Valentin venait d'entrer à l'intérieur du "Moonlight", une des boîtes les plus hippées de tout Manhattan, avec Eric.
Après l'incident du vendredi soir, ce dernier avait décidé qu'une boîte basique leur conviendrait très bien, de plus on y trouvait des hétéros comme des homos, il suffisait de savoir chercher... C'était un endroit très branché où la jet-set se réunissait souvent, on pouvait y voir tout le gratin du people, surtout les samedis soirs, comme en ce jour.
Valentin suivait Eric vers le bar, lorsqu'il aperçut une silhouette qui ne lui étais pas inconnue...
- Pourquoi t'as invité Sonia? grinça-t-il.
- Oh, allez... juste elle! Je ne lui ai rien dit de ton homosexualité!
A contrecoeur, Valentin alla saluer la jeune brune, avec Eric. Sonia était en fait sa dernière petite amie en date, leur relation remontait à quelques mois. Elle avait pris fin de manière désastreuse lorsque Valentin s'était rendu compte que Sonia était trop "fragile" pour lui, un soir alors qu'ils faisaient l'amour il lui avait fait mal au dos sans le vouloir. Il ne se sentait plus à l'aise avec elle, ni avec les filles en général d'ailleurs, il avait l'impression de toujours devoir contrôler ses gestes... ils s'étaient promis de garder contact, mais leurs études respectives les en avaient empêchés, et aujourd'hui c'était presque une étrangère pour lui.
- Alors, vous devenez quoi? les questionna Sonia, enjouée.
Eric et Valentin se lancèrent chacun dans un récit plutôt vague des grands évènements qui avaient marqué cette année écoulée, sous l'oeil intéressé de Sonia qui avait nombre d'anecdotes à leur faire partager. La house résonnait fort à leurs oreilles, ils devaient presque crier pour s'entendre parler, aussi après dix minutes de discussion laborieuse Eric les quitta, disant qu'il allait se mettre à la chasse à l'homme.
- On va danser? proposa Sonia.
Valentin hésita, quelque peu inquiet. Il ne voulait pas qu'elle se fasse de faux espoirs, car il craignait que son amie ait encore des sentiments pour lui. Mais, quand il se retourna vers elle, il ne vit rien de tout ça dans ses yeux, et accepta donc avec le sourire.
- Il faudra que je demande à Eric de m'apprendre à danser la tecktonik, rit Sonia.
- Pourquoi lui?
- J'sais pas... on dit que les gays se débrouillent bien.
- Mouais...
Valentin piqua du nez, car il venait de résister à l'envie de lui répliquer : "Je suis gay, je ne sais pas danser la tecktonik pour autant!" . Au bout de quelques minutes ils allèrent s'asseoir à un côté du bar, essouflés et chauffés, bientôt rejoints par Eric et sa pêche de la soirée. Valentin ne put s'empêcher de détailler son mec, il était assez baraqué et beau garçon... remarquant son regard, Eric se pencha vers lui et lui chuchota à l'oreille :
- Je te le prêterai tout à l'heure si tu veux, c'est un chaud lapin!
Valentin rit et but une gorgée de son verre de vodka, avant de se retourner vers son ami.
- Ok, ça me plait bien comme plan.
Eric sourit d'un air pervers et se repencha vers lui.
- En fait, je crois que tu n'auras pas besoin de lui...
- Comment ça? demanda Valentin, agacé qu'on lui enlève un plaisir.
- Tu as déjà un joli morceau... derrière.
Valentin se retourna, balayant rapidement la salle du regard, avant d'aviser un groupe de gens qui se faisaient aisément remarquer, de l'autre côté du bar. Il étaient une zaine, de majorité des hommes. En fait, on les repérait tout de suite, car beaucoup de regards - jaloux - étaient braqués sur eux : ils se distinguaient des autres clients, banals, par l'élégance et la richesse qui s'émanait d'eux. Tous des trentennaires, le champagne coulait à flots dans leurs flûtes, les femmes étaient vêtues de façon ostentatoire, et les hommes étaient particulièrement attirants... Tout à gauche, un homme chataîn, séduisant, discutait animement avec un blond tout en sirotant un cocktail. Le blond était vraiment sexy, pensa Valentin. Son style, sa coiffure faussement décoiffée n'était pas sans rappeler celle... d'Embry McDeal?!
Valentin vira au rouge tomate et pivota sur son tabouret, tournant dos à l'objet de ses fantasmes, réaction à laquelle Eric éclata de rire.
- Non mais dis-moi que je rêve!
- Désolé mais... non. Il vient souvent le samedi soir.
valentin se prit le visage dans les mains, horrifié. La dernière fois qu'il avait vu Embry, il avait quitté son bureau en claquant violemment la porte. Le pire dans tout ça, c'était qu'il l'attirait de plus en plus! Et il ne savait même pas s'il était ou non porté sur les hommes... Durant son observation, Valentin avait remarqué qu'il portait une chemise blanche moulnate ouverte au col, laissant admirer son torse bronzé, et un jean, ce qui changeait de ses tenues de travail classiques habituelles, mais non moins valorisantes. Il était atrocement désirable habillé comme ça... Jetant un bref regard à ses propres vêtements, il se prit à espérer qu'il produisait le même effet avec sa chemise bleu marine à manches trois-quart qui tombait avec classe sur son jean délavé. A en juger par les regards appréciateurs d'Eric, c'était le cas.
- Je crois qu'il t'a reconnu, lui glissa celui-ci.
- Il me regarde? demanda Valentin, sentant ses poils se hérisser.
- Plus maintenant. Mais il avait l'air surpris.
Valentin acquiesça, but d'un trait son nouveau verre d'alcool, puis une fille vint l'apostropher.
- Salut toi... fit-elle. Tu danses?
Elle avait un air aguicheur, de longs cheveux bruns, et une minijupe. Rine qui l'attirait mais, espérant qu'Embry le regerderait (ce qui était parfaitement stupide puisqu'il ne savait pas s'il était homo ou hétéro) , il posa une main sur ses fesses et l'entraina vers la piste.
- Avec plaisir, ma belle.
Eric leva les yeux au ciel, mais Valentin, ne lui prêta guère attention et positionna ses mains sur le bas du dos de la jeune fille très dénudé, cala son déhanchement au sien et entama une danse très près du corps, sensuelle et chaude. Il l'aurait certainement mieux appréciée s'il l'avait partagée avec son séduisant patron, pensa-t-il avec amertume.
Sonia s'était trouvé un autre cavalier, et Eric était en pleine séance de roulage de pelles avec son coup d'un soir. Quand il en eut terminé de sa danse langoureuse avec la brune, Valentin reprit place au bar et prit un gin tonic, il se sentait d'attaque et pas très loin de l'ébriété, à vrai dire il avait envie de se "bourrer la gueule" .
- C'est ce qui s'appelle être chaud! s'exclama Eric, moqueur.
- Ca te pose un problème?
- Non, c'est la fille qui me pose un problème, répliqua-t-il.
- Et je peux savoir ce qui cloche chez elle? demanda Valentin en éclatant de rire, sans trop savoir pourquoi au juste.
- Ben... le fait que ce soit une fille. Si t'avais dansé avec un gars, j'aurais plus joui du spectacle.
- T'es grave! s'exclama Valentin en secouant la tête, hilare.
Il laissa Eric à sa séance de plotage en saisissant son verre d'alcool, en but une gorgée puis le reposa sur le comptoir, se massant les tempes.
Une silhouette blanche avait surgi à ses côtés.
- Bonsoir...
Valentin sursauta, pivota sur lui-même, et se retrouva nez à nez avec Embry McDeal.
- Oh, bonsoir, marmonna-t-il.
Que pouvait-il dire d'autre? Il ne savait même pas s'il pouvait le tutoyer! Nerveusement, il étudia les traits de son interlocuteur. A son habitude, Embry demeurait impassible, bien que ce soir, il paraissait plus chaleureux, et ses joues étaient légèrement rosies.
- Je suis étonné de vous croiser ici, entama Embry.
Vouvoiement donc... Valentin se força à rleever la tête pour ne pas fixer le sexe d'Embry au travers de son jean.
- C'est réciproque, répondit-il simplement en détournant le regard, affichant un air complètement désintéressé.
Il en avait plus qu'assez qu'Embry le mène toujours à la baguette : il était grand temps d'échanger un peu les rôles.
- Votre ami n'a pas l'air si dérangé mentalement, attaqua le beau blond, désignant du regard Eric qui discutait avec son homme.
- C'est parce qu'il n'a pas oublié de prendre ses médocs aujourd'hui, lui répliqua Valentin, contenant son fou rire.
Embry lui lança un regard agacé, il allait parler mais l'arrivée d'Eric les interrompit.
- Salut tout l'monde... (Embry fronça les sourcils, manifestement il en avait assez de cet ado qui s'adressait à lui comme s'ils étaient de très anciens potes de fac) . Valentin, je vais sûrement y aller dans moins d'une heure... si tu vois ce que je veux dire. Bref, tu devrais commencer à te chercher un partenaire pour la soirée, si tu veux te faire Sonia y'a no problème, je crois qu'elle est toujours à fond sur toi...
Sur ce, il alla sur la piste pour danser sensuellement avec son mec. Embry les suivit du regard un petit moment, avant de se retouenr vers Valentin.
- Tout compte fait, je vais vraiment finir par croire qu'il est tombé du premier étage, déclara-t-il.
Valentin éclata de rire, ne sachant pas trop si c'était à cause de l'alcool.
- Pourquoi donc? demanda-t-il.
- Parce que... il n'a pas l'air très fin, voilà tout.
Valentin le toisa avec toute la suffisance qu'il possédait, une lueur de moquerie dans le regard.
- C'était plus amusant quand vous faisiez semblant de me croire!
- Je n'ai jamais dit que j'y croyais, j'ai dit que j'étais désolé pour ce pauvre garçon, et franchement, il y a de quoi!
Valentin sourit, ravi qu'Embry entre dans son jeu.
- A ce propos... je n'ai pas vraiment apprécié la manière dont vous vous êtes en allé hier... m'étais-je montré désagréable?
- Je n'en sais rien... on ne mélange pas vie privée et travail, lui rétorqua Valentin, énigmatique.
- Vous trouvez ça comique? demanda Embry, agacé.
- Désolé mais... oui, très!
Il éclata de rire et Embry prit un air pincé, manifestement vexé de ne pas être pris au sérieux. Ce fut ce moment que Sonia choisit pour arriver. Elle salua Embry, surprise :
- Bonsoir, vous connaissez Valentin?
- On peut dire ça comme ça... répondit Embry.
Sonia se tourna vers Valentin, qui acquiesça. Soudain une idée lui vint : si Sonia n'était pas insensible à ses charmes, il pouvait se servir d'elle... devant Embry. Saoul qu'il était, il se fichait que ce soit immoral. Sans un mot, il passa un bras autour de la taille de sa jeune amie, qui ne se fit pas prier, et l'attira à lui. Sous les yeux d'Embry il l'embrassa langoureusement, les mains baladeuses, et la relacha au bout d'une dizaine de se condes, pressentant qu'il allait passer une mauvaise journée de travail le lundi s'il continuait.
- Vous disiez?
Embry secoua la tête, le front plissé, et se pencha jusqu'à son oreille, le sourire aux lèvres :
- Je vous vous laisser vous "faire" cette demoiselle, comme le dit si joliement votre ami, Mr Williams... passez une bonne nuit.
Sur ce, il les quitta sans un regard en arrière, rejoignant son groupe d'amis pour retourner discuter avec l'homme aux cheveux chataîns.
Sonia tapota Valentin sur l'épaule. Elle avait l'air enjoué.
- Bon... Eric m'a tout raconté. Je suis arrivée au bon moment, hein?
- QUOI ?!
Fin du chapitre 8 lol...
C'est que ça
commence à se corser
!^^
Ceux à qui ce genre d'histoire ne plait qu'à moitié, je vous conseille d'arrêter votre chemin ici... j'ai fait durer les choses en longueur pour faire plus réaliste, mais le sexe ne va pas tarder à arriver...
Bisous all,
Je pense publier le chapitre 9 dans la journée!





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