiller sa mémoire. Il décida donc de résumer tout cela en trois ou quatre pages, et s'y mit directement, armé de son clavier aux touches duquel il s'était maintenant bien familiarisé. Ainsi, près de deux heures plus tard, il en avait presque terminé avec son rapport, quand sa boîte de réception électronique l'averrtit qu'il venait de recevoir un nouveau mail d'Embry.

  Il se figea aussitôt sur place. Jusqu'à quelques jours auparavant, Embry lui envoyait des mails non seulement pour le travail, mais surtout pour lui demander de se rendre à son bureau dans l'instant, dès qu'il avait envie qu'ils partagent un petit moment ensemble... il avait conservé, masochistement, ces messages. Aujourd'hui cependant, il ne pouvait pas s'agir de cela... même si Valentin, en fixant son écran, était assailli par une foule d'idées, toutes plus folles et agréables les unes que les autres. Si Embry lui avait fait la demande de venir le voir, là, tout de suite, il n'était pas sûr qu'il aurait refusé... il était même certain du contraire. Le pouvoir qu'il avait sur lui le terrifiait. cependant, il n'eut pas à prendre une telle décision, car le mail d'Embry était d'ordre professionnel. Il lui envoyait simplement un dossier sur lequel il voulait qu'il travaille. Tentant de refouler la déception qu'il avait voulu à tout prix s'éviter, Valentin ferma l'onglet et se repencha sur son rapport : il l'avait bientôt terminé, Embry pouvait bien attendre pour l'autre travail.

  Toutefois, l'idée qu'il puisse être en train de penser à lui le troublait tellement qu'il eut bien du mal à se concentrer sur son devoir. Vingt minutes plus trad, soupirant de satisfaction, il l'acheva et l'enregistra, avant de l'envoyer à Embry par mail. Autrefois, il lui rendait toujours ses rédactions en main propre. Mais, comme pour lui montrer qu'il avait tiré un trait sur leur courte histoire, il était content de le lui envoyer via l'ordinateur. La réponse ne se fit pas attendre plus de deux minutes. Le message d'Embry disait simplement : "Ce n'est pas ce que je t'ai demandé". Fulminant, Valentin lui répondit aussi sec qu'il était sur le point de terminer son précédent travail lorsqu'il lui avait envoyé un message, et qu'il n'avait pas envie de faire deux choses à la fois. Une fois de plus, Embry répondit rapidement, se bornant à un : "Ok, je le veux sur mon bureau pour cet après-midi".

 - Connard... siffla Valentin entre ses dents, bien décidé à lui rendre ce qu'il attendait plus tôt que prévu, pour le plaisir de le faire enrager.

  Tout de même, ce n'était pas normal qu'il le surcharge autant de travail... pour lui, il y avait deux raisons possibles : la première, qu'Embry l'accablait de tâches pour se venger de "l'affront" qu'il lui avait fait... la deuxième, et accessoirement l'opinion de Carla, était que le propriétaire du Days & News testait ses capacités pour voir s'il pouvait lui offrir un job.Mais, ça, Valentin n'y croyait pas trop. Un raclement de gorge lui fit relever la tête.

 - Mmh... Valentin ? fit Carla, se levant de son siège. Je pense que tu as assez bossé pour ce matin. Viens, on va prendre une pause.

 - Je ne peux pas, lui répliqua-t-il. J'ai ce truc à commencer, et je veux l'avoir fini juste après le déjeûner.

 - Valentin... soupira la jeune femme. Ca ne sert à rien. McDeal te provoque, il s'en fout complètement de ce travail. Je t'assure, il était dans une colère noire hier après-midi... viens, tu feras ça plus trad, tu entres dans son jeu là !

 - Eh bien il se trouve que j'ai envie d'entrer dans son jeu, lui rétorqua Valentin, un peu trop sèchement sans doute. Je n'ai pas l'intention de me laisser faire, d'accord ? J'achèverai cette saloperie avant quinze heures, de toute manière je ne pense qu'à ça.

  Carla le regarda tristement, avant de prendre la porte. "De nouveau seul..." pensa Valentin, étudiant le dossier d'Embry. Il voulait simplement qu'il le respecte, qu'il le considère comme son égal... mais ça, il n'avait pas été capable de le lui accorder. Alors, il allait lui forcer la main, et lui montrer qu'il n'avait aucunement besoin de lui... même si c'était faux. Le regard fiévreux, il commença à rédiger son texte avec acharnement. Au bout d'une heure, il prit de l'aspirine, car son cerveau bouillonnait : ça faisait depuis plus de trois heures qu'il travaillait sans relâche. Les minutes défilaient à la vitesse des secondes tandis que les frappements de ses doigts sur le clavier ne ralentissaient pas. Il avait l'impression d'être devenu une vraie machine, tandis que son seul objectif, sa seule pensée, était : finir ce travail pour le mieux et au plus vite.

  Quant il en eut fini, les oreilles bourdonnantes, l'horloge indiquait une heure moins le quart. Ainsi, il travaillait depuis plus de six heures, presque sept... il avait un mal de crâne horrible, mais il était fier de lui. Enregistrant le fichier, il se leva lourdement de son siège pour aller déjeûner. Il ne sentait même pas la faim. Juste la fatigue et la satisfaction.

  Après avoir mangé léger, il alla s'asperger le visage d'eau froide aux toilettes. De cette manière, il effacçait tous les soucis et tout le stress de cette matinée bien chargée. Ragaillardi, il retourna s'installer tranquillement à son bureau. Carla était de retour.

 - Alors... tu l'as fait ? l'interrogea-t-elle, curieuse malgré tout.

 - Oui, fit Valentin, esquissant un sourire.

  Elle hocha la tête, l'air désapprobateur, et se replongea dans ses affaires. Valentin se remit derrière son ordinateur et ouvrit en hâte une fenêtre pour écrire un nouveau message, et expédia le fruit de son dur labeur à Embry.

 - Qu'est-ce que tu dis de ça ? murmura-t-il, ne quittant pas l'écran des yeux, impatient de se voir triompher.

  Il resta immobile à attendre  que son patron réponde durant cinq bonnes minutes, et parcourut avidement son mail des yeux lorsqu'il le reçut. Ce message le troubla : "Il me semblait avoir clarifié que je le voulais sur mon bureau. J'ai un emploi du temps serré, et je n'ai pas que ça à faire de m'occuper de toutes les rédacs qui me viennent de partout". Valentin en bouillonnait de rage... Il voulait donc qu'il aille le lui déposer lui-même ? Un face à face...il ne savait pas s'il en aurait la force... rien que d'imaginer le regard noir d'Embry, ça le rendait malade.

 - Carla, je reviens, maugréa-t-il après avoir imprimé son texte, se dirigeant vers la porte de mauvaise grâce.

  Carla acquiesça, et il continua son chemin sans regard en arrière.

  Il prit, comme bien d'autres fois avant ce jour, l'ascenseur jusqu'à l'étage 48, et finit par se retrouver devant le bureau d'Embry. Il le maudissait plus que jamais de ne pas avoir pris d'assistante dans une salle intermédiaire, qui l'informerait de de ses visiteurs à chaque moment de la journée. Chassant de son esprit ces pensées, il toqua à la porte et attendit.

 - Entrez, entendit-il.

  Il pénétra à l'intérieur du bureau, et referma la porte derrière lui, pas très à l'aise : ça faisait bizarre de remettre les pieds ici, surtout si l'on pensait à ce qui s'était passé lors de la dernière fois...

  Embry, installé devant son ordinateur, le toisa brèvement avant de lâcher :

 - Je croyais t'avoir dit de ne pas attendre de réponse pour entrer.

  Première évocation de leur aventure. Pile ce que Valentin avait souhaité éviter, mais il encaissa le coup sans broncher. Dans le doute, il avait cependant préféré frapper à la porte et attendre son signal, car il se demandait si, maintenant qu'ils ne couchaient plus ensemble, les règles étaient restées les mêmes. Se gardant bien de faire la moindre réflexion, il soupira discrètement et s'avança le bureau.

 - Tiens... tu n'objectes pas. Etrange, observa Embry sur un ton empli d'ironie.

 - Je n'ai pas envie d'être de mauvaise humeur, se contenta de répondre Valentin s'efforçant de se montrer aussi hautain que lui.

 - Oh... parce que tu es de bonne humeur, le railla l'autre.

  Valentin ne dit rien et lui tendit ce pourquoi il l'avait fait venir. Carla avait visé juste : Embry était énervé, et penser que lui était de bonne humeur l'agaçait encore plus. Il regarda le dossier de Valentin en fronçant les sourcils.

 - Qu'est-ce que c'est que ça ?

 - Rien de plus que ce que tu m'as demandé ce matin.

  L'espace d'un très court instant, le visage d'Embry se transforma en un masque de stupeur, puis il revint à la normale. Seuls ses yeux demeuraient incrédules.

 - Tu... tu l'as terminé ?!

 - C'était ce que je devais faire, non ? lui rétorqua sèchement Valentin.

  Embry pinça les lèvres mais ne dit rien. S'il n'avait pas été plongé dans un si profond désarroi, il aurait débordé de fureur. Valentin eut tout le loisir de l'observer pendant qu'il remettait en place quelques affaires sur son bureau : on aurait dit qu'il avait plus soigné sa tenue qu'à l'accoutumée. Bien sûr, Embry était toujours impeccable, et il ne se gênait pas pour mettre ses atouts en valeur, mais... on aurait dit qu'il avait adopté le même plan que lui, à être aussi désirable. Valentin, qui admirait les contours de ses pectoraux sous sa chemise rouge pâle moulante, dut faire de gros efforts pour poser son regard ailleurs.C'était plus difficile que ce qu'il avait cru...

 - Bon... d'autres commandes ? fit-il sur un ton brsuque, s'arrachant avec violence à la contemplation de son torse.

  Embry releva la tête et le regarda comme s'il faisait partie du décor.

 - Excuse-moi, tu disais ? lui demanda-t-il avec une politesse parfaitement hypocrite.

  Valentin l'en aurait frappé de rage - oubliant un instant qu'Embry était à peu près deux fois plus fort que lui. Mais il était hors de question de craquer : il s'était promis qu'il allait lui rendre la vie dure.

 - Rien d'important, dit-il sur un ton détaché. Vraiment, je m'en voudrais de te déconcentrer, tu es tellement surbooké, ces derniers temps...

  La main d'Embry se crispa sur le bord de son bureau. Il lança à Valentin un regard assassin, chargé de haine. Le jeune homme resta insensible à cette attaque, se délectant de son triomphe.

 - Bien... à demain ! fit-il avec un grand sourire.

 - C'est ça, marmonna Embry, à la limite du grognement.

  Valentin prit la porte avec tout autant d'assurance, surpris par son succès : Embry avait à peine cherché à l'enfoncer. Mais lui, il comptait bien continuer... sans se fatiguer autant à la tâche que ce matin-là, non... voir Embry lui aprler avec hauteur lui avait donné envie de recommencer : ça apaisait sa colère, de le voir sans rien à répondre. cela dit, qu'il n'ai pas semblé regretter quoi que ce soit avait attisé sa rage.

  Il aurait tellement vouluq u'il le touche... qu'il l'embrasse.

  Et c'était une raison supplémentaire pour lui en vouloir encore plus.

 

 

Merci encore à Gaby pour son magnifique dessin !

Je t'embrasse fort

 

lien permanent

Le stage : Chapitre 19 (Le stage) posté le samedi 05 avril 2008 23:19

 

 Lorsque Valentin arriva aux bureaux, le jeudi matin, il eut le grand déplaisir d'apprendre qu'Embry était absent, et qu'il le serait jusqu'au samedi, jour de réunion importante. Cette nouvelle fut comme un coup de fouet en pleine face pour lui : son stage prenait fin le samedi soir à dix-neuf heures. La réunion, à laquelle il était convié puisqu'il assistait Carla, serait sans doute sa dernière occasion de voir celui vers qui tous ses sentiments se tendaient - les bons comme les mauvais.

  L'idée-même de ne plus le revoir paraissait irréelle, monstrueuse. Ce fut donc avec un air maussade qu'il se rendit au travail le vendredi matin, puisqu'il savait ce qui l'attendait : Embry était certes en voyage, mais les devoirs qu'il avait laissé à son intention étaient amplement suffisants pour occuper deux journées entières. Cela dit, ce menu détail importait peu à Valentin : travailler n'était pas un souci pour lui, il était accoutumé à passer son temps à cela depuis le lycée, jusqu'à en devenir parfois une véritable machine. Et puis, ça lui permettait de ne pas trop penser au beau blond, bien que cette tactique ne marchât qu'à demi.

  Aussi fut-il heureux de prendre sa pause, le midi venu, pour déjeuner avec Logan. Celui-ci s'exprimait vivement, sujet à une étrange gaieté, et Valentin avait bien du mal à se comporter pareillement.

 - M'enfin !! s'exclama soudain Logan, déposant son plateau sur une table vide avec brusquerie. Tu vas tirer une tête de trois mètres de long encore longtemps, comme ça ?!

  Logan et la subtilité, ça avait toujours fait deux.

 - Ecoute, je n'y peux rien si je suis de mauvaise humeur, lui répliqua Valentin, agacé, tout en plantant sa fourchette dans une rondelle de tomate, ayant pris soin de prendre place à la table avec plus d'élégance que son ami.

 - Embry ? demanda Logan.

 - Si tu savais comme ça m'énerve qu'il ne soit pas là... j'aurais bien aimé l'énerver un peu plus, tu comprends...

 - Je pense que tu l'as déjà pas mal titillé au cours du mois écoulé, dit l'autre en éclatant de rire.

 - Même, persista Valentin. Samedi, quand je vais le voir pour la dernière fois, il va encore me regarder de haut, et j'aurais voulu... j'aurais voulu faire en sorte qu'il cesse de me prendre pour un con avant mon départ.

  Logan eut un haussement de sourcils significatif, l'air de rire "Embry, c'est Embry", et ouvrit la bouche pour prendre la parole.

 - Tu l'aimes ?

 - Non, mentit Valentin. Je ne suis pas assez idiot pour tomber amoureux d'un connard.

 - Jusqu'à il y a quelques jours, tu n'avais qu'entrevoir le "côté connard".

  Valentin se sentit blêmir, et piqua de la fourchette dans ses haricots.

 - C'est franchement bête que tu sois tombé sur un type sur Embry. Tu sais, j'ai aimé un mec, il y a quelques années. Oh, ça commence à dater, c'était... mon premier, déclara Logan. Ca n'a pas duré longtemps, et puis ça n'a pas très bien fini.

 - Pourquoi tu me racontes ça ? l'interrogea Valentin, frustré.

 - Je te le répète, tu n'aurais jamais dû tomber sur Embry. Du moins... pas pour ton initiation. Ca fait trop d'un coup, avec un mec comme lui. Le pire, c'est que je suis sûr que s'il débarquait et venait te voir maintenant, tu lui sauterais dans les bras, se moqua Logan.

 - Tu te trompes, dit Valentin, qui n'en était pourtant pas sûr.

 - Vraiment ? fit Logan, le sourire aux lèvres.

  " Vraiment...." il le disait souvent.

  Logan retira lentement sa fourchette de sa bouche et fit glisser sa langue sur toute la largeur de sa lèvre supérieure. Valentin regarda autour de lui, s'assurant que personne ne les voyait, donna un coup de pied dans l'une des chevilles de Logan, et étouffa un rire, amusé.

 - Bon ! dit le brun, souriant. Embry étant quelqu'un de très jaloux et possessif, je pense qu'il te considère toujours comme sa propriété exclusive. Donc.... rien ne le mettrait plus en rage que de te savoir en train de t'amuser sans lui...

 - Ca sent le recard, Log' ! s'esclaffa Valentin.

 - Absolument, renchérit celui-ci. Ce soir, je vois Eric, figure-toi. Et au bout d'une semaine, les rencards à deux commencent vraiment à devenir monotones...

 - Alors tu voudrais que je vienne partouser avec vous pour casser la routine ? demanda Valentin, sur le ton de la rigolade.

 - J'ai toujours su que tu avais la comprenette rapide, malgré les apparences.

 - P-Parce que... tu es sérieux ?!! s'étrangla le concerné, surpris.

 - Bien sûr. Après... ta décision ne regarde que toi, Valentin. Je m'étais juste dit que ce serait une bonne idée de te sortir de ta déprime qui me tape sérieusement sur les nerfs, mais c'est à toi d'en juger.

  Valentin regarda Logan avec un air ébahi. C'était vrai, il n'avait pas pensé qu'au fond, sa situation était des plus pitoyables : rejeté par l'homme qu'il aimait - et qui lui, ne ressentait strictement rien à son égard - il s'isolait dans sa bulle de mauvaise humeur et s'interdisait de penser à d'autres représentants du sexe masculin, bien qu'il en croisât tous les jours, et d'un physique plutôt avantageux : Logan le premier, même s'il ne pouvait égaler Embry. Il s'en voulut d'avoir été aussi niais. Logan avait raison, qu'attendait-il donc ? Qu'Embry revienne l'autoriser à le sucer ? Il était vraiment temps que cette page se tourne...

 - Ce serait vers quelle heure ? demanda-t-il sur un ton détaché.

  Un sourire de contentement apparut sur le visage de Logan, et Valentin ne put s'empêcher de l'imiter.

 

*

*        *

 

  A vingt et une heures ce soir-là, Valentin emprunta le couloir qui menait à l'apprtement de Logan, plutôt détendu : il allait passer une bonne soirée en compagnie de son collègue ainsi que d'Eric, et n'avait rien à se reprocher. Absolument rien.

  Arrivé à la porte, il appuya brèvement sur la sonnette et s'adossa nonchalamment contre le mur, attendant qu'on lui ouvre, ce qui arriva rapidement : Logan, lorsqu'il lui ouvrit, lui adressa un chaleureux sourire. Il ne portait en tout et pour tout qu'un jean et une chemise à manches courtes ouverte sur toute la longueur, laissant à son visiteur l'agréable opportunité d'admirer son torse bronzé qu'il voyait en fait pour la première fois. Valentin, que le silence dérangeait, engagea la conversation :

 - Vous avez déjà entamé les festivités, à ce que je vois, dit-il en accompagnant se remarque d'un regard oblique vers les pectoraux de son hôte, amusé.

 - Si peu... s'excusa Logan, refermant la porte derrière lui.

  Valentin secoua la tête et leva les yeux au ciel, ne sachant pas trop comment se comporter, mal à l'aise : il se trouvait ridicule.

 - Fais comme chez toi, enlève tes pompes et ta veste ! dit Logan en s'asseyant sur un canapé.

  "Fais comme chez toi"... le genre de phrase qui ne pouvait que faire croître son malaise. Malgré sa troublaqqnte capacité à le faire douter de lui sans cesse, jamais Embry ne lui aurait dit un truc pareil.

  Valentin prit place sur un fauteuil pour délacer ses chaussures.

 - "Si peu", qu'est-ce que ça veut dire ? s'enquit-il tout de même.

 - Oh... ça veut dire qu'Eric est en calebard, étalé sur le lit, lui répondit Logan tout en se levant, s'approchant de lui avec une démarche féline, avant de placer ses genoux entre ses jambes sur le fauteuil, et de se pencher sur lui.

  Arrivé là, il ôta à Valentin sa veste, calant judicieusement sa bouche contre le cou de son invité, sur lequel il passa sa langue à plusieurs reprises. Valentin, d'abord surpris par cette intimité des plus directes, s'échauda sans effort, sentant même son front, puis ses joues, le brûler. La respiration difficile, il palpa avidement le torse de Logan de ses mains, tandis que celui-ci entourait son cou de ses bras et s'apprêtait à s'emparer de ses lèvres. Leurs bouches de rencontrèrent, instiables, et ils laissèrent leurs langue se mêler un moment, mouvant leurs lèvres à l'unisson.

 - Hmm... je dois dire que je ne me trompe vraiment jamais quand un mec me plaît, le graitfia Logan après avoir mis fin au baiser. Embry a dû beaucouper aimer, en effet... Viens, on va voir Eric, dit-il en l'entraînant par la main.

  Valentin le suivit sans broncher, pour découvrir une chambre aux tons chauds - à dominance ocre et taupe - éclairée de manière tamisée par peu de lumières isolées, et le scintillement de la Lune. Sur un lit beige, le corps d'Eric, presque nu, tranchait à merveille avec les draps clairs. En évidence sur la table de nuit se trouvait un cendrier dans lequel gisaient deux joints qui avaient apporté à la pièce une atmosphère de décontraction, de désir, et de perdition. L'âcre parfum de la fumée flottait dans l'air, presque visible tout autour du cors d'Eric qui se tordait sur le lit, en proie à des sensations artificielles.

 - J'ai l'impression de rêver... marmonna Valentin, sentant le sol se dérober sous ses pieds.

  Logan rit discrètement, et le poussa vers le lit, où il tomba comme la flamme d'une bougie sur laquelle on aurait soufflé. Eric se retourna vers lui, les pupilles dilatées, et le regard plein de convoitise. valentin sentit la chaleur descendre jusqu'à sa virilité quand Eric se plaça au-dessus de lui, emprisonnant ses membres.

 - T'en as mis, du temps... Valentin, dit Eric avant de fondre sur lui.

  Il ne sentit dès lors plus rien, rien à part les lèvres dévorantes d'Eric sur les siennes, son visage collé au sien, ses mains parcourant son corps avec une énergie refoulée depuis trop de temps, le souffle brûlant d'Eric sur ses joues, sa peau en fusion qui le cuisait jusque dans la chair, et surtout - surtout - cette irritante odeur de marijuana qui lui brouillait l'esprit, attaquant son cerveau, ses neurones, faisant flotter dans l'air le douloureux souvenir de celui dont il avait eu la méprise de s'enticher férocement.

  Eric, le visage recouvert de plaques de rougeurs, se releva peu à peu, à califourchon sur son bassi, et lui ôta avec prestance son t-shirt, le regardant à travers un voile de semi-inconscience. Perdant lui-même à vitesse croissante sa clarté d'esprit, Valentin coula un regard vers Logan, qui les observait fixement avec un sourire en coin. La demi-obscurité de la pièce masquait ses yeux. Remarquant le regard de Valentin, il s'agenouilla sur le lit à leurs côtés. Cette approche eut l'effet de faire se redresser Eric, jusqu'alors occupé à déboutonner le jean de Valentin, et de se retourner vers lui.

 - Je vais au salon, j'en ai pour deux secondes, chuchota Logan, embrassant rapidement Eric dans le cou, et lui caressant généreusement le torse au passage.

 - Qu'est-ce que tu vas faire ? le questionna Eric, le rattrapant maladroitement par la manche.

 - J'en ai pour deux secondes, bébé, dit Logan dans un énième sourire.

  Valentin assista alors à un baiser des plus fougueux : Eric tira Logan par le bras, le ramenant contre lui, et Logan l'agrippa à la nuque, soudant leurs bouches pour lui rouler le patin le plus monumental que Valentin ait jamais vu. Après quoi, il vit Logan se pencher sur lui et lui déposer un léger baiser sur les lèvres, puis s'éloigner en refermant la porte derrière lui, alors que Valentin tentait laborieusement de comprendre ce qui venait de se passer, incrédule.

 - Eh, Eric, dit-il à son ami tandis que celui-ci s'affairait à lui baisser son pantalon, caressant la bosse que formait son pénis à travers son boxer.  Vous... sortez ensemble, Logan et toi ?

 - Tu peux appeler ça comme tu veux... répondit Eric, ne se départissant pas d'un sourire qu'il arborait depuis quelques secondes déjà.

  Valentin perdit pied quand Eric commença à le sucer.

 

  De retour dans son salon, Logan passa sa main dans ses cheveux, soupirant de satisfaction. Il fouilla dans sa poche, en sortit son téléphone portable, et composa un numéro qui lui était bien connu dessus, attendant que son correspondant daigne bien décrocher. la conversation téléphonique démarra au bout de trois sonneries.

 - Qu'est-ce que tu me veux ? demanda une voix agacée.

 - Oh, juste prendre de tes nouvelles, fit innocemment Logan, s'installant à son aise sur le canapé.

 - Logan, tu te fous de moi ?! Je suis crevé ! se plaignit son interlocuteur. Je suis revenu d'Atlanta il y a à peine plus d'une heure. Pas le temps pour tes conneries.

 - T'es quand même vraiment pas marrant comme mec. C'est bête, j'allais te proposer une petite partie à quatre, et...

 - Non merci, mais les partouses, très peu pour moi.

  Logan se cala confortablement contre un coussin, se délectant à l'avance de la tête qu'allait faire son ami lorsqu'il lâcherait la bombe.

 - Oh, Embry, tu ne dirais pas la même chose si tu savais qui se fait très agréablement sucer par Eric en ce moment-même.

 - Pour être tout à fait franc avec toi, je m'en fous à un point pas croyable ! lui rétorqua Embry sur un ton las, et de plus en plus irrité. Sérieusement, j'ai plutôt envie de me soûler devant un navet à la télé avec une bouteille de vin.

 - Ok... comme tu voudras. Oh, et au fait, je tenais à te féliciter : tu as vraiment très bon goût en matière de petits journalistes.

  Il y eut un court silence, suivi d'un raclement de gorge d'Embry.

 - Oui, que veux-tu dire par là ? demanda-t-il, la voix pleine de tension.

 - Valentin, dit Logan, se faisant violence pour ne pas éclater de rire. Putain, ce mec est chaud, je pense que je vais bientôt aller les rejoindre...

 - ... "Les" ? fit Embry, désorienté.

 - Ben ouais, Eric et Valentin. Ils baisent à côté, répondit Logan, ouvrant son frigidaire pour trouver quelque chose à grignoter. Hmm... tu veux toujours mater ton navet ?

 - Fils de pûte, lâcha Embry.

  Avant qu'il ne raccroche, Logan l'entendit clairement saisir ses clés.

 

 

 

Hin hin hin hin...

Mirage ==> Merci pour m'avoir signalé la petite faute xD

Ooooh ça va je l'ai terminé à 2h du matin cet article,

 j'ai bien le droit de me tromper !

Yaelle ==> Non non, pas de problème pour répondre aux questions !

Bon alors pour situer le truc on va dire que j'ai commencé à écrire à 8 ans ^^

Le yaoi, j'en écris depuis Juin 2007 (le 23 fut la date d'écriture du premier chapitre de Le Stage très exactement XD, mon ordi m'ayant lâchée 24h plus tôt, et me trouvant dans l'incapacité de continuer mes histoires sims... -__-' *mauvais souvenir power xD* ) breffouille à ce moment-là ça faisait depuis longtemps que je voulais écrire du yaoi déjà, et si je n'écris pas durant plusieurs jours d'affilée c'est pas très beau à voir {#} donc voilà pour réviser mon brevet j'ai écrit du yaoi ...  mes textes ? Ceux de Le Stage je les écris sur papier et après je les recopie (oui, c'est long xD) donc en général je change deux ou trois petits trucs, parce que je vois mieux les répétitions et tout ça, mais sinon ça reste exactement pareil ! ^__^ ... ce chapitre par exemple je l'ai écrit en Décembre, mais je le garde tel quel. C'est très difficile d'écrire un chapitre d'une traite, au départ je fais toujours ça (la passion des premiers chapitres lol) mais après on a un million d'autres trucs à faire, alors on écrit petit bout par petit bout... enfin ça dépend de quels chapitres, les scènes d'amour en ce qui me concerne je mets toujours un temps fou à les écrire xD

Donc voilà voilà, t'as hérité d'un pavé du coup !

Une fan de yaoi ==> Eh bien écoute ça me fait très plaisir que tu aimes mon histoire à ce point-là, et que tu prennes autant de risques pour la lire *___* mais fais un peu attention en cours quand même >< et si ça dégoûte tes amis, évite de trop leur en parler... ou alors convaincs-les en douceur que le sexe entre hommes n'est pas quelque chose d'infâme

 

 

lien permanent