Accueil Date de création : 26/07/07 / Dernière mise à jour : 27/06/08 17:16 / 27 articles publiés

Le stage : Chapitre 3 (Le stage) posté le vendredi 27 juillet 2007 11:42

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 3

  Il était maintenant une heure de l'après-midi.

 Au grand étonnement de Valentin, la réunion avait duré toute la matinée, Carla et lui avaient disposé d'une demi-heure pour la puse-déjeuner, à midi pile ils avaient quitté la salle blanche pour trouver un petit  restaurant dans les rues bondéés de Manhattan... carla n'appréciait guère la cantine du journal, la plupart des rédacteurs étaient fiers et hatains, et il n'était pas rare qu'ils viennent lui faire des avances non dissimulées, ce qui avait bizarremen le don de l'agacer au plus haut point. Ils avaient mangé rapidement, pour pouvoir retourner aux bureaux avant la fin de la pause, Carla tenait à lui montrer quelques documents, et la réunion dans qui avait débuté le matin se poursuivait dans l'après-midi.

 Il était à présent confortablement installé dans l'une des nombreuses salles réservées aux employés, en l'occurence, celle de Carla, on avait fait aménager un bureau pour lui en face de celui de la jeune femme, la pièce étant spacieuse en raison de son grade; en effet , carla était rédactrice en chef, un poste de la plus haute importance. Soudain le téléphone émit sa sonnerie stridente, elle le décrocha au quart de tour, et raccrocha le combiné quelques secondes plus tard.

 - On y va, l'informa-t-elle.

 Valentin suivit Carla en trainant des pieds. Il avait trouvé là réunion de la matinée barbante et humiliante, surtout quand Embry McDeal lui avait demandé son opinion sur un fait divers. Pris de court à sa question, il avait, au prix d'un ultime ffort, bredouillé une vague réponse qui avait fait se froncer nombre de sourcils dans la salle. Embry Mcdeal n'avait cessé de le dévisager, Valentin sentait qu'il le mettait à l'épreuve mais il n'arrivait pas à rester cohérente en présence de cet homme si intimidant...

 - Allez, entre, chuchota Carla.

 Il redressa la tête, surpris : ils avaient déjà atteint la salle de réunion, et ils étaient parmi les derniers arrivants. Un café les attendait à leurs places respectives, et Valentin, en pénétrant à l'intérieur de la pièce, ne put s'empêcher de regarder Embry McDeal. Celui-ci sirotait son cappucino, l'air absent, et ne sembla pas remarquer le regard pourtant insistant de Valentin. En revanche, ce regard n'échappa pas à Mr Bartle, le "brun séduisant" selon les nouveaux critères de jugement de Valentin, qui, il faut l'avouer, l'effrayaient un peu.

 Quand tout le monde fut installé, Valentin prit son stylo en main, bien décidé à prendre le plus de notes possibles : il pourrait rédiger un raport ce soir, et par conséquent, balayer la mauvaise image qu'on avait de lui. Il se voyait très clairement, faceà Embry...  celui-ci lui tapotait l'épaule, un grand sourire aux lèvres, le félicitant pour son bon esprit de travail... le soleil faisait briller l'anneau à son oreille... la main avec laquelle il lui avait donné une tape amicale descendait sur son torse, se glissant habilement sous sa chemise, le caressait et.... QUOI?!

 Il ne se mettait pas à fantasmer sur un hmme, quand même?!

  "Mais non, lui souffla une voix fluette dans son esprit. Ce n'est pas n'importe quel homme, c'est Embry McDeal!" .

 Valentin fit taire la voix sournoise et observa son café d'un oeil suspicieux : quelqu'un n'avait pas glissé des excitants dedans, par hasard? Ou de la drogue?

 Mais non, il devenait parano! Le propriétaire du "Days & News"  ne l'attirait pas du tout, il... il réfléchirait à ça plus tard!

 Embry prit la parole :

 - Bien... comme vous le savez certainement tous (son regard se posa sur Valentin sur le "tous") , notre ministre des affaires étrangères donne une conférence vendredi dans l'après-midi... j'aurais besoin de la présence de quelques journalistes sur les lieux...

 Son regard dériva vers Mr Bartle, qui était journaliste, et celui-ci acquiesca brièvement, ce qui sembla satisfaire le beau blond.

 - Parfait... Mr Bartle, vous pourriez peut-être embarquer le petit avec vous, qu'il se cultive et tire quelque... enseignement de son stage.

 ce fut seulement à la mention du mot "stage" que Valentin comprit qu'on parlait de lui. Il crispa la mâchoire, cherchant à se convaincre qu'égorger son patron n'était pas une bonne solution, sans toutefois y parvenir. Il releva mécaniquement la tête vers Mr Bartle, qui semblait beaucoup s'amuser de la situation, tout en ignorant le regard fixateur d'Embry qui, manifestement, atendait une réaction excessive de sa part... peut-être était-ce son imagination tordue qui lui jouait des tours, mais il avait la désagréable impression que le millionnaire cherchait à le provoquer.

 - Entendu... partant, Williams? l'interrogea Mr Bartle.

 - Oui oui... répondit Valentin, les dents serrées.

  Il vit alors Embry sourire pour la toute première fois : jusqu'à présent, son visage avait par moments été déformé par un rictus moqueur, ce qui collait parfaitement à ses traits et le rendait terriblement sexy, pensa Valentin, un peu honteux de penser des choses si peu orthodoxes d'une personne du même sexe que lui. Peut-être y avait-il encore du mépris derrière ce sourire, mais il était... renversant. Il avait entrevu les dents d'Embry, et, en cet instant, il lui rappela les mannequins qu'on voyait dans les publicités pour le surf... il dégageait plus que jamais un sentiment de chaleur, et Valentin sentit son corps entier s'embraser. Animé par une pulsion subite, il laissa errer son regard sur le corps d'Embry McDeal qui, fort heureusement, ne lui prêtait plus attention. Sa chemise prne entrouverte au col... il n'avait pas de cravate, lui! Il s'imagina que c'était lui qui la lui avait ôté, puis qu'il déboutonnait lentement sa chemise, et qu'enfin il découvrait son torse musclé qu'il embrassait, avant de descendre plus bas... il débouclait la ceinture d'Embry, caressait son entrejambe, Embry s'arquait et lachait une plainte de plaisir... Quand il en arriva au moment où il s'apprêtait à baisser son caleçon, se demandant à quoi ressemblerait le pénis de l'objet de ses fantasmes, une vive douleur le ramena à la réalité : son boxer était devenu trop étroit pour son propre sexe! Eberlué, il se rendit compte qu'il était en pleine érection pour... ce type? Il jeta un coup d'oeil circulaire autour de lui, de toute évidence la réunion allait bon train et personne n'avait remarqué son trouble. Mais cette douleur! Glisser sa main dans son pantalon était exclu. Il porta son regard sur Embry McDeal, espérant que son visage refroidirait ses ardeurs mais... ce dernier était debout, de dos, en train d'écrire un plan sur le tableau. Les yeux de Valentin firent la navette sur ce qu'il écrivait, et découvrit une écriture fine et soignée, en script. Mais, bien vite, ses pupilles refirent le chemin vers le séduisant blond, et descendirent... jusqu'à son postérieur. Le pantalon noir qu'il portait moulait ses fessiers musclés à la perfection, et Valentin n'arriva plus à en détacher son regard, cependant qu'une bouffée de chaleur lui montait à la tête.

 - Valentin! Valentin, ça va bien? chuchota une voix, affolée.

 Valentin, soulagé d'être tiré de sa contemplation perverse, se retourna vers Carla, encore désoeuvré.

 - Euh... oui, balbutia-t-il, les yeux hagards.

 - Je ne crois pas, non. Touche ton front. Tu as l'air mal en point.

 valentin porta sa main à son front et découvrit avec stupeur que celui-ci était brûlant. La phrase "le sexe donne la fièvre" lui trotta dans la tête, le nargant. Ca n'allait pas du tout!

 - Williams, un problème? demanda Mr McDeal, qu'il avait gêné dans sa démonstration.

 - J-Je...je crois que je vais m'éclipser un moment, répondit-il, rouge brique.

 

lien permanent

Le stage : Chapitre 4 (Le stage) posté le vendredi 27 juillet 2007 12:52

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 4

  Valentin avait quitté la salle de réunion en grande pompe, bouillonnant intérieurement. Bouillonnant, car, d'un côté, il se serait donné des claques de s'afficher ainsi dès son premier jour, mais bouillonnant aussi... d'un autre côté.

 Même si ses sous-vêtements le faisaient souffrir le martyr, il ne pouvait que se féliciter d'avoir mis un boxer serré, au moins la bosse que formait son sexe en érection sous son pantalon n'était pas visible!

 Il s'engouffra rapidement dans les toilettes, après avoir déambulé avec une démarche de canard dans les couloirs du bâtiment, et fut heureux de constater que la pièce était vide. Sous la torture, il s'enferma dans une cabine, et baissa rapidement son pantalon, ainsi que son boxer. Jetant un coup d'oeil à sa verge durcie, il lacha un juron : il bandait, et pas qu'un peu. Il s'était déjà trouvé dans des situations similaires, mais en général, il avait sa copine à côté de lui pour satisfaire ses besoins! C'était surtout l'idée qu'il ait pu bander en fantasmant sur un homme qui le frustrait... et quel homme! Embry McDeal! Il revoyait clairement son visage quand il avait prononcé ces mots : "Williams, un problème?". Oui, il y avait un problème. Et le problème, c'était qu'il avait envie d'assouvir ses pulsions sexuelles avec son patron, qu'il n'aurait sûrement plus l'occasion d'appeler ainsi dans un mois s'il continuait à se comporter de manière aussi bête! Soupirant, il reposa les yeux sur son sexe.

 - Embry... murmura-t-il.

 Sansréfléchir à cequ'il faisait, il caressa ses testicules, et prit la verge en main, pour commencer à se masturber. Adossé contre la cloison de la cabine, les yeux mi-clos et les lèvres entrouvertes, il se mit à agiter le bassin et à faire des mouvements de va-et-vient de plus en plus prononcés avec sa main, augmentant peu à peu la cadence de ses gestes, et il sentit rapidement sa virilité enfler dans sa main. Pendant qu'il se masturbait, il ferma les paupières et imagina que la main qui enserrait son sexe n'était autre que celle d'Embry, ce qui l'excita doublement, et il éjacula beaucoup plus vite qu'à l'ordinaire, dans un gémissement de plaisir non contenu. Il se fichait que le beau blond soit son patron, il se foutait pas mal que ce soit un homme... il voulait qu'il le suce, qu'il sente à quel point il bandait pour lui...il voulait même ses fesses.

  A ce désir nouveau, un frisson d'excitation l'envahit, surtout quand il revit l'image des fesses d'Embry, dans son pantalon serré... il remonta bien vite ses habits, et sortit de la cabine, pour aller se rincer le visage aux lavabos... il n'en revenait pas de son culot : premier jour de stage, il quittait la réunion pour aller se branler dans les toilettes! Ca faisait depuis bientôt quinze minutes qu'il avait quitté la salle... et si les autres s'imaginaient qu'il avait un problème aux intestins? Et si Embry s'imaginait ça !!!

 Horrifié, il se força à respirer plus librement et, pour ce faire, défit le noeud de sa cravate, et déboutonna sa chemise blanche jusqu'à la naissance de ses pectoraux... arrangé de cette manière, son costume ressemblaqit pas mal à ceux qu'il mettait pour sortir en boîte.  Il faisait généralement des ravags auprès des filles, il savait parfaitement comment s'y prendre avec elles... mais avec un gaçon, il était paumé. Complètement paumé. Surtout quand il ne connaissait même pas  la sexualité de l'homme qu'il désirait.

  Alors qu'il était perdu dans ses réflexions, , les bras en appui sur les bords du lavabo et se fixant dans la glace, la porte s'ouvrit. Valentin s'attendait à tomber sur un type qu'il ne connaissait pas, un quelconque employé du "Days & News" , mais il manqua de s'étrangler quand il découvrit Embry McDeal sur le seuil de la porte.

 Celui-ci avança rapidement dans sa direction, le regard chargé de reproches, mais en même temps intrigué.

 - Il y a un problème, Valentin?

  C'était la même questions qu'avant, sauf qu'il la reposait en l'appelant par son prénom. Valentin dut faire un effort colossal pour ne pas se figurer que ce changement était dû à un désir réciproque de baiser de son patron.

 - Non non, répliqua-t-il, gêné.

 - Sûr? Tu es tout rouge...

 Valentin ne sut pas très bien ce qui avait le plus accéléré les battements de son coeur : qu'Embry ait remarqué qu'il suffoquait, ou qu'il le tutoie.

 - Oh... je vois, déclara-t-il soudain, sa voix se faisant tout à coup plus langoureuse.

 Valentin, en alerte, jeta un bref regard vers son entrejambe. Rien ne le trahissait. Pourquoi diable Embry prenait-il ce ton doucereux?

 - C'est la cravate, déclara solennellement ce dernier.

 - Pardon?!

 Il se retourna vers lui, stupéfait. A quoi donc jouait cet homme?!

 - La cravate, reprit-il, le regard éloquent. De vraies petites saloperies... on s'étouffe, avec ces machins-là...

 Valentin fixa Embry pendant un moment sans comprendre, se donnant l'impression d'un parfait abruti, avant de se souvenir qu'il avait défait sa cravate, et déboutonné son col.

 - Ah, oui! s'exclama-t-il un peu brusquement, un sourirecrispé aux lèvres. Je... j'avais un peu de mal à respirer.

 - C'est bien ce que j'avais cru comprendre...

 Valentin releva les yeux vers Embry, car il avait perçu la moquerie dans sa voix. En fait, celui-ci n'était pas tellement plus grand que lui... il le dépassait d'environ cinq centimètres, ce qui était rassurant. Quand bien même, il se demandait d'où venait ce ton moqueur...

 - Ahem... je vais euh... me dépêcher de la remettre... bredouilla-t-il piteusement.

 - Toi? Tu n'es même pas fichu de mettre une cravate sans t'étrangler avec!

 Ni une, ni deux, avant même que Valentin ait eu le temps d'assimiler ces paroles, les mains d'Embry s'étaient emparées de l'accessoire, et s'affairaient autour de son cou. Ses doigts semblaient froids, contre sa peau en ébulition.

 - Ce n'est pas la peine, je... marmonna-t-il avant de croiser le regard d'Embry.

 Celui-ci était lourd de sens, bien que Valentin n'arrivât pas entièrement à le déchiffrer. Il y avait de la sévérité, de l'autorité, une supériorité... cet air suffisant qui l'intiidait tellement. Les mains d'Embry fôlatraient autour de son cou, et s'activaient... pour finalement faire un noeud parfaitement serré, qui le laissait respirer librement. Etrange de la part d'un homme qui ne s'embarassait jamais de ce style d'accessoires...

 - Merci, souffla Valentin, soulagé que cette affaire soit terminée.

 Mais Embry n'en avait pas fini. Valentin eut un mouvement de recul instinctif en sentant ses doigts s'aventurer sur son torse. Et pourtant Embry McDeal était la dernière personne qu'il auait rejetée!

 - Du calme, je ne vais pas te sauter dessus, se moqua celui-ci, agacé.

 Valentin détourna la tête, honteux. L'espace d'un instant, il avait eu le fol espoir qu'Embry puisse désirer son corps. Le concerné, son éternel sourire moqueur aux lèvres, se rapprocha de lui et saisit sa chemise d'un geste sec, puis la reboutonna petit à petit, les yeux rivés sur Valentin qui n'osait pas le regarder.

 - Tu ne vas pas te balader avec la chemise ouverte, si? J'imagine que tu ne tiens pas à te faire agresser.

 - Une fille aurait difficilement l'avantage sur moi, à moins qu'elle ne fasse du catch tous les dimanches, rétorqua Valentin du tac au tac, fier de lui clouer le bec.

 - Qui t'a parlé de filles?

 Valentin en resta sans voix.

 - Aucune importance, marmonna-t-il, se dirigeant à grands pas vers la sortie; Embry n'eut aucun mal à la rattraper, et marcha à son rythme dans le couloir.

 - En touscas, je ne veux pas te voir avec cette cravate demain, lui dit-il, retrouvant son air sévère. Tu n'écoutes rien à ce que je dis.

 -Quoi?!s'offusqua Valentin, oubliant toute politesse. J'ai pris des pages de notes, même quand ça me cass...

 Il se tut, effrayé par sa propre audace. Il n'était pas à côté de n'importe qui, bon sang! Embry McDeal n'était pas un vieux pote de fac'!

 - Vous vous trompez, j'ai tout écouté avec attention.

 - Vraiment? Je n'apprécie guère les mensonges.

 Valentin ne dit rien. Mieux valait ne pas aggraver son cas.

Ils étaient arrivés devant la porte qui menait à la salle de réunion, à présent. La main sur la poignée, Embry se retourna vers lui.

 - Et n'oublie pas... si tu en portes une demain, je me ferai un plaisir de te l'enlever...

 Avait-il imaginé le sens érotique de ces paroles?

  Sans prendre la peine de répondre ni même de le regarder, Valentin pénétra à l'intérieur de la pièce.

 

C'est bon, au bout de 4 chapitres, on passe à un autre lieu, ne vous inquiétez pas lol... 4 chapitres dans une salle de réunion, je sais que je fais fort là xD, mais fallait bien présenter les personnages...

 

lien permanent

Le stage : Chapitre 5 (Le stage) posté le vendredi 27 juillet 2007 15:59

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 5

 - Comment ça, c'est quoi être gay?!

 C'était le jeudi soir, et Valentin était allé frapper à la porte d'un de ses amis du lycée, Eric. Les deux garçons ne s'étaient guère revus depuis leur remise de diplômes presque trois ans plus tôt, juste à l'occasions de fêtes une fois tous les deux mois, et entre les filles, l'alcool, et, il faut bien l'avouer, parfois, les drogues, ils avaient un peu perdu contact, mis à part les brefs saluts qu'ils échangeaient parfois sur msn... Valentin et lui n'ayant jamais été très très proches, Eric était d'autant plus surpris par sa visite à l'improviste.

 - Ben, tu sais... t'es gay, non? Tu peux m'expliquer!

 - Expliquer quoi? J'aime les mecs, je couche avec des mecs, point barre! dit Eric, désorienté.

 - Mais enfin, j'veux dire... quand tu bandes devant un mec, t'es forcément homo? l'interrogea Valentin, les joues cramoisies.

  A son grand dam, son ami éclata de rire à n'en plus finir. Il se racla la gorge, vexé.

 - Ok, t'as bandé devant un mec... t'as un gars en vue?

 Valentin soupira. Oui, il avait des vues sur un homme, qu'il n'avait d'ailleurs pas recroisé depuis la réunion du lundi... Et le pire dans tout ça, c'était que depuis qu'il était attiré par Embry McDeal, il ne pouvait s'empêcher de lorgner tous les beaux mâles qu'il rencontrait sur son passage! Quand Eric lui avait ouvert sa porte, il l'avait détaillé des pieds à la tête, appréciateur. Il virait homo.

 - C'est si flagrant?

 - Y'a pas trente six mille raisons pour que tu débarques chez mois après trois mois de silence radio en me demandant si c'est normal si tu bandes devant un mec...

 - Ouais... sérieux Eric, je commence vraiment à flipper...

 Eric fronça les sourcils, prenant un air menaçant qui n'était pas simulé.

 - Tu insinues quoi, là, exactement? Que ça craint d'être une pédale?

 - Non, mais... commença Valentin, désorienté. Réfléchis un peu rien que deux minutes, ok? Si je suis gay, ça chamboule tout, mec! Tous les gens qui me connaissent me croient hétéro, tu crois que je vais débouler les mains dans les poches pour leur faire mon coming-out et dire : "Désolé, je m'étais trompé" ?! J'ai vingt ans, merde! J'ai baisé avec des filles, jamais avec un homme... tu me vois sucer des bittes, toi? J'ai l'impression d'être une nana, c'est grave!

  Il avait sorti cette tirade d'une traite, car il était à cran depuis plusieurs jours et il ressentait le besoin de se défouler. Toutes ses craintes, son stress... c'était la première fois qu'il désirait un homme, et ardemment! Peut-être serait-ce passager, mais il ne comptait pas trop là-dessus...

 - Bon, je vois, t'es vraiment frustré sexuellement... fit Eric, pensif.

  Valentin lui jeta un regard noir, et Eric dut se retenir d'éclater de rire à nouveau. Selon lui, la situation était plutôt cocasse.

 - Déjà tu vas arrêter de stresser... tu t'appelles toujours Valentin Williams, le fait de vouloir coucher avec un mec ne change rien à cela. Tu es peut-être bi, tu sais? En fait, tu sais quoi? On va aller en boîte samedi, tu vas te faire quelques filles tranquille, et à la fin de la soirée, si on n'est pas trop défoncés, on reparlera de tout ça, et tu me diras si tu prends toujours autant de plaisir à ploter des seins!

  L'idée n'était pas mauvaise... bien qu'exprimée de manière grossière. Avec toute la pression qu'il avait accumulé cette semaine... une sortie en boîte serait la bienvenue... et dire qu'il devait accompagner Mr Bartle à la conférence de presse du ministre de... (il ne savait plus trop de quoi au juste) le lendemain... il se sentait lessivé.

 - Ok, mais personne d'autre, hein? Tu vas lacher devant tout le monde que je suis pédé, sinon!

 - Très bien... sinon il y a un autre moyen, plus rapide, de savoir si tu es homo ou non, déclara Eric, une lueur inquiétante dans le regard.

 - Laquelle, je te prie? Je suis tout ouïe, et prêt à tout!

 Un sourire pervers fendit le visage d'Eric, il se rapprocha osetensiblement de Valentin qui était debout, adossé contre le mur, et passa lentement sa langue sur sa lèvre inférieure, ne le quittant pas des yeux.

 - On peut baiser... tout de suite, si ça te tente.

 Valentin en ouvrit la bouche de stupeur, à la fois choqué et agacé.

 - Baiser... avec toi?! T'es pas un peu barjo!

 - Arrêtes d'ouvrir la bouche comme ça, crétin, ça me donne envie de t'embrasser! Franchement, t'es plutôt bien foutu, j'aurais bien aimé voir ta queue... dommage... Ton mec résistera pas une seconde, s'il est gay! dit Eric, riant devant l'état de choc de Valentin qui était de plus en plus avancé à mesure qu'il lui débitait ces paroles...

 - T'es pas marrant, Eric! répliqua Valentin, les joues en feu.

 - Vraiment? Alors que se passe-t-il si je fais ça...

 Il appuya un de ses coudes contre le mur, collant ainsi son corps à celui de Valentin qui ne pouvait désormais plus reculer, plaqué par Eric.

 - Q-Qu'est-ce que... balbutia-t-il.

 Mais Eric lui intima de se taire en posant délicatement un doigt sur sa bouche, doigt qu'il utilisa pour entrouvrir ses lèvres. valentin les écarta sans broncher, et Eric approcha son visage du sien, puis il se stoppa à deux centimètres de Valentin, là il fit émerger sa langue de sa bouche et caressa avec les lèvres de son ami, sans toutefois l'embrasser. Valentin le regardait faire, les yeux vitreux, sans rien dire ni opposer la moindre résistance. Eric eut un sourire satisfait et pencha la tête sur le côté, puis il s'attaqua au cou de Valentin qu'il se mit à embrasser, de baisers chauds et humides. Il aggripait la peau frémissante dujeune homme entre ses lèvres, faisant goulûment passer sa langue dessus, tout en accomplissant cesactions il avait calé son bassin contre celui de Valentin, et frottait son entrejambe contre le sien, sa main libre occupée à effectuer des pressions avides sur les fesses fermes de ce dernier. Valentin laissa échapper un gémissement de plaisir étouffé quand Eric, qui avait déboutonné le haut de sa chemis à toute allure, lui mordilla le téton gauche, et qu'il sentit le pénis de son ami duricr et se gonfler contre le sien. Celui-ci se redressa et le regarda dans les yeux, un désir sans équivoque se lisait dans son regard. Ses cheveux bruns retombaient avec souplesse sur son front, ses yeux noisettes si expressifs... ce petit sourire de triomphe qu'il arborait en ce moment-même...

 - Quoi, ça te surprend que je bande? lui susurra-t-il à l'oreille. Je veux ton cul, c'est normal, non? et je suis sûr que tu le veux, toi aussi...

 Sur ces entrefaites, il fit rapidement glisser sa main par-dessus le sexe de valentin, qui frémit quand il le frôla, puis il se sasit de la main gauche de ce dernier, qu'il fit passer sous son propre tshirt. Valentin pouvait palper ses muscles, animé par lé désir et la curiosité il remonta ses doigts le long de son torse, et caressa ses pectoraux. Eric, grisé, penchait la tête en arrière sous l'effet du plaisir et haletait, les yeux fermés. Son érection se faisait de plus en plus évidente à travers le tissu pourtant épais de son pantalon.

 - V-Valentin... tu m'excites à mort là, gémit-il en rabaissant la tête, pour le regarder dans les yeux.

 - Je sais... murmurra valentin, à qui l'idée plaisait énormément.

  Il descendit sa main sous le jean d'Eric, et caressa son sexe à travers le fin tissu de son boxer. La bosse était grosse... cela lui fit bizarre d'entrer indirectement contact avec un sexe autre que le sien, mais, en fait, ça lui plaisait...

 Eric, n'y tenant plus, se jeta sauvagement sur Valentin et l'embrassa à pleine bouche, cherchant à lui déboucler sa ceinture. Quand il comprit ce qu'il essayait de faire, Valentin le repoussa violemment, resserrant sa ceinture en hâte.

 - Mais enfin, qu'est-ce que tu fous?! s'exclama-t-il. Je t'ai dit que je ne voulais pas baiser?

 - C'est pas ce qu'elle a l'air de penser, rétorqua Eric, un sourire moquer aux lèvres. Il désignait la protubérance au niveau du pénis de Valentin, sous son pantalon. Celui-ci rougit en s'en apercevant, il savait qu'il bandait, mais pas à ce point.

 - C'est pas là la question, abruti! Je viens chez toi parce que je ne m'assume pas en tant qu'homo, et toi, tu veux me sauter!

 - Ben en tous cas t'es fixé là il me semble... plus besoin de te demander si t'es attiré par les mecs!

 - Ferme-là, lacha Valentin, agacé et honteux à la fois.

 Eric se pencha vers lui, le regard aguicheur.

 - Et une petite pipe, ça te tente pas?

 - Que... non! Il n'y a qu'un seul mec sur Terre avec qui je voudrais baiser, et ce mec, c'est Embry McDeal, pigé? lui balança-t-il au visage, furieux.

 Son ami fronça les sourcils, il avait l'air de réfléchir...

 - McDeal? C'est pas le proprio du "Days & News" , ça? Oh Valentin c'est pas vrai, t'as flashé sur ton nouveau boss?! Je me demande à quoi il ressemble... il doit être sacrément bien foutu, pour t'avoir converti... tu crois que ça l'intéresserait, une partouse avec toi et moi?

 - Q... quoi?! rugit Valentin, les traits déformés par la colère. Embry est à moi, compris? Tu le touche, je te... je te...

 - Nique? suggéra Eric.

 - Enflure de tapette!

 - Tapette toi-même, mon mignon! répliqua Eric, amusé.

 Valentin le toisa froidement, les bras croisés.

 - Quand j'y pense... Embry? Tu l'apelle déjà par son p'tit nom, c'est mignon tout plein!

 - Ta gueule. Tu me fais chier.

 - J'avais remarqué, figure-toi, ironisa Eric.

 Valentin soupira et se prit la tête dans les mains, à bout. Il se sentait extrêmement fatigué, et commençait sérieusment à se demander s'il n'avait pas une libido démesurée, ce qui l'effrayait un peu.

 - Eric, je... je crois que je vais y aller, tout ça m'a crevé.

 - Je comprends... je passerai sûrement à ton bureau demain, j'ai bien envie de voir à quoi ressemble ton joli patron...

 - A ta guise, mais je ne l'ai pas revu depuis lundi, le prévint Valentin.

 Il se dirigea à grands pas vers la porte qui donnait sur le couloir, dévala les escaliers, et s'empressa de quitter la maison.

  Il frissonna sous la brise glacée de février, les hivers étaient rudes à New York... il piqua un sprint jusqu'à son immeuble, ignorant le vent et le froid. Lorsqu'il referma la porte d'entrée derrière lui, il était sûr de deux choses :

 Un, il était gay.

 Deux, il avait vraiment très très très très envie de revoir Embry McDeal.

 

 

lien permanent

Le stage : Chapitre 6 (Le stage) posté le vendredi 27 juillet 2007 18:55

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 6

  Les flashes crépitaient de toutes parts et valentin s'en trouvé aveuglé; pire encore  : le brouhaha infernal qui régnait dans la salle lui donnait l'impression que sa tête bourdonnait... un vrai capharnaüm.

 - Logan, t'as bientôt fini? demanda-t-il d'une voix suppliante.

 Ledit Logan retira prestement le crayon qu'il tenait serré entre ses dents, et écrivit en hâte quelques mots sur son petit carnet.

 - Encore un instant "Monsieur Valentin", ce n'est pas terminé!

 - Arrêtes de m'appeler comme ça, veux-tu? s'exclama Valentin, dont l'agacement était visible.

 En guise de réponse, Logan s'esclaffa sans prendre la peine de s'en cacher, et replongea dans ses notes, se frayant un passage parmi la foule compacte pour se rapprocher un peu plus du ministre des affaires étrangères. En fait, Logan n'était autre que Mr bartle, le brun dont Valentin avait fait la connaissance lundi, et, depuis ce fameux jour, Logan l'appelait "Mr Valentin" en référence à la manière particulièrement stupide qu'il avait eue de se présenter à la réunion menée par Embry McDeal.

  Quand son collègue eut disparu de son champ de vision, Valentin soupira et s'adossa lourdement contre le mur, réfléchissant aux évènements qui avaient marqué ces derniers jours. La semaine avait été chargée, et il attendait le week-end avec impatience. Pour commencer, il avait fini par mettre son projet à exécution en rédigeant un rapport concernant la réunion du lundi, plus pour attirer l'attention du bel Embry que pour autre chose. Mais l'objet de ses pensées n'était pas revenu au bureau depuis lundi, et, d'après les dires de Carla, il était en voyage d'affaires... Valentin se rendait bien compte qu'il ne disposait que d'un mois pour faire ses preuves, mêmes si à l'origine il avait seulement postulé pour un stage, l'idée de ne plus jamais pourvoir admirer le beau blond lui torturait l'esprit, et il était prêt à tout pour avoir une place digne de ce nom au sein du journal.

  Et puis maintenant il y avait cette conférence de presse, où se pressaient des dizaines et des dizaines de journalistes... il savait que, dans son intérêt, il aurait dû en faire autant, mais il se sentait vraiment épuisé, et son entrevue de la veille avec Eric n'avait rien arrangé. Peut-être Logan accepterait-il de lui prêter ses notes pour qu'il rédige un autre rapport, même si le sien ne serait jamais publié dans le "Days & News" ... il n'y avait que comme ça qu'il pouvait mettre toutes les chances de son côté... En fait Logan, qui lui avit paru arrogant et hautain au premier abord, s'était avéré être le collègue qu'il appréciait le plus, avec Carla. Comme il l'avait déviné, celui-ci n'était guère plus âgé que lui : il allait sur ses 26 ans. Logan avait été étudiant à la même fac que lui, sauf qu'il y était resté quatre ans, c'était un type de fortmation plus avancé, qui lui avait permis de devenir journaliste au "Days & News", il y avait déjà trois ans de cela...

 - Eh, valentin, on y va?

 Valentin sortit de sa rêverie, regardant Logan devant lui avec des yeux égarés.

 - Déjà?

 - Oui, déjà, le railla-t-il, moqueur. Ce n'était pas toi qui te plaignait de rester ici? Et puis, il est dix-sept heures passées...

 Les deux hommes prirent la direction du véhicule de Logan, et ils bataillèrent dans les bouchons de Manhattan durant une demi-heure, Valentin criant régulièrement à cause de la façon de conduire de Logan, qui était un véritable chauffard. Ils atteignirent enfin les bâtiments de la rédaction, s'engouffrèrent dans l'ascenseur, et c'est avec soulagement qu'ils pénétrèrent dans le bureau de Logan.

 - Quelle semaine! J'ai eu ma dose d'émotions! soupira Valentin.

 - Vraiment? J'aimerais bien savoir pourquoi...

 Valentin adressa à Logan un sourire goguenard, lui faisant clairement comprendre qu'il ne lui en dévoilerait pas plus.

 - Au fait... commença ce dernier en examinant nonchalamment ses ongles, parfaitement décontracté. McDeal rentre ce soir.

 - Ah oui?

 Son excitation l'avait trahi. Sa voix, morne, s'était animée, et ses yeux brillaient.

 - Ca t'intéresse donc tant que ça?

 - Moi? Oh, non, pas du tout... enfin, j'avais écrit un brouillon, et j'avais espéré qu'il y jetterait un coup d'oeil... répondit Valentin, en s'asseyant sur le bureau de verre, l'air le plus détaché possible.

 - Mais bien sûr! rétorqua Logan, moqueur. Dis-moi, Valentin.. serais-tu gay?

 Valentin sursauta et piqua un fard. Bon sang, il n'avait pas une étiquette "GAY" sur le front, quand même?!

 - Qu'est-ce qui te fait dire ça?

 - Je ne dis rien, je pose une question, ironisa Logan, hilare.

 Au regard que lui lança Valentin, il stoppa vite ses ricanements.

 - Et si je l'étais, ça ferait quoi? demanda Valentin, méfiant.

 - Ok, je vois. Tu es gay.

 - Non, je ne le suis pas! protesta-t-il vivement.

 - Ah bon?

  Logan croisa les bras, le toisant d'un air dubitatif.

 - Excuse-moi mais, les homos qui ne s'assument pas, ça a tendance à m'agacer.

 Entre temps il s'était rapproché, se plantant devant lui, le toisant avec cette sorte de froideur.

 - Je m'assume parfaitement, espèce de gros con.

 - Ok, je comprends... tout ça est très nouveau pour toi, non?

 - Mais de quoi tu parles? demanda Valentin, pas sûr de vouloir entendre la réponse.

Mais elle ne vint pas. Logan ne dit rien. Il se contenta de le regarder intensément dans les yeux. Enfin... dans un premier temps!

 Au bout de quelques secondes, un sourire apparut sur son visage.

 - Tu vas me faire croire que tu n'es pas attiré par les hommes?

  Valentin détourna la tête, mal à l'aise à cause du tournant que prenait la conversation.  Il se voyait mal avouer son homosexualité à un type qu'il connaissait depuis cinq jours alors que ses proches, eux, n'en savaient rien. Mais il fut vite amené à recroiser le regard de Logan par... la main de celui-ci : il l'avait saisi par le menton, et l'obligeait à lui faire face, ne desserrant pas la pression de ses doigts.

 - Depuis quand exactement es-tu gay? murmurra-t-il.

 - P-Pas longtemps... bredouilla Valentin, cramoisi.

 Logan hocha la tête, l'air assez compréhensif. Mais il y avait autre chose dans ses yeux, une lueur que Valnetin avait déjà eu le loisir d'oberver chez Eric, le jour précédent. Inquiet, il ne laissa toutefois rien paraître de son trouble.

 - Et toi? l'interrogea-t-il, le défiant.

 Logan eut l'air agréablement surpris, car il haussa les sourcils puis sourit.

 - Moi... ça fait un peu plus longtemps, on va dire...

 Valentin percevait très bien dans son ton qu'il était homosexuel depuis belle lurette, et à l'aise avec sa... sexualité.

 - Ok... se borna-t-il à dire, fixant la main gauche de son collègue qui enserrait toujours son menton.

 - Tu as déjà baisé avec un mec? lui demanda Logan de but en blanc.

  Valentin, choqué par son impudeur, se mit à rougir violemment et à cafouiller.

 - N-Non... arrête avec tes questions gênantes!

 Logan parut déçu, puis il lui fit une moue craquante.

 - Dommage... ç'aurait été bien qu'on essaie ensemble, non?

 - Hein?!

 Valentin inspira un grand coup. Non mais pourquoi est-ce qu'il ne tombait que sur des homos pervers, ces temps-ci?! Il avait l'impression d'être un gros morceau de viande exposé dans la vitrine d'une boucherie!

 - M-Mais... j'ai pas envie, moi! s'exclama-t-il, furieux.

 - Oh, tu m'insultes, là! Dis que je suis repoussant pendant que tu y es!

 - Mais non, imbécile! Tu es... tu es... bafouilla-t-il en observant Logan de la tête aux pieds. Tu es... très bien.

 - Ah oui?

 Logan avait retrouvé son sourire, et se délectait de regarder Valentin qui s'embrouillait et rougissait.

 - Alors, je devrais... te satisfaire... non? chuchota-til, rapprochant ostensiblement son visage du sien et le fixant dans le blanc des yeux.

 - Je... je ne sais pas, parvint à balbutier Valentin.

 Logan sourit à nouveau, de ce sourire coquin qu'il arborait souvent, et alla murmurer à son oreille :

 - Tu me fais très envie depuis l'autre jour où tu es arrivé...

 Il rit doucement et lui refit face, là il plaça sa main libre devant sa bouche et mima un geste obscène, en l'occurence, une fellation, puis il descendit sa main pour effleurer l'entrejambe de Valentin qui était toujours assis sur le bureau.

 - Tu veux que je te suce? lui proposa-t-il.

 - Q-Quoi?! T'es timbré! Et... ici?! Ca va pas!

 Logan rit une fois de plus de son désarroi, et lui caressa une mèche de cheveux.

 - Mon petit Valentin... t'es encore aveugle, hein?

  Valentin se préparait à répliquer pour incendier Logan, ne sachant pas encore si c'était le terme "petit" ou bien "aveugle" qui lm'énervait le plus, mais au même moment LOgan passa une main derrière sa tête, et l'autre dans dos, puis il le renversa à demi sur le bureau, avant de se pencher au-dessus de lui, le surplombant de tout son poids et sa taille.

 - Je t'agace on dirait... dis-toi que t'as pas fini d'en voir!

 Valentin ne comprit pas le sens de ces paroles, mais il n'eut pas le temps de s'attarder pour réfléchir à leur signification que, déjà, Logan englobait sa bouche et hissait sa langue à l'intérieur. Valentin écarta immédiatement les lèvres, Logan n'était pas celui dont il avait le plus envie, mais il était gay, il le désirait, et puis, il était vraiment sexy. Il répondit donc fougueusement à son baiser, aggripant ses épaules avec force, et collant son bassin au sien. En fait, il aimait de plus en plus ce contact homme/homme, bien plus bestial et passionné qu'avec une fille. Il aimait sentir l'érection de son partenaire contre son propre sexe, dur et rigide... ça l'excitait au plus haut point. Toutefois il avait l'horrible impression que tout allait trop vite, et que Logan prenait des initiatives auxquelles il ne s'attendait pas. En se plaquant à lui ainsi il avait voulu assouvir ses pulsions qui menaçaient d'exploser depuis qu'il avait vu Embry, mais il avait oublié que les hommes étaient plus réactifs que les femmes à ce genre de contact, et qu'il stimulait Logan en agissant de cette façon. Au prix d'un immense effort, il détacha ses lèvres des siennes, alors que léchange venait de commencer, et le regarda droit dans les yeux, se voulant autoritaire.

 - Attends Logan! C'est vraiment pas le moment de...

 Il désigna leurs corps, Logan debout penché sur lui dont l'érection était plus qu'évidente, et lui, à moitié couché sur le bureau, en train de bander également. Fort heureusement, à moins de toucher ces "endroits" , on ne pouvait voir à travers leurs pantalons l'agitation qui y régnait.

 - Et alors? protesta Logan, visiblement contrarié, le visage toujours au-dessus du sien.

 - Eh bien... commença Valentin.

  Mais il n'eut pas le loisir de continuer sur sa lancée, car la porte du bureau de Logan venait de s'ouvrir, et une grande et mince silhouette, élancée et vêtue d'un élégant costume marine sous la veste duquel une chemise rouge écarlate tranchait à merveille venait d'apparaître sur le seuil.

 Comme dans un rêve, Valentin regarda rapidement le visage de cette personne avant de baisser aussitôt les yeux, comme brûlé.

 Embry McDeal. Dans l'encadrement de la porte, celui-ci les toisait avec une franche surprise et une curiosité non dissimulées, mais son masque affable, son air indifférent et suffisant reprirent bien vite le dessus.

 Au grand dam de Valentin, Logan ne changea pas de position, en fait il paraissait parfaitement à l'aise, décontracté, on aurait même dit que la situation l'amusait.

  - Tiens, Monsieur Mcdeal, comment allez-vous?

 Son ton était enjoué, d'ailleurs il souriait de toutes ses dents. Valentin se demanda s'il n'était pas un peu toqué.

 - Bien... répondit Embry, toisant LOgan de manière étrange. mais surtout dites-le moi Bartle si je dérange, on dirait que ce n'est pas le bon mom...

 - Non, non! s'eclama Valentin, lui coupant la parole. Il n'y a aucun problème, reprit-il en marmonnant cette fois-ci, car le regard qe lui avait jeté Embry au moment où il s'était exprimé lui avait glacé le sang. Il se tourna ensute vers Logan et rougit en prononçant ces paroles : "Logan ahem... si tu voulais bien..."

 - Oh oui en effet ce n'est pas tout à fait le bon moment, je pourrais passer à votre bureau dans quelques minutes, dit Logan, faisant taire le pauvre Valentin.

 A la façon ironique qu'il avait de le vouvoyer ou de l'appeler "Mr McDeal" , on devinait qu'il avait l'habitude de s'adresser à lui d'une autre manière.

 - Parfait, répondit Embry, avant de quitter la pièce en refermant délicatement la porte.

Une fois qu'ils furent seuls, Valentin se tourna vers Logan en grinçant des dents, furieux:

 - Logan? brailla-t-il.

 - Tu me remercieras plus tard, Monsieur Valentin... allez, déguerpis, j'ai du boulot!

 Sans qu'il comprenne très bien ce qui était en train de se passer, Valentin se retrouva bientôt à la porte, éjecté du bureau de Logan.

  "Non mais je rêve!" pensa-t-il, se retenant de défoncer la porte à coups de poings.

 

 

 

lien permanent

Le stage : Chapitre 7 (Le stage) posté le samedi 25 août 2007 19:58

Blog de sensitiveyaoi : Sensitive Yaoi, Le stage : Chapitre 7

  Cela faisait depuis une heure déjà que Valentin était à son bureau, la tête dans les mains, à se ronger les sangs. Dehors, il faisait nuit noire.

 Après que Logan l'ait mis dehors, il était allé travailler sur un dossier avec Carla, mais la jeune rédactrice s'était vite rendue compte qu'il avait l'esprit ailleurs, et c'était avec un air pincé qu'elle lui avait conseillé de se replonger dans la conférence à laquelle il avait assisté dans l'après-midi afin de rédiger un rapport dessus.

 A contrecoeur, il était allé sur Internet pour compléter les maigres informations qu'il possédait, et il avait écrit une page sur Works, mais la volonté lui manquait pour continuer... qu'Embry McDeal ait pu le surprendre ainsi avec Logan le rongeait... au moins, son patron saurait dorénavant qu'il était gay, pas de doute!

Soupirant, il regarda la chaise vide de Carla... la brunette s'était éclipsée il y avait plus de vingt minutes, sans lui donner de motif. Il avait remarqué que cela lui arrivait souvent... peut-être allait-elle retrouver un amant secret qui travaillait au "Days & News" ?

 Un bruit provenant du couloir lui apprit que la porte venait de s'ouvrir. Il releva brusquement la tête, et ne put garder son calme lorsqu'il vit que le visiteur n'était autre qu'Embry McDeal en personne.

 - Monsieur, je... commença-t-il.

 - Deux minutes...

 Valentin, qui s'était levé de son siège, se rassit en silence et observa plus longuement Embry : il tenait un épais paquet rempli de dossiers, et était visiblement très absorbé par son contenu. Toujours sans lui accorder un regard, il vint se placer devant son bureau, fouillant dans ses paperasses, jusqu'à ce qu'il dégote quelques photocopies épinglées au nom de Valentin Williams.

 - Alors... voici les notes de Mr Bartle, je viens d'en terminer avec lui et il voulait vous faire parvenir ceci...

 Valentin était un peu sonné. Embry, devant lui, seul avec lui pour la deuxième fois en quelques jours. Et il le vouvoyait... il se demandait pourquoi il l'avait tutoyé, le lundi, dans les toilettes...

 - Mr Williams? Vous m'écoutez?

 - Oh, euh, oui bien sûr!

 Son patron plissa les yeux, guère convaincu, et soupira de lassitude.

 - Bon... alors vous vous débrouillez avec ça et... Mais... vous avez déjà commencé?

 Il désignait le laborieux texte de Valentin sur l'écran de l'ordinateur.

 - Oui... mais je n'ai pas fait grand chose pour l'instant, dit Valentin, regrettant plus que jamais de ne pas s'être montré plus attentif à cette conférence barbante.

 - Mmh... fit Embry, se penchant en avant pour parcourir rapidement son brouillon. Tous les sens de Valentin s'électrisèrent, car l'objet de ses fantasmes ne se trouvait qu'à quelques centimètres de lui.

 Mais Embry avait à peine commencé sa lecture qu'un nouvel arrivant débarqua dans la pièce. Ce n'était, malheureusement, autre qu'Eric, et Valentin se promit de s'administrer des claques pour avoir oublié que ce dernier avait mentionné qu'il passerait dans la journée. Après l'histoire avec Logan, ça lui était complètement sorti de la tête.

 - Hey, Valentin, ça roule? Oh... euh, salut! lança-t-il en remarquant la présence d'Embry, qui le fixait curieusement.

 Celui-ci adressa un regard interrogateur à Valentin, se demandant sûrement qui était cet huluberlu qui osait le saluer de manière si familière. Valentin tenta bien de lui faire comprendre que la visite du brun était un imprévu, et qu'il n'avait rien à voir avec lui, mais Embry avait déjà reporté son attention sur Eric, intrigué.

 - Bonsoir, Eric, grommela Valentin, sans grand enthousiasme.

 - Wow, t'as l'air content! Bon, bref, j'ai réfléchi à la sortie de samedi soir, et je me suis dit que si on allait dans une boîte gay, ça serait fun, tu crois pas?

 Valentin eut à ce moment précis envie de rentrer six pieds sous terre, surtout qu'Embry le regardait de nouveau, arborant son éternel sourire moqueur à peine dissimulé.

 - Hein? Mais qu'est-ce que tu racontes Eric, t'es barge! dit-il en riant nerveusement.

 - Barge? Non, j'crois pas... oh, tu m'en veux encore pour hier soir? Ecoute, je suis désolé, on n'a qu'à tirer un trait sur...

 - Eric, tais-toi, s'il te plaît! le supplia Valentin, essayant de ne pas trop laisser paraître son affolement.

 Bon sang, il allait le payer cher! Et Embry qui entendait tout!

 - Ok, ok, je ne voulais pas t'énerver! s'excusa Eric, surpris que le ton monte. Bon, je vais te remettre de bonne humeur... Ca va mieux avec le mec de ton taf, là? Ca avance? Parce que, tu v...

 - Eric?

 - Oui?

 - Ferme-la, une bonne fois pour toutes! s'exclama Valentin, rouge de colère et de honte.

 Embry se racla la gorge, à nouveau froid et distant.

 - Ahem... Mr Williams, je vais vous laisser discuter avec votre... ami. Je vous laisse donc travailler sur ce dossier, vous n'oublierez pas de me l'envoyer une fois achevé.

 Sur ce, il quitta rapidement la pièce, laissant le pauvre Eric seul face à Valentin qui faisait vraiment peur à présent.

 - Ben quoi? T'inquiètes, y'en a plein à New York des boîtes gay!

 - Eric... est-ce que tu saurais, par pur hasard, qui était l'homme avec nous dans la pièce? demanda Valentin, contenant sa rage avec peine.

 - Humm... non. Mais il avait un très beau cul. C'est la première chose que j'ai remarqué en entrant.

 - C'était Embry McDeal, espèce d'abruti!

 - Non?! Merde alors, j'aurais dû vous laisser tous les deux! Quel con je fais!

 - Tu peux le dire! dit Valentin, grinçant des dents. 

 Eric l'observa un petit moment, l'air pensif. Valentin semblait dévasté, et encore plus fatigué que la veille.

 - Va le voir, déclara-t-il solenellement.

 - Quoi?!

 - Va le voir, répéta Eric. Trouve les mots justes, un truc, je sais pas quoi. Va arranger le coup tout de suite, sinon c'est mort.

 Puis il s'en alla, et Valentin se retrouva seul.

L'idée d'Eric n'était pas si mauvaise... elle paraissait juste surréaliste. Que dirait-il à Embry? C'était un homme très demandé, il devait avoir des tas de choses à faire, surtout après son absence... répondre à des courriers qui n'en finissent pas, recevoir des coups de fil importants, lire des rapports... lire des rapports! Bien sûr! Le rapport sur la réunion du lundi qu'il lui avait fait parvenir!

  Valentin se leva en hâte et se jeta dans le premier ascenseur qu'il trouva une fois arrivé dans le couloir, attendant impatiemment que les autres passagers soient arrivés à destination, et il déboucha enfin sur l'étage 48, où se trouvait le bureau du directeur, autrement dit, Embry McDeal. Arrivé devant la porte de ce dernier il se stoppa, car sa respiration était saccadée, son coeur battait à tout rompre, et une boule d'angoisse se formait dans son ventre, le paralysant.

 De l'extérieur, on n'entendait rien. Et s'il n'était pas dans son bureau? Le premier instinct de Valentin était de prendre ses jamabes à son cou et de faire demi-tour, mais il se força à toquer fébrilement à la porte. Si fébrilement qu'il se demanda d'abord si on l'avait vraiment entendu, mais, alors qu'il s'apprêtait à frapper une deuxième fois, il entendit une voix crier sèchement : "Entrez!" .

 Mort de peur, il actionna la poignée et pénétra dans la pièce, se donnant un air assez sûr de lui.

 - Mr Williams?

 Embry paraissait déconcerté, assis à son bureau il étint sa cigarette dans un cendrier où gisaient déjà trois autres Stewarts carbonisées... Valentin avança jusqu'à lui, et se plaça juste devant le bureau, une lueur de détermination dans le regard. Si Embry remarqua l'étrange attitude du stagiaire, il n'en laissa rien paraître.

 - Vous avez déjà bouclé votre rapport? Vous étiez en plein dedans il y a à peine un quart d'heure, si je ne m'abuse, dit-il en jetant un bref coup d'oeil à sa montre, les sourcils froncés.

 - N-Non... commença Valentin, gêné. Mais je vous en vaais fait parvenir un autre, se rattrapa-t-il.

 Embry hocha la tête, et fouilla dans une pile de feuilles à sa droite avant de brandir une rédaction qui s'étalait sur plusieurs pages.

 - Oh, vous voulez parler de ça... je n'ai pas encore eu le temps de le lire, je suis débordé en ce moment... qu'est-ce que ça concerne? l'interrogea-t-il en promenant ses yeux sur les cinq pages agrafées.

 - La réunion de lundi, Monsieur McDeal.

 - Comme quoi, je me trompais...

 - Pardon? demanda Valentin.

 - Je me trompais, répéta Embry en lui désignant son rapport. Quand j'ai dit que vous n'aviez rien écouté.

 - Oh... oui.

 Valentin se tordait les mains sans rien dire, ne sachant pas trop par où commencer... il était tout de même venu jusqu'ici pour une raison précise!

 - Au fait, ahem... commença-t-il en rougissant querlque peu.

 Au ton de sa voix, Embry reposa le paquet de feuilles, puis releva les yeux, et le regarda tranquillement.

 - Oui? Qu'y a-t-il?

 - Concernant mon ami, euh... Eric. Je n'avais pas prévu sa venue, c'est un garçon un peu dérangé, en fait le pauvre n'a pas toute sa santé mentale... lui expliqua Valentin, tentant de prendre un ton grave et triste. "Pardon Eric", pensa-t-il, honteux.

 - Vraiment? C'est facheux... il m'avait pourtant l'air de jouir de toute son intelligence, déclara Embry.

 Etait-ce son imagination, ou bien le beau blond avait insisté sur le mot "jouir"?!

  Il le regardait sans ciller, l'air de maîtriser parfaitement la situation. Valentin sentit ses jamùabes flageoler sous le poids de son regard moqueur... et provocateur.

 - Oui mais... il prend des médicaments, il sort tout juste d'une longue hospitalisation... il a sauté par la fenêtre de sa chambre en croyant qu'il pourrait voler, vous comprenez... le pauvre garçon est gravement atteint.

 Il voulut faire passer les temblements dans sa voix pour de l'émotion, en s'essuyant rapidement le coin des yeux, car il était dangereusement près d'éclater de rire.

 - Je vois, dit Embry. Je suis désolé pour lui.

 Valentin releva les yeux vers son boss, mais Embry ne paraissait pas le moins du monde navré. Un large sourire moqueur fendait à présent son visage, ne laissait aucun doute quant à la croyance qu'il avait en cette histoire bidon.

 - C'est tout ce que vous aviez à me dire? lui demanda-t-il poliment.

 Valentin retrouva automatiquement son malaise, car il devait à présent aborder le sujet de Logan... Embry s'aperçut du trouble de son interlocuteur, mais il prenait bien trop de plaisir à le voir frustré pour l'aider.

 - A propos de tout à l'heure... commença Valentin en se grattant neveusement la nuque. Avec Log... Mr Bartle.

 - Oui?

 Il lui semblait qu'Embry était à présent un peu plus froid, même si son visage demeurait de marbre, comme à l'accoutumée.

 - One ne... enfin... bref, ce n'est pas ce que vous croyez et...

 - Parce que selon vous, qu'est-ce que je crois, Mr Williams? le questionna Embry.

 - Euh... je ne sais pas, répondit Valentin en rougissant de plus belle, désoeuvré.

 - Exact. Je ne crois rien, parce que je ne sais rien, et, excusez-moi le terme, mais je me fiche pas mal de la vie personnelle de mes employés, tant qu'ils ne la mêlent pas avec le travail.

 Valentin en resta bouche bée. Il ne pouvait pas dire ça !

 - Mais vous vous trompez Mr McDeal, il n'y a pas d'affaire de vie privée ou je ne sais quoi, c'est un énorme malentendu et...

 - Mr Williams, le coupa sèchement Embry.

 Valentin se redressa aussi sec, conscient qu'il était allé trop loin.

 - Oui?

 - Au lieu de gaspiller bêtement votre temps, et le mien par la même occasion avec ces niaiseries, vous ne pensez pas que vous avez du travail qui vous attend?

 - Si, Monsieur, se borna à répondre Valentin.

  Sur ce, il lui lança un regard furieux, car il était très en colère, auquel Embry répondit par un léger haussement de sourcils, ce qui énerva encore plus Valentin, et il se dirigea vers la sortie à grands pas. Il ouvrit la porte à la volée et la claqua violemment derrière lui.

  Il ne revit pas Embry de la soirée.

 

 

 

 

 

lien permanent