Accueil Date de création : 26/07/07 / Dernière mise à jour : 27/06/08 17:16 / 27 articles publiés

Le stage : Chapitre 8 (Le stage) posté le dimanche 26 août 2007 00:36

 

 

Valentin venait d'entrer à l'intérieur du "Moonlight", une des boîtes les plus hippées de tout Manhattan, avec Eric.

 Après l'incident du vendredi soir, ce dernier avait décidé qu'une boîte basique leur conviendrait très bien, de plus on y trouvait des hétéros comme des homos, il suffisait de savoir chercher... C'était un endroit très branché où la jet-set se réunissait souvent, on pouvait y voir tout le gratin du people, surtout les samedis soirs, comme en ce jour.

 Valentin suivait Eric vers le bar, lorsqu'il aperçut une silhouette qui ne lui étais pas inconnue...

 - Pourquoi t'as invité Sonia? grinça-t-il.

 - Oh, allez... juste elle! Je ne lui ai rien dit de ton homosexualité!

 A contrecoeur, Valentin alla saluer la jeune brune, avec Eric. Sonia était en fait sa dernière petite amie en date, leur relation remontait à quelques mois. Elle avait pris fin de manière désastreuse lorsque Valentin s'était rendu compte que Sonia était trop "fragile" pour lui, un soir alors qu'ils faisaient l'amour il lui avait fait mal au dos sans le vouloir. Il ne se sentait plus à l'aise avec elle, ni avec les filles en général d'ailleurs, il avait l'impression de toujours devoir contrôler ses gestes... ils s'étaient promis de garder contact, mais leurs études respectives les en avaient empêchés, et aujourd'hui c'était presque une étrangère pour lui.

 - Alors, vous devenez quoi? les questionna Sonia, enjouée. 

 Eric et Valentin se lancèrent chacun dans un récit plutôt vague des grands évènements qui avaient marqué cette année écoulée, sous l'oeil intéressé de Sonia qui avait nombre d'anecdotes à leur faire partager. La house résonnait fort à leurs oreilles, ils devaient presque crier pour s'entendre parler, aussi après dix minutes de discussion laborieuse Eric les quitta, disant qu'il allait se mettre à la chasse à l'homme.

 - On va danser? proposa Sonia.

 Valentin hésita, quelque peu inquiet. Il ne voulait pas qu'elle se fasse de faux espoirs, car il craignait que son amie ait encore des sentiments pour lui. Mais, quand il se retourna vers elle, il ne vit rien de tout ça dans ses yeux, et accepta donc avec le sourire.

 - Il faudra que je demande à Eric de m'apprendre à danser la tecktonik, rit Sonia.

 - Pourquoi lui?

 - J'sais pas... on dit que les gays se débrouillent bien.

 - Mouais...

 Valentin piqua du nez, car il venait de résister à l'envie de lui répliquer : "Je suis gay, je ne sais pas danser la tecktonik pour autant!" . Au bout de quelques minutes ils allèrent s'asseoir à un côté du bar, essouflés et chauffés, bientôt rejoints par Eric et sa pêche de la soirée. Valentin ne put s'empêcher de détailler son mec, il était assez baraqué et beau garçon... remarquant son regard, Eric se pencha vers lui et lui chuchota à l'oreille :

 - Je te le prêterai tout à l'heure si tu veux, c'est un chaud lapin!

 Valentin rit et but une gorgée de son verre de vodka, avant de se retourner vers son ami.

 - Ok, ça me plait bien comme plan.

  Eric sourit d'un air pervers et se repencha vers lui.

 - En fait, je crois que tu n'auras pas besoin de lui...

 - Comment ça? demanda Valentin, agacé qu'on lui enlève un plaisir.

 - Tu as déjà un joli morceau... derrière.

  Valentin se retourna, balayant rapidement la salle du regard, avant d'aviser un groupe de gens qui se faisaient aisément remarquer, de l'autre côté du bar. Il étaient une zaine, de majorité des hommes. En fait, on les repérait tout de suite, car beaucoup de regards - jaloux - étaient braqués sur eux : ils se distinguaient des autres clients, banals, par l'élégance et la richesse qui s'émanait d'eux. Tous des trentennaires, le champagne coulait à flots dans leurs flûtes, les femmes étaient vêtues de façon ostentatoire, et les hommes étaient particulièrement attirants... Tout à gauche, un homme chataîn, séduisant, discutait animement avec un blond tout en sirotant un cocktail. Le blond était vraiment sexy, pensa Valentin. Son style, sa coiffure faussement décoiffée n'était pas sans rappeler celle... d'Embry McDeal?!

 Valentin vira au rouge tomate et pivota sur son tabouret, tournant dos à l'objet de ses fantasmes, réaction à laquelle Eric éclata de rire.

 - Non mais dis-moi que je rêve!

 - Désolé mais... non. Il vient souvent le samedi soir.

  valentin se prit le visage dans les mains, horrifié. La dernière fois qu'il avait vu Embry, il avait quitté son bureau en claquant violemment la porte. Le pire dans tout ça, c'était qu'il l'attirait de plus en plus! Et il ne savait même pas s'il était ou non porté sur les hommes... Durant son observation, Valentin avait remarqué qu'il portait une chemise blanche moulnate ouverte au col, laissant admirer son torse bronzé, et un jean, ce qui changeait de ses tenues de travail classiques habituelles, mais non moins valorisantes. Il était atrocement désirable habillé comme ça...  Jetant un bref regard à ses propres vêtements, il se prit à espérer qu'il produisait le même effet avec sa chemise bleu marine à manches trois-quart qui tombait avec classe sur son  jean délavé.  A en juger par les regards appréciateurs d'Eric, c'était le cas.

 - Je crois qu'il t'a reconnu, lui glissa celui-ci.

 - Il me regarde? demanda Valentin, sentant ses poils se hérisser.

 - Plus maintenant. Mais il avait l'air surpris.

 Valentin acquiesça, but d'un trait son nouveau verre d'alcool, puis une fille vint l'apostropher.

 - Salut toi... fit-elle. Tu danses?

 Elle avait un air aguicheur, de longs cheveux bruns, et une minijupe. Rine qui l'attirait mais, espérant qu'Embry le regerderait (ce qui était parfaitement stupide puisqu'il ne savait pas s'il était homo ou hétéro) , il posa une main sur ses fesses et l'entraina vers la piste.

 - Avec plaisir, ma belle.

 Eric leva les yeux au ciel, mais Valentin, ne lui prêta guère attention et positionna ses mains sur le bas du dos de la jeune fille très dénudé, cala son déhanchement au sien et entama une danse très près du corps, sensuelle et chaude. Il l'aurait certainement mieux appréciée s'il l'avait partagée avec son séduisant patron, pensa-t-il avec amertume.

 Sonia s'était trouvé un autre cavalier, et Eric était en pleine séance de roulage de pelles avec son coup d'un soir. Quand il en eut terminé de sa danse langoureuse avec la brune, Valentin reprit place au bar et prit un gin tonic, il se sentait d'attaque et pas très loin de l'ébriété, à vrai dire il avait envie de se "bourrer la gueule" .

 - C'est ce qui s'appelle être chaud! s'exclama Eric, moqueur.

 - Ca te pose un problème?

 - Non, c'est la fille qui me pose un problème, répliqua-t-il.

 - Et je peux savoir ce qui cloche chez elle? demanda Valentin en éclatant de rire, sans trop savoir pourquoi au juste.

 - Ben... le fait que ce soit une fille. Si t'avais dansé avec un gars, j'aurais plus joui du spectacle.

 - T'es grave! s'exclama Valentin en secouant la tête, hilare.

  Il laissa Eric à sa séance de plotage en saisissant son verre d'alcool, en but une gorgée puis le reposa sur le comptoir, se massant les tempes.

 Une silhouette blanche avait surgi à ses côtés.

 - Bonsoir...

  Valentin sursauta, pivota sur lui-même, et se retrouva nez à nez avec Embry McDeal.

 - Oh, bonsoir, marmonna-t-il.

 Que pouvait-il dire d'autre? Il ne savait même pas s'il pouvait le tutoyer! Nerveusement, il étudia les traits de son interlocuteur. A son habitude, Embry demeurait impassible, bien que ce soir, il paraissait plus chaleureux, et ses joues étaient légèrement rosies.

 - Je suis étonné de vous croiser ici, entama Embry.

 Vouvoiement donc... Valentin se força à rleever la tête pour ne pas fixer le sexe d'Embry au travers de son jean.

 - C'est réciproque, répondit-il simplement en détournant le regard, affichant un air complètement désintéressé.

  Il en avait plus qu'assez qu'Embry le mène toujours à la baguette : il était grand temps d'échanger un peu les rôles.

 - Votre ami n'a pas l'air si dérangé mentalement, attaqua le beau blond, désignant du regard Eric qui discutait avec son homme.

 - C'est parce qu'il n'a pas oublié de prendre ses médocs aujourd'hui, lui répliqua Valentin, contenant son fou rire.

 Embry lui lança un regard agacé, il allait parler mais l'arrivée d'Eric les interrompit.

 - Salut tout l'monde... (Embry fronça les sourcils, manifestement il en avait assez de cet ado qui s'adressait à lui comme s'ils étaient de très anciens potes de fac) . Valentin, je vais sûrement y aller dans moins d'une heure... si tu vois ce que je veux dire. Bref, tu devrais commencer à te chercher un partenaire pour la soirée, si tu veux te faire Sonia y'a no problème, je crois qu'elle est toujours à fond sur toi...

 Sur ce, il alla sur la piste pour danser sensuellement avec son mec. Embry les suivit du regard un petit moment, avant de se retouenr vers Valentin.

 - Tout compte fait, je vais vraiment finir par croire qu'il est tombé du premier étage, déclara-t-il.

 Valentin éclata de rire, ne sachant pas trop si c'était à cause de l'alcool.

 - Pourquoi donc? demanda-t-il.

 - Parce que... il n'a pas l'air très fin, voilà tout.

 Valentin le toisa avec toute la suffisance qu'il possédait, une lueur de moquerie dans le regard.

 - C'était plus amusant quand vous faisiez semblant de me croire!

 - Je n'ai jamais dit que j'y croyais, j'ai dit que j'étais désolé pour ce pauvre garçon, et franchement, il y a de quoi!

 Valentin sourit, ravi qu'Embry entre dans son jeu.

 - A ce propos... je n'ai pas vraiment apprécié la manière dont vous vous êtes en allé hier... m'étais-je montré désagréable?

 - Je n'en sais rien... on ne mélange pas vie privée et travail, lui rétorqua Valentin, énigmatique.

 - Vous trouvez ça comique? demanda Embry, agacé.

 - Désolé mais... oui, très!

 Il éclata de rire et Embry prit un air pincé, manifestement vexé de ne pas être pris au sérieux. Ce fut ce moment que Sonia choisit pour arriver. Elle salua Embry, surprise :

 - Bonsoir, vous connaissez Valentin?

 - On peut dire ça comme ça... répondit Embry.

  Sonia se tourna vers Valentin, qui acquiesça. Soudain une idée lui vint : si Sonia n'était pas insensible à ses charmes, il pouvait se servir d'elle... devant Embry. Saoul qu'il était, il se fichait que ce soit immoral. Sans un mot, il passa un bras autour de la taille de sa jeune amie, qui ne se fit pas prier, et l'attira à lui. Sous les yeux d'Embry il l'embrassa langoureusement, les mains baladeuses, et la relacha au bout d'une dizaine de se condes, pressentant qu'il allait passer une mauvaise journée de travail le lundi s'il continuait.

 - Vous disiez?

 Embry secoua la tête, le front plissé, et se pencha jusqu'à son oreille, le sourire aux lèvres :

 - Je vous vous laisser vous "faire" cette demoiselle, comme le dit si joliement votre ami, Mr Williams... passez une bonne nuit.

 Sur ce, il les quitta sans un regard en arrière, rejoignant son groupe d'amis pour retourner discuter avec l'homme aux cheveux chataîns.

 Sonia tapota Valentin sur l'épaule. Elle avait l'air enjoué.

 - Bon... Eric m'a tout raconté. Je suis arrivée au bon moment, hein?

 - QUOI ?!

 

Fin du chapitre 8 lol...

C'est que ça commence à se corser  !^^

Ceux à qui ce genre d'histoire ne plait qu'à moitié, je vous conseille d'arrêter votre chemin ici... j'ai fait durer les choses en longueur pour faire plus réaliste, mais le sexe ne va pas tarder à arriver...

Bisous all,

Je pense publier le chapitre 9 dans la journée!

 

 

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Le stage : Chapitre 9 (Le stage) posté le dimanche 26 août 2007 18:30

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 9

  Le week-end était passé à toute vitesse, après s'être autorisé de faire la grasse matinée le dimanche matin, Valentin s'était remis au travail, et il s'était bien informé des actualités au cas où on lui confierait un sujet houleux, même si jusqu'ici son seul travail consistait à aider Carla et à aller lui chercher son café.

 Ce fut donc avec assurance qu'il alla s'asseoir à son bureau le lundi matin, saluant la jeune femme qui semblait très occupée.

 - Tu as besoin d'un coup de main?

 - Non merci Valentin, tout à l'heure peut-être lui répondit-elle en souriant. J'ai dû recevoir du courrier, va à ma boîte de réception et fais le tri, après tu répondras à ceux qui en valent la peine...

 - Ok, et c'est parti pour une nouvelle journée de folie...

 Carla rit mais ne dit rien, et Valentin effectua son travail dans la joie et la bonne humeur. Il se demandait comment est-ce qu'elle arrivait à gérer tout ça avant qu'il ne devienne temporairement son assistant, et comment elle pourrait tout reprendre une fois qu'il serait parti... même s'il n'avait aucune envie de partir.

  La matinée s'écoula lentement, et, sur le coup de dix heures, le téléphone sonna. Carla prit l'appel, écouta son interlocuteur, puis raccrocha. Elle se tourna alors vers Valentin.

 - Tu dois aller chez McDeal, il veut te voir.

 Le sang de Vlanetin ne fit qu'un tour. Il avait méprisé Embry sur toute la ligne le samedi soir et il avait eu l'air furieux! De plus, il avait mis une cravate, exprès pour embêter le beau millionnaire... il se tenait fermement à sa décision selon laquelle il devait narguer Embry, mais dès qu'ils étaient au travail, cela devenait un peu plus compliqué... il n'était qu'un stagiaire.

 Haussant les épaules, il se leva de son siège et prit l'ascenseur jusqu'à l'étage 48, là il se retrouva bientôt devant le bureau d'Embry McDeal et frappa à sa porte, de deux coups secs.

 - Entrez, entrez...

 Valentin ouvrit et referma la porte, avant de se diriger vers Embry qui se tenait debout près de la fenêtre, une cigarette à la main.

 - Monsieur Williams... dit-il sans se retourner.

 Valentin se retint de lui crier : "Non, c'est le père Noël!" .

 - Oui?

 - J'ai eu le loisir de m'approfondir sur vos rapports, ce week-end...

 Valentin ne put masquer sa surprise : il ne pensait pas qu'Embry aurait perdu son temps à lire ses textes. De plus, il s'attendait plutôt à ce qu'il l'ait fait venir pour le réprimander au sujet de son comportement outrageux avec lui.

 - Ca vous étonne, on dirait.

 Embry avait enfin daigné se retourner vers lui, et il le srutait de ses noires prunelles.

 - En effet, répondit Valentin d'un ton détaché. Je ne m'y attendais pas.

 - Bref... je constate que travailler avec Mr Bartle est profitable pour vous, il assiste à deux autres conférences dans la semaine et dans votre intérêt, il serait judicieux de l'accompagner... en vous montrant plus attentif que la fois dernière, naturellement.

 - Oui, naturellement, répondit Valentin avec ironie.

 Embry plissa les yeux, apparemment agacé, mais ne fit aucun commentaire. Pas de doute possible : il se souvenait très bien de leur entrevue en boîte, car l'antipathie qui émanait de lui était palpable. Il prit les dossiers de Valentin sur une étagère et s'apprêtait à les lui remettre en main quand son regard se porta sur sa cravate. Levant les yeux au ciel, il posa les papiers sur une table basse et revint à la charge.

 - Mr Williams, je croyais vous avoir spécifié que ce genre d'accessoires était parfaitement inutile.

 Valentin s'en souvenait très bien. Et il se souvenait aussi qu'Embry l'avait tutoyé, ce jour-là, dans les toilettes.

 - Et si je ne suis pas du même avis? ironisa-t-il.

 Il savait qu'il allait bien trop bien, mais peu lui importait. Son désir de défier Embry était bien trop grand pour qu'il laisse passer une occasion pareille. Celui-ci fronça les sourcils, sûrement énervé et surpris qu'il lui tienne tête ainsi.

 - C'est une provocation? demanda-t-il calmement.

 - Je ne sais, je ne m'alange pas vie privée et travail, lui répondit Valentin, ne pouvant s'empêcher de sourire.

 Embry parut troublé et agacé, puis son visage changea d'expression pour passer à l'amusement.

 - Il me semblait aussi, commença-t-il d'un ton douceureux, que je vous avais dit que, si je vous reprenais à porter ça, je vous la ferais enlever...

 - Je ne crois pas, non, répondit Valentin, provocateur.

 Le sourire d'Embry s'élargit, puis il se pencha pour murmurer à son oreille :

 - Vraiment? Tu ne crois pas...

 - Peut-être ai-je besoin d'une démonstration... fit Valentin, ne le quittant pas des yeux.

 Embry rit silencieusement à son oreille, puis, sans crier gare, il le poussa avec violence contre le mur et le plaqua. Valentin, surpris par cette brusquerie, releva la tête, mais Embry, qui venait de saisir sa cravate de sa main gauche, l'attira à lui et s'empara de ses lèvres, collant leurs corps par son bras droit qui entourait la taille de Valentin. Celui-ci sentit la langue d'Embry s'introduire dans sa bouche, et répondit aussitôt au baiser avec fougue, lui donnant plus de vigueur. Puis il enserra les épaules d'Embry, et cala leurs bassins avec bestialité, il attendait ce moment depuis une semaine et n'allait pas s'en priver. Au bout d'une vingtaine secondes, il sentit Embry se retirer peu à peu, mais il ne l'entendait pas de cette oreille et le ramenant à lui en passant sa main gauche derrière sa nuque, l'aggripant sauvagement, et poussa sa tête vers la sienne. Sans cesser de l'embrasser, Embry le relacha pour lui arracher littéralement sa cravate, qu'il jeta à terre avant de promener ses mains sur le torse de Valentin, à travers sa fine chemise qui ne laissait rien ignorer de sa musculature.

 A ce contact Valentin gémit et prit une bouffée d'oxygène, Embry abandonna sa bouche pour s'attaquer à son cou qu'il embrassa avec passion et fureur, alors que Valentin fermait les yeux sous l'effet du plaisir.

  Soudain Embry se redressa et plongea ses yeux dans les siens, reprenant son souffle.

 - Qu'est-ce que tu fais avec Logan? l'interrogea-t-il.

 - Je te l'ai déjà dit, répondit Valentin, vexé qu'il lui parle de Logan à ce moment précis. Rien du tout, c'est ce crétin qui s'est sauvagement jeté sur moi!

 - Pauvre petite victime innocente... ironisa Embry, sceptique.

 Valentin ne dit rien, s'il ne le croyait pas tant pis pour lui. Embry dut faire cette déduction car il reprit parole :

 - Et... l'autre, là... ton copain.

 - Eric? C'est juste un ami qui a un peu des vues sur moi...

 - Un peu? dit Embry, l'air franchement pas convaincu. Ami ou pas, je hais ce gosse, déclara-t-il.

 - Gosse? Il est plus vieux que moi! s'indigna Valentin.

  Embry sourit, amusé, et frôla le coin de sa bouche de ses lèvres.

 - Justement, tu es un gosse, mon petit Valentin... ne me regarde pas comme ça, tu ne me feras pas dire le contraire, se moqua-t-il, remarquant son air furieux.

 - C'est ça... tu vas voir ce qu'il te dit, le gosse...

 Descendant ses mains jusqu'au postérieur d'Embry, qui sourcilla à ce contact, il entrouvrit les lèvres et passa sensuellement sa langue dessus, le tout dans une lenteur calculée sans quitter le beau blond des yeux, car il désirait l'exciter.

 Le stratagème sembla marcher car Embry se pencha vers lui et attrapa sa langue entre ses lèvres, puis ouvrit plus grand la bouche et glissa sa propre langue dans celle de Valentin, la faisant tourner lentement, caressant sa langue, la glissant plus en profondeur jusqu'au commencement de sa gorge... ce baiser était plein d'érotisme, il rappelait à Valentin le sexe en lui-même, les pénétrations...

 Quand il eut décidé que cela avait assez duré, Embry se détacha de lui et lui caressa les fesses, visiblement satisfait.

 - Pour un hétéro reconverti de fraîche date... je suis impressionné.

 - Quoi?! s'étrangla Valentin..

 - Oh, juste les petites informations de Logan... je ne l'ai pas cru, au départ, quand il m'a annoncé que tu étais gay...

 Remarquant l'air blasé et la colère évidents de Valentin, Embry continua sur sa lancée :

 -Désolé de te surprendre, mais il ne pouvait pas me cacher ça... Logan et moi, on se connait depuis longtemps.

 - Vous couchez ensemble? lui demanda Valentin, préférant être direct.

 - Oui.

 Valentin grimaça et détourna la tête, essayant tant bien que mal de masquer sa déception et son dégoût. Il avait puérilement pensé, l'espace d'un instant, qu'il pourrait avoir Embry pour lui seul.

 - Que ce soit bien clair entre nous. Je n'appartiens à personne, Valentin... quand je vois un mec qui me plait, je couche avec, et si l'essai m'a plu, je poursuis cette "relation" ...

 - Tu me prends pour une fille, là! l'interrompit Valentin, vexé.

 - Tu réagis comme une fille, riposta Embry, fortement agacé.

 - Non, je n'ai rien dit. Tu ne peux pas savoir ce que je pense.

 - Alors, vas-y. Je t'écoute, persifla Embry, croisant les bras.

 - J'étais en train de me dire... commença Valentin, demeurant indifférent à son manque de patience, que Logan était quand même sacrément gonflé de ne rien m'avoir dit sur ton homosexualité.

 - Ah oui... pourquoi? Ca fait depuis longtemps que tu as des vues sur moi?

 - N... non! balbutia Valentin, rouge de honte.

 Embry sourit devant son trouble, et lui caressa la joue.

 - Ne t'en fais pas, va... hormis ton affreuse cravate, tu étais terriblement désirable, à ton arrivée... qu'est-ce que je déteste ces trucs-là...

 - C'est ce que j'ai cru comprendre, dit Valentin en désignant le morceau de tissu qui gisait au sol.

 - Tu n'avais qu'à pas me chercher... entre samedi et aujourd'hui, j'ai vraiment résisté à l'envie de te foutre une paire de claques... A ce propos... reprit-il, fronçant les sourcils, tu as couché avec cette fille?

 - Je n'appartiens à personne, s'esquiva Valentin, ironiquement.

 Embry lui lança un regard noir, de toute évidence la plaisanterie ne l'amusait pas. Choisissant la ruse il se colla à Valentin, embrassa son cou, et lui caressa le torse, glissant vicieusement sa main sous sa chemise.

 - Dis-moi... chuchota-t-il à son oreille, en mordillant le lobe.

 C'enn était trop pour Valentin. Il craqua et enlaça Embry.

 - Non, bien sûr que non. Tu me vois coucher avec une fille?

 Embry rit, satisfait par sa réponse, et reprit possession des lèvres de Valentin, pour chercher sa langue, qu'il prit avec voracité.Cependant il descendait ses mains le long de son dos, et pressa ses fesses avec force une fois qu'il les eut atteintes. A ce contact Valentin avança instinctivement le bassin, ce qui plaqua son entrejambe à celui d'Embry, et il sentit son sexe se durcir dans ses sous-vêtements en songeant que le corps d'Embry était tout à sa portée, contre lui. Il avait envie de lui, envie d'un corps d'homme tout contre lui, c'était encore une autre sensation nouvelle... Tout cela semblait si soudain! Il se voyait mal baiser dans un bureau, surtout pour sa toute première fois avec un homme.

 - Tu sais, commença Embry après avoir mis fin au baiser, si tu sais me satisfaire niveau cul, il se peut que je revoie mes principes...

 - Ce qui veut dire? demanda Valentin, avide de précisions.

 - Ce qui veut dire que si tu es particulièrement bon au pieu, je laisserai tomber tous mes bouche-trous... ne t'inquiète pas, je suis sûr que tu es très... comment dire... jouissif, dit-il en passant sa langue sur sa lèvre supérieure, de manière provocante.

 - Mmh... je vois, se contenta de dire Valentin, tentant d'ignorer son érection, sans toutefois y arriver.

 Embry le regarda en souriant, puis il embrassa le commencement de son torse avant d'y faire parvenir sa main droite, qu'il descendit rapidement jusqu'à l'entrejambe de Valentin, qui se sentait sous pression.

 - Reste tranquille, lui ordonna Embry avant de lui déboucler prestement sa ceinture.

 - Qu'est-ce que tu fais?! l'interrogea Valentin, alarmé.

 - Je te donne un petit avant-goût du sexe avec un homme, lui répondit Embry, très amusé par sa gêne.

 Suite à quoi il déboutonna hâtivement son pantalon et lui baissa son boxer, laissant apparaître la verge dure et déjà tendue.

 - Tu es mieux monté que ce que je m'imaginais, Valentin... elle m'excite déjà.

 Il caressa le sexe durci, puis en prit le bout en bouche, qu'il titilla de sa langue, avant de le retirer pour promener sa langue sur toute la longueur de la verge, allant en lécher les testicules au bout.

 - A-Aah... gémit Valentin, se délectant de ces préliminaires.

 Sentant le sexe se gonfler un peu plus dans sa main, Embry le remit dans sa bouche, avec plus de profondeur cette fois-ci, et le caressa de sa langue, la tournant de droite à gauche. Puis il débuta ses mouvements de va-et-vient, suçant la queue gonflée du plus loint jusqu'à son extrémité, les mains en appui sur les hanches de Valentin qui 'agitait à ce rythme lent.

 - Embry... murmura celui-ci, laissant choir sa tête en arrière sous l'effet du plaisir et fermant les yeux, la bouche ouverte ouverte d'où sortait un râle haletant.

 Les mouvements d'Embry se firent de plus en plus rapides, il avait remarqué que son partenaire s'arquait et prenait son pied, ça l'excitait de le voir comme ça, il avait envie de le prendre directement sur son bureau... Il enfonçait le sexe de Valentin de plus en plus loin dans sa bouche, le faisant pénétrer jusque dans sa gorge, le léchant continuellement.

La respiration de Valentin était sacadée, il gémissait de plaisir et se tenait au mur pour ne pas défaillir sous les sensations que lui procurait Embry, même si sa virilité était déjà gonflée à bloc il avait l'impression qu'elle enflait de seconde en seconde, et la bouche d'Embry était si étroite... c'était atrocement bon d'être en lui, et il désirait son anus plus que jamais...

Au bout d'un moment Embry prit le verge moins en profondeur et saisit le reste de ses mains, il continua ses avanacées et ses reculées tout aussi rapidement, les lèvres toujours aussi serrées contre la paroi du pénis, et se mit à en lécher l'extrémité avec apllication, accélérant le rythme au maximum.

 - Ah... ah, Embry, je vais... je vais... éja... gémit Valentin, s'arquant.

 Mais Embry ne se retira pas et continua avec deux fois plus de vigueur, jusqu'à ce que Valentin éjacule dans sa bouche, et il avala le sperme, tout en remontant le boxer de Valentin qui s'était déversé dans un râle de plaisir.

 Une fois qu'il eut remis tous ses habits en place, il se releva et l'embrassa dans le cou, avant de le relacher.

 - Dépêche-toi de retourner travailler tant que je me contrôle...

 - Oui... fit Valentin, baissant les yeux, un peux gêné.

 Alors qu'il allait prendre la porte, Embry le retint par le bras et lui glissa à l'oreille :

 - Au fait, Valentin... tu es extrêmement bandant, quand tu jouis...

 Valentin rougit, acquiesça, et sortit du bureau en hâte.

 Ce ne fut que lorsqu'il fut dans l'ascenseur qu'il se rendit compte qu'il avait oublié ses rapports.

 "Tant pis,pensa-t-il, je les récupèrerai plus tard" .

 

Et voici le chapitre 9 tant attendu !

Franchement, j'ai écrit pour l'instant 15 chapitres (j'en prévois autour de 25 pour cette fic), mais celui-ci reste mon préféré...

Je veux dire, question sexe, les suivants sont plus... ahem... "complets" xD^^, mais ça, ce sont les touts premiers pas ensembles d'Embry et Valentin...

Je posterai certainement un ou deux autres chapitres dans la journée.

 

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Le stage : Chapitre 10 (Le stage) posté le mercredi 29 août 2007 09:17

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 10

  Le lendemain matin, Valentin n'avait pas recroisé Embry, et ce fut avec surprise qu'il trouva ses rapports sur son bureau. Il se demanda vaguement si son patron avait pris la peine de les lui déposer lui-même, ou s'il avait seulement envoyé un quelconque employé...

 UN sourire béat fendait son visage tandis qu'il déposait ses affaires et actionnait les lumières, car il pensait à la très agréable pipe que lui avait fait Embry hier... il avait hâte d'aller plus loin avec lui.

 Mais l'entrée de LOgan interrompit ces douces pensées :

 - Bon, tu es prêt?

 Valentin le regarda avec incompréhension. De quoi diable parlait-il?!

 - C'est à dire?

 - La conférence sur la famine dans le Tiers-Monde, idiot! Je vais finir par changer de coéquipier, si tu y mets aussi peu de bonne volonté! le réprimanda-t-il

 - Je n'étais pas au courant, répondit Valentin. Je ne connaissais pas l'horaire, et, pour tout te dire, ça me cassait les couilles de chercher... Bon allez, je prends ça... ajouta-t-il en refermant une chemise cartonnée, ça... et ça... je suis prêt!

  Ses affaires en main, il suivit LOgan jusqu'à sa voiture sans mot dire, encore troublé. La dernière fois que les deux hommes s'étaient vus, c'était le vendredi soir, quand Embry les avait surpris en position intime, suite à quelques baisers. De plus, il avait appris le jour précédent que Logan et Embry couchaient ensemble... génial !

 Valentin ruminait ces pensées depuis trop longtemps. Aussi, quand ils s'arrêtèrent à un fey rouge, il se tourna vers Logan :

 - Pourquoi tu ne m'as rien dit, pour Embry?

 - Tu n'as pas aimé la surprise? demanda son collègue en éclatant de rire.

 Voyant que ça n'amusait visiblement pas Valentin et qu'il était le seul à trouver cela comique, il se reprit :

 - Excuse-moi mais je trouvais cette situation drôle. Et puis... ça n'a rien changé, que je sache?

 - Même, dit Valentin en se renfrognant. Histoire de principes.

 Il détourna puérilement la tête et ne lui adressa plus la parole de tout le trajet. cela semblait mettre Logan mal à l'aise, car il ne cessait de lui jeter des coups d'oeil furtifs, et il s'en réjouissait.

 Après tout, il n'avait pas de souci à se faire : il n'aurait plus besoin des notes de Logan, cette fois-ci, puisqu'il aurait les siennes...

 Alors qu'ils pénétraient dans la bâtiment, Logan lui barra le passage en lui faisant face.

 - Tu comptes tirer la gueule toute la journée?

 - Non, plus si j'en ai envie.

 Logan laissa échapper un juron, agacé et blasé à la fois.

 - Mais enfin, je me suis excusé pour cette histoire débile, qu'est-ce que tu veux de plus?

 - Non mais tu as déjà oublié la fois où tu t'es jeté sur moi, sans mon accord?!

 - Oh, pardon, mais tu me semblais plus que consentant, lui rétorqua Logan.

 Valentin piqua un fard, eut eut un peu plus honte de lui-même, car c'était vrai.

  - Jusqu'au moment où je t'ai demandé d'arrêter, et que tu as gardé la même position!

 - Excusez-moi Mr Valentin, si quand Mr McDeal est arrivé, il nous a trouvé dans une position des plus explicites! Espèce d'imbécile! Je fais tout pour t'aider, et toi, tu n'es même pas capable de t'en rendre compte! s'exclama Logan!

 - Me... M'aider?

 - Tu crois vraiment qu'Embry aurait tenté un coup avec toi si je n'avais pas attisé sa jalousie, et révélé ton homosexualité?

 Valentin ne trouva rien à redire. Logan avait raison, il s'était montré égoïste, et l'avait pris en grippe seulement parcequ'il avait eu vent de ses ébats avec l'homme qu'il désirait pour lui tout seul...

 - Désolé, marmonna-t-il, penaud.

 - C'est rien, grommela Logan en s'écartant pour lui laisser le pssage. Heureusement que je ne suis pas rancunier, moi! Sinon... je voulais te parler d'un autre truc.

 - Qui est?

 Logan rougit quelque peu et arbora son habituel sourire pervers, avec un petit air d'excuse, cette fois.

 - Je me demandais si... bref... enfin, j'ai entraperçu ton ami brun l'autre jour, et... enfin... Embry m'a dit que c'était un parfait crétin, mais s'il est ami avec toi, il ne peut pas être totalement con, hein? Et...

 - Ok, je t'arrange le coup, lacha Valentin, comprenant là où il voulait en venir.

 Le sourire de son interlocuteur s'élargit.

 - Merci, c'est sympa... tu vois, je n'ai pu apercevoir que son petit derrière, mais ça m'a largement convaincu... et puis Embry a dit qu'il était mignon, malgré son crâne d'oeuf...

 - Il a dit ça? grinça Valentin.

  Logan éclata de rire, et lui donna une tape dans le dos qui le fit tituber.

 - La jalousie est un vilain défaut, Mr Valentin!

 - Arrêtes de m'appeler comme ça, triple idiot!

 

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Le stage : Chapitre 11 (Le stage) posté le mercredi 29 août 2007 09:45

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 11

  Quelques heures plus tard, dans l'après-midi, Valentin était à nouveau assis dans le bureau à l'ambiance confinée de Carla.

 Dehors, les flocons de neige s'agitaient dans tous les sens, et il était rassurant de savoir qu'une vitre le séparait de ce froid glacial qui régnait sur New York, chaque hiver...

 La conférence en compagnie de Loga, dans la matinée, s'était déroulée sans plus d'encombres, et Valentin était en train de formuler les phrases dans sa tête pour arranger un plan cul entre Logan et Eric, comme à sa demande, quand Carla fit irruption dans la pièce, après être allée chercher quelques dossiers nécessaires à son travail.

 - Tu n'aurais pas un truc à faire pour moi?

 - Dis, tu connais le mot "détente"? lui répondit-elle, un peu amusée.

 Elle déposa son sac a pied de son bureau avant de s'asseoir lourdement sur son siège, harrassée.

 - Non, ça ne fait pas partie de mon vocabulaire... je pourrais bien commencer mon rapport, mais je préfère le rédiger plus tard...

 - Ah... fit Carla, distraite. La famine dans le Tiers-Monde, c'est ça? Le sujet de demain... McDeal et Bartle sont en train de s'entretenir dessus...

 Valentin releva brusquement la tête, totalment sorti de son "coma" d'ennui.

 - Quoi?

 - McDeal et Bartle... ils en parlent, là, en ce moment... J'ai croisé Bartle dans le couloir il y a dix minutes.

 - Et où sont-ils? la questionna-t-il, alerte.

 - Euh... dans le bureau de McDeal.

 Valentin eut l'impression qu'un énorme monstre se tenait dans son ventre et lui dévorait les entrailles. Il avait un affreux pressentiment, Embry et Logan seuls dans la même pièce... il n'avait pas été informé de cette entrevue! Il n'y avait qu'une seule raison possible à cela : on avait voulu le lui cacher. Plus il s'imaginait ce qui pouvait se passer, plus la peur grandissait en lui. Alors, il se leva brutalement de son siège.

 - Je sors, j'en ai pas pour longtemps.

 Carla se mordit la lèvre et soupira, mais il n'y prêta pas attention et sortit en trombe. Les couloirs étaient bondés... Avec agilité et rapidité, il se rendit jusqu'au bureau de Loga, dont il poussa la porte.

 - Vide... murmura-t-il pour lui-même, réprimant un haut-le-coeur.

 Affolé, il zigzagua jusqu'à l'ascen,seur, et le quitta arrivé à l'étage 48. Il avança sur ses jambes tremblantes jusqu'au bureau d'Embry, un peu gêné car il ne l'avait pas revu depuis qu'il l'avait sucé et appréhendait sa réaction quand il débarquerait à l'improviste... en fait, maintenant qu'il y pensait, il se rendait compte qu'il avait un peu peur de lui... il était tellement impressionnant! Mais ce n'était pas le moment de penser ça! Il avait des tripes, bordel! Résolu, plus déterminé que jamais, il ouvrit la porte et la referma derrière lui sans avoir pris le temps d'étudier ce qui se passait. Il découvrit alors Embry et Loga, côte à côte,  qui le regardaient avec surprise, et il décela une once d'agacement chez Embry.

 - Valentin! Qu'est-ce qui t'amène? demanda Logan avec sa bonne humeur habituelle, nullement gêné par la situation.

 - Je ne crois pas avoir spécifié que ta venue était indispensable, dit Embry, blasé, l'air de contenir sa colère.

 - Dans un élan de narcissisme, j'ai cru qu'on aurait besoin de ma précieuse aide, lui rétorqua Valentin sur le même ton.

 Embry plissa le front, comme toujours quand il était agacé et ne trouvait rien à redire, le toisant avec froideur. Valentin, à qui ce rejet faisait bien plus de mal qu'il ne voulait le laisser paraître, lui rendit son regard, ce qui énerva davantage le beau blond, remarqua-t-il en observant les jointures de ses mains, blanches tellement il serrait fort les poings.

 - Besoin... de ton aide? reprit Logan.

 Le sourire pervers qu'il arborait inquiétant fortement Valentin, il détacha ses yeux d'Embry pour observer le brun.

 - Si les partouzes t'intéressent, en effet je serais ravi que tu y participes, mon petit Valentin, continua Logan.

 - Que... Hein?! Mais ça va pas la tête! Et puis quoi encore?!

 Il se recula instinctivement, effrayé à cette perspective, surtout que Logan le regardait avec des yeux... gourmands!

 - Dommage... soupira ce dernier. Si tu changes d'avis, préviens-nous.

 Valentin se tourna alors vers Embnry, estomaqué.

 - Parce que vous alliez... ici?!

 Il n'en revenait pas... tout ça le dégoûtait! Il ne voulait pas que  l'homme qu'il désirait le plus au monde sa fasse Logan, pas alors qu'il lui avait promis que... pas après ce qui s'était passé!

 Les yeux ronds, il srcuta le visage d'Embry, qui le regardait maintenant avec moquerie, son petit sourire en coin à la fois superbe et détestable... il cherchait un réconfort dans ses prunelles noires, mais n'y trouva que de l'hostilité. Il ne comprenait pas cette réaction si injuste! Ca lui fit l'effet d'un coup de couteau enfoncé loin dans son ventre.

 Embry prit enfin la parole, mais pas la manière dont il l'avait espéré :

 - Ce ne serait pas la première fois... tu sembles choqué, peut-être n'aimes-tu pas les sensations fortes?

 Valentin le fusilla du regard, mais il ne broncha pas, tout sourire.

 Logan, en revanche, ne semblait pas apprécier le tour que prenait la conversation, car il fronça les sourcils et rompit ce silence pesant :

 - Euh... dites... c'est pas la peine de s'énerver, hein? dit-il en riant nerveusement. On était plus détendus, y'a cinq minutes... là je sens une tension, c'est pas top...

 A sa grande surprise, Valentin éclata de rire.

 En réalité, il riait pour contenir sa fureur, entièrement dirigée contre Embry, mais aussi pour lui montrer qu'il se fichait totalement de lui, même si c'était loin d'être la vérité.

 Logan le regarda avec curiosité, déconcerté, et Embry plissa les yeux.

 - Oh oui je susi sûr que... vous deviez être plus "détendus" il y a cinq minutes, quoique si vous préférez quand c'est mou, va y avoir du chemin à faire côté cul! Bref, moi je retourne travailler, désolé Log' mais un "free porn" entre vous deux ça risquerait de me donner la gerbe!

  Avant que l'un deux ait eu le temps de répliquer, il avait déjà pris ses jambes à son cou.

 Il venait d'être odieux, pire  : insolent et irrespectueux... Mais peu lui importait. Ils l'avaient mérité. Si ça se trouvait, ils étaient déjà en train de baiser... quand même, il avait cu voir Embry blêmir au cours de sa longue tirade... il espérait l'avoir blessé, même s'il en doutait.  "Ce n'est pas juste" , se dit-il en sortant de l'ascenseur, Embry n'avait pas le droit de le considérer comme un jouet... Pour lui, il ne devait être qu'un pion insignifiant, alaors que c'était tellement plus que ça, pour Valentin...

 Abattu, il rentra au bureau.

 - 'Lut Carla... lacha-t-il piteusement.

 - Déjà de retour? Je...

 Mais elle n'acheva pas sa phrase, car ses traits reflétaient parfaitement son état d'esprit : morne, déçu, et impuissant.

 - Valentin... je peux te poser une question... personelle?

 - Je t'en prie, l'invita-t-il, relevant péniblement lses yeux.

 - Bon... est-ce que tu cocuhes avec McDeal?

 La réaction de Valentin fut immédiate : il sursauta et la dévisagea avec des yeux ronds. Comment savait-elle...?

 - Je vois... perso, je suis lesbienne, alors...ma copine bosse ici aussi.

 Voilà qui expliquait ses allées et venues dans le bâtiment et ses absences répétées...

 - Houlà, calmos! Comment en es-tu arrivée à cette conclusion?!

 - Si je te le dis, ça va encore plus te miner le moral, répondit-elle, acerbe. Disons que c'est une question... d'habitude.

 - Super... grommela Valentin, peu réjoui.

 Elle le scruta un moment, il avait la tête enfouie dans les amins et avit, de toute évidence, besoin de se défouler.

 - Ne viens pas demain, lui dit-elle.

 - Q-Quoi?! Pourquoi donc?

 - Parce que ça va énerver McDeal, répondit Cala, malicieuse. Je dirai que tu m'as téléphoné et que tu es malade, cloué au lit... il est temps que quelqu'un le remette à sa place, et, d'après les rumeurs, tu en as déjà fait pas mal en le rembarrant.

 - Les... rumeurs? Tu veux dire que ça s'ébruite? s'exclama Valentin, déglutissant avec peine.

 - Un peu, oui... mais j'ai appris ce que je sais de Logan... ça n'a aucune importance. Bon alors, c'est d'accord? Tu sèches le boulot demain?

 - C'est d'accord... merci, Carla.

 Valentin sourit.

 Il allait mener la vie dure à Embry McDeal !

 

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BlaBlaTage... (BlaBlaTage...) posté le mercredi 29 août 2007 11:37


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Chop Suey _ System of a Down

 

 

Salut tout le monde!

Arf je sais, ces deux chapitres que je viens de publier dans la matinée ne

 sont pas très croustillants,  ...

Mais néanmoins nécessaires à la progression de "Le Stage" ...

Woah, je vais bientôt me retrouver à cours, je n'ai écrit que 16 chapitres sur papier pour l'instant, et là sur le blog j'en suis déjà à 10...

C'est pourquoi, comme seulement"Le stage" ça fait un peu vide, je vais commencer ma deuxième fic, en même temps...

J'étais censée lancer"Rencontre à la Gay Pride" , mais tout à l'heure, je cherchais des petites photos yaoi de Death Note sur Internet, et franchement, ça m'a trop donné envie de commencer maintenant, alors que je comptais en faire ma troisième fic...

Alors va pour Death Note !

C'est un manga policier qui m'a énormément plu, mais il aurait été encore mieux si les deux protagonistes avaient été ensembles...

Je n'abandonne pas "Le Stage" , au contraire je crois même que je vais encore publier un chapitre avant de commencer mon spin-off de Death Note ...

Les majs pour "Le stage" seront tout aussi fréquentes, car je suis consciente que tout le monde n'aime pas les mangas, surtout les mangas de crime comme Death Note, car évidemment je fais une fic de yaoi entre Raito et L , mais j'ai préparé une intrigue policière pour cette fic, histoire de garder le style du manga...

Merci pour vos commentaires, je prends très plaisir à les lire...^^

 

See U soon,

Camella07

 

 

Pix: Un Dieu du stade hin hin

 

 

 

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