
Après son entrevue avec Kennington, Valentin avait attendu avec impatience que l'horloge indique dix-neuf heures, pour quitter les lieux. Une fois chez lui, il s'était laissé choir sur le canapé et avait réfléchi pendant une bonne demi-heure, sans bouger. En guise de dîner, il avait grignoté du pain de mie et des fruits devant la télévision, jusqu'à une heure avnacée de la nuit. Ce fut seulement là, le coeur gonflé d'espoir, qu'il consulta sa messagerie, juste avant de se coucher. Il avait espéré qu'Embry l'aurait appelé, lui expliquant que tout ça n'était qu'un malentendu. Mais il n'y avait pas de malentendu.Sa nuit avait été très agitée, ponctuée par des cauchemars où il couchait avec Embry sur son bureau, puis il se regardait dans le miroir, qui lui renvoyait le reflet de Peter Kennington. Il se réveillait alors en sueur, haletant, avant de replonger dans les bras de Morphée...
Ce fut donc avec un horrible mal de crâne qu'il s'éveilla le mardi matin, et il fonça à la cuisine pour se prendre deux sachets d'aspirine. L'esprit brumeux, il se prépara en vitesse et fila aux bureaux.
Carla étit déjà à son poste quand il arriva, et elle lui marmonna un bref bonjour, l'air ensommeillé. De toute évidence, elle non plus n'avait pas beaucoup dormi cette nuit, mais pour une raison plus agréable... le sourire béat qui fendait son visage en témoignait. Il se plongea dans son travail, se forçant à mettre une partie de son cerveau en pause pour ne pas penser au moment où il devrait affronter Embry, le revoir en face de lui... s'il arrivait à l'éviter toute la matinée, il ne le verrait pas de la journée : l'après-midi, il assistait à une conférence avec Logan. D'ailleurs, il fallait qu'il aille le voir pour régler les derniers détails... il répondit donc patiemment à tous les courriers de Carla, et quand il en eut terminé avec cette tâche, un peu avant dix heures, il prit la direction du bureau de Logan.
Celui-ci, vautré sur son siège et les pieds posés négligemment sur son bureau, était pendu au téléphone. Lorsque Valentin entra, il reposa ses pieds à terre et abréagea son coup de fil.
- Très bien... huit heures trente ce soir, pas de problème. Ou plutôt huit heures, j'ai une dure journée demain et je ne tiens pas à me coucher trop tard. Ok ? Bye.
Il referma le clapet de son téléphone portable et afficha un grand sourire, débordant d'énergie.
- Je discutais avec Eric, s'expliqua-t-il.
- Sérieux ? Eh ben, vous vous entendez bien, on dirait...
- Oh, ce sont surtout nos queues qui s'entendent bien, mais sinon il est sympa, on se marre bien avec lui.
Connaissant l'humour d'Eric, Valentin n'en doutait pas.
- Bon ! Et sinon...Embry est censé m'apporter quelques dossiers, mais je suppose que vous serez très contents que de je te demande d'aller les chercher, non ? demanda Logan avec un sourire vicieux. Du moment que tu ne reviens pas dans trop longtemps...
Valentin resta figé sur place. Apparemment, il ne savait rien.
- Tu supposes mal, dit-il froidement.
Logan haussa un sourcil, surpris par son ton.
- Ok... puis-je savoir pourquoi ?
Valentin ne répondit pas, et posa une autre question à la place :
- Depuis quand ils se connaissent, avec Kennigton ?
- Aïe... fit Logan, baissant les yeux.
C'était la réaction que Valentin redoutait le plus. Elle confirmait qu'Embry et Peter Kennington couchaient occasionnellement ensemble depuis des années. Logan releva la tête.
- Ils se sont vus hier ?
- Oui, et plutôt deux fois qu'une, dit Valentin avec un rire sans joie.
- Hmm... et tu as réagi comment ?
Mais Valentin n'eut jamais le loisir d'expliquer quelle avait été sa réaction, car au même moment, la porte du bureau s'ouvrit, laissant apparaître Embry en personne. Il se félicita aussitôt de ne pas avoir commencé à répondre à la question de Logan, sinon Embry l'aurait entendu en plein dans sa tirade. Le beau blond ne semblait nullement surpris de le trouver sur place : il lui jeta un bref regard avant d'avancer vers Logan.
- Le dossier que tu m'avais demandé. Tout y est.
- Merci... dit Logan, parcourant rapidement les fiches des yeux pour vérifier que rien ne manquait.
Valentin se mit à fixer intensément un point imaginaire sur le bureau de son ami. Il se sentait à nouveau minuscule et stupide face à Embry, comme au premier jour. Son attirance envers lui n'avait pas changé non plus. C'était un supplice de voir qu'il était là, si près, mais qu'il ne pouvait pas le toucher... de repenser aux fois où ils avaient couché ensemble tout en sachant que ça ne se reproduirait plus...
Embry le regardait. Il sentait ses prunelles noires incendier sa peau et, du coin de l'oeil, ils les voyait clairement qui lançaient des éclairs.
C'en était trop. Il allait devenir fou s'il restait.
- Bon... je te vois tout à l'heure, dit-il à Logan.
Le brun acquiesça, et Valentin se retourna pour avancer vers la porte, quand une pression autour de son bras droit l'arrêta. La main d'Embry le retenait, et il n'y avait pas à dire : il avait une forte poigne.
- Pas si vite... siffla ce dernier entre ses dents.
Valentin se mordit la lèvre. Embry était
attirant aujourd'hui, bien trop attirant dans sa chemise blanche
moulante... c'était la couleur qui lui allait le mieux, il
en avait toute une panoplie (ça c'est ma manière d'expliquer qu'Embry
porte toujours des chemises blanches mdrrr non ce n'est pas la
même à chaque fois
) s'il continuait à le
fixer comme cela en lui tenant le bras, il ne pourrait pas lui
résister, il le savait.
Il lui refit donc rapidement face, et Embry le lacha. Logan avait posé ses yeux ailleurs, gêné d'assister à une scène pareille.
- Ce n'était pas la peine d'être si froid avec Peter hier. Il t'a... beaucoup apprécié.
- C'est une plaisanterie ?! s'exclama Valentin.
Mais Embry était sérieux. Il ne le quittait pas des yeux.
- Non. Franchement, moi non plus, je n'ai pas compris. Tu t'étais vraiment montré sous ton jour le plus détestable, mais bon... peut-être qu'il aime bien les gamins prétentieux, maintenant.
Valentin serra les poings mais tenta de rester impassible, tout comme Embry dont aucune expression sur le visage ne trahissait les émotions. Il avait vraiment envie de lui refaire le portrait, à présent.
- Eh bien tu diras à "Peter" que je ne suis pas intéressé, lui rétorqua-t-il finalement, imperturbable.
Embry accueilla la nouvelle sans choc apparent.
- Bien... tu ne sais pas ce que tu perds.
- Oh si, crois-moi, je le sais, fit Valentin en se forçant à rire de façon moqueuse. Et je sais aussi ce que j'y gagne.
- Du moment que tu ne viens pas te plaindre après...
- Pas de risque.
Il voulait lui faire le plus de mal possible, mais apparemment, c'était peine perdue : Embry se contrefichait de son rejet.
- Je prends ça comme une réponse définitive, alors ?
- Absolument, répondit Valentin, se faisant violence pour demeurer impassible.
Embry reporta son attention sur Logan, pas le moins ébranlé du monde. Valentin, fulminant intérieurement, prit la porte.
Ca ne fut que lorsqu'il eût rejoint le bureau à l'ambiance confinée de Carla qu'il sentit sa colère commencer à se calmer. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il n'était pas satisfait. Pas satisfait du tout. Certes, il avait exprimé son mécontentement devant Embry, et lui avait dit des choses blessantes, mais ce n'était pas ce qu'il avait espéré. Les regrets commençaient à l'assaillir : il n'avait jamais sérieusement pensé que tout pourrait s'arrêter entre Embry et lui... c'était parfaitement inconcevable. En fait, il s'était figuré qu'au moment où il aurait rejeté son patron, celui-ci aurait eu l'air un peu plus secoué, voire se serait excusé. Mais c'était stupide. Il avait l'impression de penser comme une fille, et c'en devanait inquiétant... tout se règlerait, après tout, n'est-ce pas ?
Il chassa bien vite toute cette sale affaire de son esprit, et se remit au travail. Il n'y avait rien de tel pour oublier...
L'après-midi venu, il se rendit à la conférence de presse avec Logan, comme prévu. Aucun d'entre eux n'aborda le sujet qui continuait d'occuper une partie du cerveau de Valentin, malgré ses efforts pour ne plus y penser : Embry.
Ils firent du bon travail et rentrèrent au Days & News vers dix-huit heures trente, fatigués, mais heureux d'avoir passé un bon après-midi et bien rempli leurs jobs.
Quand Valentin rentra au bureau, Carla était déjà partie. Il rangeait machinalement ses affaires lorsqu'il aperçut une enveloppe vierge à côté de son clavier d'ordinateur. Il la saisit, curieux, et un léger tintement lui parvint aux oreilles. Elle était lourde. Il l'ouvrit rapidement, et en fit glisser le contenu dans sa main : c'était une clé. Et pas n'importe quelle clé : la clé de son appartement. Il eut alors une horrible sensation dans le ventre, comme si une main glacée lui tordait les entrailles.
Embry. La clé. Sa clé.
Ce n'était tout bonnement pas possible. Et pourtant... la clé était là, de nouveau à lui. Tout s'était arrêté. Ces deux semaines d'illusions, de rêves, et de bonheur... fini.
Il ne savait meêm pas si c'était de sa faute ou de celle d'Embry, mais une chose était sûre : il lui en voulait terriblement. "Oui" , pensa-t-il, serrant la clé dans sa main avec fureur. "Un salaud. C'est un salaud. Et je vais lui montrer ce que c'est qu'un salaud." . Il allait se venger... il lui restait une semaine pour mener la vie dure à Embry. Il lui en voulait de ne pas l'avoir aimé, de ne pas avoir été capable d'éprouver de tels sentiments à son égard, de ne pas l'avoir pris au sérieux. Une haine et une tristesse infinie rongeaient son coeur, tandis qu'il se consolait en se disant qu'il allait essayer de blesser cet être de marbre, vide d'émotions.

comme le shôjo-ai touche un public
plus restreint, j'ai trouvé ça intéressant de
commencer l'initiation avec un petit oneshot... ^___^
... Note : je n'ai encore jamais lu de shôjo-ai, ni
écrit de ce style, alors j'espère que ça vous
plaira !









, je le trouve


donc voilà pour réviser
mon brevet j'ai écrit du yaoi
... mes textes ? Ceux de Le Stage je les écris sur
papier et après je les recopie (oui, c'est long xD) donc en
général je change deux ou trois petits trucs, parce
que je vois mieux les répétitions et tout ça,
mais sinon ça reste exactement pareil ! ^__^ ... ce chapitre
par exemple je l'ai écrit en Décembre, mais je le
garde tel quel. C'est très difficile d'écrire un
chapitre d'une traite, au départ je fais toujours ça
(la passion des premiers chapitres lol) mais après on a un
million d'autres trucs à faire, alors on écrit petit
bout par petit bout...
enfin
ça dépend de quels chapitres, les scènes
d'amour en ce qui me concerne je mets toujours un temps fou
à les écrire xD








